FLASH CCE du vendredi 21 juin 2019

Annonces gouvernementales

Après la lecture de nos 2 déclarations (cf. PJ), nous avons eu un long débat avec la direction, bien que le point des annonces gouvernementales ne figurait pas à l’ordre du jour de ce CCE.

Nos questions sont claires : quelle est la nature de ces 1000 CDD ? Pour quoi faire exactement ? Pour quels impacts RH pour l’ensemble des collègues ? Qui finance ?

La direction a répondu qu’en plus des 1000 CDD, les 1 600 départs naturels chaque année seraient remplacés. Que pour intégrer ces 1000 CDD cela passe nécessairement par une modification de la CCN car le plafond des 5% de précarité doit sauter (art 8.4§4), la DG ouvrira une négociation au niveau de la branche avec les organisations syndicales sur ce sujet. En tout, ce serait 5800 ETP en plus sur 3 ans ! Où est le loup ?? Dans la modification profonde et massive du type de contrat de travail au sein même de Pôle-emploi ? … comme dit la ministre du travail une réforme POUR LA PRECARITE… ?

Nous avons donc acté, après une suspension de séance que le CCE souhaitait que les organisations syndicales soient réunies au plus vite au niveau de la branche pour traiter de ces recrutements et de leurs conséquences, afin que les représentants du personnel soient ensuite informés et consultés sur ces sujets, en faisant en sorte que nous ne soyons pas une simple chambre d’enregistrement en la matière.

En effet FO revendique notamment que ces recrutements solutionnent rapidement les demandes de mutation des collègues, certaines datant de plus de 12 mois !! Et il n’y a là aucune exagération, le simple constat de souffrances qui impactent des familles entières. FO revendique que ces recrutements solutionnent également les demandes de changement de dominante et/ou de filière.

Pour FO les grandes difficultés de mobilité géographiques et professionnelles sont plus que prégnantes dans un établissement qui se dit de « service public », dans un établissement qui se dit très attaché à la Qualité de Vie au Travail et à la lutte contre les Risques Psycho-Sociaux.

De plus, Pour FO, se réjouir trop vite de ces annonces alors que la pérennité du financement de Pôle emploi n’est nullement établie serait une grave erreur, quand on sait que l’objectif des tutelles gouvernementales demeure bel et bien la casse des services publics de ce pays !  Tout est dans les 22 propositions dans action publique 2022 de juin 2018 !

Information sur la situation des comptes bancaires CNASC du CCE

Ce point est reporté à une prochaine séance et sera donc a priori traité lors du CCE ordinaire du 16 juillet prochain. Pour FO, les sommes qui ont été données par certains CE, doivent faire l’objet d’une dévolution au futur CSEC.

Intelligence Emploi :
présentation de la convention
‘’contrat de transformation Intelligence emploi’’

Pour FO, ce dossier n’a rien d’anodin, ce n’est pas qu’une simple expérimentation. C’est un sujet pleinement lié au contenu de la nouvelle convention tripartite.

La volonté affichée de la DG est d’abord d’obtenir des gains de productivité.

Notre responsabilité en tant qu’organisation syndicale est de demander une information et une consultation sur un sujet qui aura des impacts forts sur l’avenir des personnels parce que non, l’Intelligence dite Artificielle telle que voulu par DG et tutelle, n’est pas l’amie des agents de Pôle emploi !

Nous n’aurons de cesse d’exiger l’info/consultation du CCE, seul outil permettant une information pleine et entière des élus, mais bien entendu au-delà de tout le personnel. Nous avons tous le droit de savoir par quelles machineries nos emplois demain seront bouleversés, en nombre, et en contenu.

Présentation du bilan à date de la mise en œuvre
du dispositif de détection du potentiel

Totalement à la main de la DG, ce dispositif non négocié, qui n’a pas été présenté en séance “faute de temps”, s’inscrit pleinement dans la logique d’une Classification sans garanties collectives opposables, et qui avec la création d’une filière Management, opaque (« à la tête du client »), participe de l’individualisation de la relation de travail entre les cadres et leur hiérarchie et donc de leur isolement facteur de RPS majeures.

On se retrouve face à un dispositif qui ne garantit aucun droit supplémentaire aux cadres concernés.

Malgré les difficultés, FO est là pour les défendre en cas de problème et notamment de maltraitance.

Mais décidément, il faudra bien que cette classification soit contrecarrée

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CPLRC : L’ACTION DE FO PAYE LA DG FAIT MARCHE ARRIERE !

Si nous sommes syndiqués CGT-Force Ouvrière, c’est bien parce que l’ADN de notre organisation est un savant mélange de pratique contractuelle et de « bas de la fiche de paye ». C’est bien dans ce cadre, sur ces bases que nous inscrivons notre combat quotidien, cherchant sans cesse par la dite pratique contractuelle à améliorer les conditions de rémunération des salariés en général, et ceux de Pôle Emploi en particulier, parce que de bonnes conditions de rémunération sont de fait, qu’on le veuille ou pas, le ferment, le ciment, les fondations… d’une bonne qualité de vie au travail.

Alors pour Résister, il nous faut Revendiquer ; Revendiquer pour rassembler les salariés sur la base de nos revendications ; rassembler pour être le plus fort possible pour Reconquérir.

Le tract ci-joint entre complètement dans cette bagarre.

FLASH CCE du 23 mai 2019

Etat des votants : 5 CGT-FO, 1 CGT, 3 SNU, 1 CGC, 5 CFDT, 3 CFTC et 2 SNAP

En préalable, pour la CGT-FO, nous avons tenu à indiquer que (cf. déclaration jointe) :

  • la CGT-FO dénonce la manière dont la DR Pays de la Loire gère la situation de l’agence de St Herblain. Pour la CGT-FO il est inadmissible qu’en 2019 des collègues soient contraints d’en arriver à la grève pour obtenir des effectifs supplémentaires afin d’assurer correctement leurs missions de service public. Et, qu’on ne nous réponde pas qu’il n’y a pas d’argent pour ça ! 
  • la CGT-FO réclame qu’un point soit fait dans les meilleurs délais sur ces recrutements en CDD et en CDI de conseillers GDD qui fleurissent nationalement sur pole-emploi.fr, sur des postes qui ne sont pas ouverts à tous les collègues sur la BDE en contravention avec la CCN alors que pour bon nombre de ces collègues, l’accès aux postes, pourrait faciliter leur mobilité géographique ou professionnelle ; et que par ailleurs, alors que depuis des mois on a régulièrement droit à des démonstrations chiffrées en CCE tendant à nous démontrer que l’activité GDD est en baisse, justifiant ainsi une GPEC dont on sait tout le bien que nous n’en pensons pas, sur la foi d’un accord que nous n’avons pas signé et que nous combattons au même titre qu’une Classification au rabais. De deux choses l’une, ou bien l’activité GDD est en décroissance comme on nous l’affirme depuis des mois et ces recrutements sont donc sans fondement, ou bien elle ne l’est pas et ces recrutements nous confortent dans nos analyses et nos positionnements dans les CE comme en CCE. Dans les deux cas, nous exigeons des explications. Et les bonnes cette fois-ci !
  • la CGT-FO, suite aux annonces diverses et variées du gouvernement sur ces fameuses maisons de service au public, réclame qu’un point complet soit fait en CCE sur les volumes d’agents concernés, les typologies d’emploi concernées et bien évidemment leur localisation géographique. Et nous escomptons bien obtenir des réponses d’une autre teneur que celle qui nous est faite sur le rapprochement Missions Locales et Cap Emploi dont on nous prétend régulièrement qu’il relève d’hypothèses de travail pour éviter de nous fournir le moindre élément tangible sur la question. 

Figuraient à l’ordre du jour de ce CCE les points suivants :

  1. Consultation sur la généralisation du dispositif  « rénovation de l’accueil téléphonique entreprises »

Contre : 1 CGT

Abstentions : 5 CGT-FO, 3 SNU et 2 SNAP

Pour : 5 CFDT, 1 CGC et 3 CFTC

La CGT-FO s’est abstenue devant le manque d’informations précises sur les impacts de ce projet en termes d’effectifs et de charges d’activités pour les salariés.

2.      Présentation de « Intelligence Emploi », pistes de réflexion menées autour de l’intelligence artificielle appliquée à la relation de service – Information sur le test « Gestion des contacts via les mails dans le cadre de la relation de service »

(cf. flash CCE-Intelligence Emploi et Déclaration sur l’IA (Intelligence Artificielle))

Depuis janvier 2019, la CGT-FO, en possession de cette convention quifait suite à une réponse d’appel à projets de la DG, réclame une information des instances représentatives du personnel.

Force est de constater que nous sommes seuls à avoir connaissance de la mise en place de l’IA à Pôle emploi…

3 établissements démarreront le test : Occitanie, PDL (report du point à l’odj du CE du lendemain) et IDF.

Après une suspension de séance, vote d’une délibération consistant à obtenir la convention signée le 20/12/18 par 15 voix ; seule la CGT-FO s’abstient et réclame une information/consultation sur les impacts de la mise en place de l’IA à PE ce qui entre parfaitement dans notre rôle de représentants du personnel au CCE comme dans les CE.

  • Consultation sur la situation économique et financière de Pôle emploi (cf. déclaration CGT-FO jointe)

La contribution de l’assurance chômage augmente pour l’année 2019 en comparaison avec 2018, mais nous manquons cruellement d’informations sur le futur financement de notre institution avec l’effet mécanique induit par la suppression des cotisations chômage part salariale. Le transfert vers la CSG et le désengagement de l’Etat dans le financement de Pôle emploi font peser l’inquiétude sur la pérennité de Pôle emploi, en tout cas sous sa forme actuelle.

Il nous manque aussi les projections sur les 3 années à venir, et notamment en lien avec la mise en œuvre de l’intelligence artificielle à Pôle emploi avec le projet Intelligence Emploi citée dans les documents.

La CGT-FO attend de la direction qu’elle revienne devant cette instance, après la signature de la convention tripartite, avec tous les éléments de projection sur les 3 années à venir exigibles dans le cadre de la présente consultation.

Face à ces incertitudes et inquiétudes, tout en soulignant le travail des équipes de la DG, la CGT-FO donne un avis défavorable sur la situation économique et financière de Pôle emploi.

Quand PE décide d’engager 29.5 millions d’euros pour l’IA, une augmentation générale des salaires n’en coûterait que 15…

Contre : 5 CGT-FO, 2 CGT et 1 SNU

Abstention : 5 CFDT, 1 CFTC et 2 SNAP

Pour : 0

(Changement des votants suite au départ d’élus des délégations CFTC et SNU)

  • Questions diverses

Point sur St Herblain à effectif supérieur à la cible théorique Opéra ; le DGARH retrace les éléments de façon très factuelle et ne rentrera pas dans le dossier plus avant, c’est un dossier qui est géré localement dit-il…l’Administrateur de la CGT-FO est intervenu au CA de PE pour faire part de la situation des collègues de St HERBLAIN et pointé plus largement la problématique des effectifs à PE ainsi que ses conséquences sur les personnels.

Enquête santé ARA où on peut gagner des bons Amazon en répondant à un questionnaire…à La DG qui nous répond ne pas avoir connaissance de cela, ne commentera pas.

RESISTER, REVENDIQUER, RECONQUERIR

Observatoire National des Métiers (ONM) : la CGT, FO et le SNU quittent la séance

Nous étions convoqués ce matin dans le cadre de l’Observatoire National des Métiers  avec comme ordre du jour, le  Référentiel de compétences et l’évolution des fiches du référentiel métier.

Comme en novembre dernier, nous sommes intervenus pour demander le retrait des points à l’ordre du jour, le référentiel des compétences (et sa déclinaison immédiate sous la forme des fiches qui sont à l’ODJ de la séance) contrevenant aux dispositions de l’accord classification qui prévoit, en son article 10, une négociation de branche sur « l’appréciation de la qualité professionnelle des agents ».

Si nous avons été suivis par la CGT et le SNU, les signataires de l’accord classification ont pris la décision de siéger.

Nous avons alors quitté la séance suivie par la CGT et le SNU et rédigé le communiqué ci joint à diffuser massivement.

COMMISSION PARITAIRE NATIONALE FORMATION MERCREDI 15 MAI 2019

1/ Approbation des PV des réunions des CPNF des 10 et 16 avril 2019

Approuvés sous réserve des modifications demandées

2/ Validation des Orientations de la formation 2019

A la faveur de l’évocation de la « démarche compétences » en début de séance la CGT-FO revient sur l’atterrissage du référentiel des compétences dans ces orientations. Ce référentiel n’a, à aucun moment, été débattu ou négocié. Et nous rappelons qu’une séance de négociation sur la « qualité professionnelle des agents » est programmée en juin.

Pourquoi ne pas attendre l’issue de cette négociation et remettre ce sujet sur la table lors des discussions à venir sur les orientations pluriannuelles ? Pourquoi cette hâte, alors que l’on nous répète que 2019 est une année de transition sur les orientations formation ?

Réponse de la direction : Elle souhaite moduler, dans le texte, son propos sur le référentiel des compétences. Elle propose l’ajout d’une mention précisant que cette mise en place se fait «dans le respect des discussions à venir dans les instances ». Elle reconnaît toutefois que cela est compliqué (pour qui ? l’employeur ? les agents ?) et que le référentiel des compétences n’est pas stabilisé.

Donc en clair la référence au référentiel est maintenue telle quelle. En outre la direction nous oppose que la « logique compétences » est utilisée dans la relation avec les usagers. Et nous fait comprendre qu’elle veut utiliser cette « logique compétences » dans la mise en œuvre éventuelle des certifications métier.

La position de la CGT-FO sur ces questions n’a pas varié : nous demandons l’ouverture d’une négociation sur la formation professionnelle et rappelons notre attachement à la promotion professionnelle par la qualification et l’accès aux diplômes pour les agents, ainsi que la reconnaissance de l’expérience acquise.

Pour : direction, CFTC (la direction aura mis le temps, mais elle a finalement trouvé une voix, et la voie (ou inversement…), pour faire passer ses orientations. Mais qu’a-t’elle lâchée ? Et à qui ?)

Abstention : SNU, CGC, UNSA, CFDT, SNAP

Contre : CGT, CGT-FO

EXPLICATION DE VOTE :

L’avis que nous avions rendu en septembre contre ces orientations est confirmé, voire renforcé, par les dispositions que vous soumettez au vote ce jour.

En effet nous sommes persuadés que ce que vous appelez le renforcement des formations numériques va « faire entrer le loup dans la bergerie ». Malgré les assurances que vous donnez sur l’équilibre présentiel/numérique, il nous semble qu’il sera difficile de résister à la tentation de numériser à outrance. Et, plus précisément, sur la question de l’auto-formation, les agents connaissent la plupart du temps des sorties de route ; les plages sur les temps de travail ne sont pas toujours planifiées et les meilleures conditions ne sont pas toujours réunies (manque de bureaux fermés…).

Par ailleurs vous mettez le paquet sur le référentiel des compétences et sa déclinaison qui n’ont jamais été débattus dans les instances idoines. A quoi bon organiser en juin une séance de négociation sur la « qualité professionnelle » des agents, si les jeux sont déjà faits ? (On apprend ce 17 mai Après-midi que cette CPNN est finalement suspendue… !?)

Il ne suffit pas, en outre, d’accoler au terme de compétence le qualificatif de « socle » pour en faire une construction solide et socialement acceptable. Plus spécifiquement sur les compétences dites de « savoir-être » on est, au mieux et en étant gentil, sur un champ où l’on tâtonne ; car il n’y pas de critères objectifs ou, à défaut d’objectivité, de critères qui fassent consensus sur ces soi-disant compétences. Ce qui nous renvoie au pire – qui est souvent sûr – c’est à dire au règne de l’arbitraire dans l’évaluation de la qualité professionnelle des agents, malgré la « bienveillance » affichée de certains.

Et nous n’évoquerons pas cette notion creuse de « talents » qui ne devrait, au fond, qu’être une unité de mesure monétaire, et non l’étalon de la qualité professionnelle des agents.

Quant à la question de la mobilisation du CPF, vous avez dit niet à notre demande d’abondement au prétexte que PE ne peut se substituer à l’OPCO sur cette question ; c’est niet également à notre demande pour que les agents puissent librement mobiliser leur CPF sur leur temps de travail ; et c’est re-niet quant à la prise en charge des frais de transport, de restauration et hébergement. Où est la « liberté » de choisir son avenir professionnel sur ce point ?

Enfin sur notre demande d’ouverture d’une négociation de branche sur la qualification des agents vous renvoyez la chose à des décisions au niveau de France Compétences, en réduisant le champ de notre demande à la seule certification des parcours formation « métier ». Or la CGT-FO demande l’ouverture d’une négociation globale, incluant non seulement la certification de formations ou « parcours » PE, mais offrant des garanties collectives en termes de qualification pour l’ensemble des agents.

3/ Information sur l’action de formation :

  • « Les repères de la fonction RH à Pôle emploi »

Cette formation vise à donner aux agents intégrant un poste en RH ou à tout agent de la fonction RH en tant que de besoin, des repères sur la fonction. Il s’agit d’un module digital de 45 à 60 minutes avec des objectifs très larges et très ambitieux : fondamentaux réglementaire, processus RH, IRP, applicatifs…. Vaste programme !

La direction répond à notre interrogation sur cette « vastitude » en un temps réduit et sous format numérique qu’elle s’est posé la question. Il s’agit d’une première vision panoramique/transverse/globale. Il y aurait, pour compléter, un module présentiel… En cours d’élaboration.

Ce module sera testé par les membres de la CPNF.

Qui trop embrasse mal étreint

4/ Information sur les actions de formation à venir

  • Fonctions supports :

Modules Finances/gestion à venir

Formations en présentiel sur les fonctions RH en cours d’élaboration

  • Relation de service :

Actualisation de la formation DUDE

Modules sur le travail à l’international

Modules sur le renforcement de l’entretien (posture ?, outils)

Modules sur les nouvelles formes de communication (notamment travail en visio)

  • Management :

Pas d’infos complémentaires

L’établissement nous dit être en attente « des suites de la tripartite et de l’assurance-chômage ».

5/ Questions diverses :

  • Formation à la « Prévention et gestion des situations difficiles dans la relation d’accueil » :

C’est une demande du SNAP. Car, selon eux, la formation ne serait pas en adéquation avec les attentes du terrain. Et en région des DRAPS envisageraient des formations spécifiques. Qu’en est-il ?

Réponse de la direction : il existe deux formations :

  • Une formation de niveau 1 suivie en 2018 par 836 stagiaires, et par 666 stagiaires rien que sur le premier trimestre 2019 (1800 étant en attente de formation). La demande est forte.   
  • Niveau 2 : 47 agents formés en 2018, 55 au 1er trimestre 2019, 492 en attente.

La direction s’étonne de cette demande, car la satisfaction des agents seraient élevée (79,3% de satisfaction pour le niveau 1, 76,3% pour le niveau 2).  

  • Demande d’ajout par la CGT-FO sur la « formation « 3h chrono » : petit débat en début de séance et en début d’après-midi après avoir pris des infos. Il s’agit d’une formation CEGOS, sur des thématiques au choix, sous forme de « classe virtuelle » et inter-entreprise. Elle se déroule en trois temps : découverte du thème, travail sur des cas, debrief en groupe.

Elle appartient à ces fameuses formations qui passaient sous le radar de la CPNF.

Elle sera évoquée sous forme de « zoom » lors d’une prochaine CPNF.

  • Stage de préparation à la retraite : la direction nous apprend qu’il existe un module national, qui n’est pas décliné localement. Chaque région est donc laissée à elle-même, ce qui constitue une rupture d’égalité de traitement entre les agents.

Prochaine CPNF le 20 juin 2019

Force Ouvrière à la CPNFBruno BEGUE, Jean-Luc BLANC, Fabrice COLLINET et Gérard GRONDIN

LE 9 MAI, EN GRÈVE ET DANS LES MANIFESTATIONS AVEC TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE

Paris, le 03 mai 2019

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, garante de l’égalité républicaine, en appelant de manière unitaire les agents à se mettre en grève le 9 mai.

En effet, depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, les organisations syndicales constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent-e-s, alors même qu’il supprime des postes et qu’il ne revalorise pas leur rémunération, engendrant une forte dégradation des conditions de travail.

Le projet de loi dit de « transformation de la fonction publique » en est la parfaite illustration. Le gouvernement veut le faire passer au parlement avant l’été, contre l’avis unanime des organisations syndicales de la fonction publique. En affaiblissant les droits et les garanties des fonctionnaires et des agents publics, et il veut porter un coup fatal à tous les Services Publics.

Et à Pôle emploi ?

Avec les 4000 suppressions de postes engagées, l’amplification tous-azimuts de la sous-traitance des missions, notre cœur de métier, le gel des rémunérations autant pour les agents publics que les agents privés, Pôle emploi et ses agents ne sont d’ores et déjà pas épargnés par ces évolution. Sans conteste, nous serons touchés davantage encore et nous sommes d’évidence concernés par ce projet de loi. À cela s’ajoutent toutes les incertitudes quant au financement de Pôle emploi du fait de la liquidation du paritarisme et la prise en main de l’Assurance Chômage par le gouvernement. Sa volonté, puisqu’il ne jure que par 3,2 à 3,8 milliards d’€ d’économies à faire d’ici 2022, c’est bien de réinstaller l’aide publique, sur le dos des chômeurs, mais aussi sur celui des agent-e-s de Pôle emploi.

N’en doutons pas, ce n’est pas la négociation de la prochaine convention tripartite, où l’État à la main, qui contrecarrera le mouvement de réduction du nombre d’agences déjà engagé.

Nous devons poursuivre et amplifier la mobilisation commencée les 20 novembre 2018 et 19 mars 2019 à Pôle emploi, en nous mobilisant avec l’ensemble de la fonction publique pour faire reculer ce gouvernement devant sa volonté de destruction de tous les Services publics comme de la protection sociale collective.

C’est pourquoi les organisations syndicales SNU, FO, SUD et CGT de Pôle emploi appellent les personnels à se mobiliser par la grève et dans les manifestations le 9 mai pour que le gouvernement retire ce projet de loi et accepte enfin d’ouvrir des négociations sur de nouvelles bases.

Rappelons avec force nos revendications :

  • Arrêt des suppressions de postes
  • Embauches en CDI
  • Stop à la sous-traitance. Réinternalisation des activités
  • Augmentation générale des salaires

 

LE 9 MAI À PÔLE EMPLOI,

COMME DANS TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE,

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE

ET DANS LES MANIFESTATIONS

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CPNF du 16 avril 2019

Au menu de cette CPNF un sujet unique : « Les Orientations de la formation 2019 ».

Recueil d’avis prévu le 15 mai 2019.

Pour mémoire, les discussions de ce texte ont démarré en juillet 2018, pour reprendre début septembre 2018 avec une séance d’examen complémentaire.

Le 12 septembre 2018, le recueil d’avis était à l’ordre du jour. Seule la Direction s’exprimait en faveur de ces orientations ! La CGT-FO, le SNU et la CGT émettaient un avis défavorable, le SNAP, l’UNSA, la CFDT, la CFTC et la CFE/CGC s’abstenant.

Rappelons que pour la CGT-FO il n’était pas question d’accepter un texte qui s’inscrit dans la logique de destruction de la qualification et des garanties collectives en germe dans les logiques dites « compétence ».

Pour cette séance, un nouveau texte amendé est proposé aux débats avec une mise en exergue de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » et de ses décrets, dont l’une des conséquences funestes est le passage du plan de formation au plan de développement des compétences.

La CGT-FO interpelle d’emblée la Direction sur cette fameuse démarche compétences, intégrée subrepticement dans les orientations 2019 et qui n’a pas été véritablement abordée en CPNF, sachant que nous avions « fait tomber » une séance de l’ONM sur le sujet en novembre et qu’une CPNN « Qualité professionnelle », ainsi qu’une séance de l’ONM « référentiel métier » sont au calendrier social pour les semaines à venir.

Quelle cohérence et quelle articulation entre les différentes instances ?

La CGT-FO dénonce le non-respect des prérogatives des instances. A fortiori le respect de l’instance de négociation sur la « qualité professionnelle » des agents prévue en juin.

La CGT-FO remarque que l’ensemble des organisations syndicales a refusé d’aborder la démarche compétence lors de la réunion de l’ONM de novembre 2018 et les incite à « boycotter » l’ONM « référentiel métier » de mai, puisque manifestement l’établissement clos le débat.

La Direction répond que la « démarche compétences » a fait l’objet d’une présentation et consultation au CCE de Janvier et Février 2019. Elle tente, ainsi, de se dédouaner de la carence de débat et de négociation au sein de la CPNF.

Pire ! La Direction introduit les choses au sein du CCE ; les CE ont par la suite été informés ; Et le déploiement de la démarche compétence (pour les managers, les services RH et les conseillers GDD) va commencer. Cette démarche apparaît dans le corps de texte des orientations 2019, simple copié-collé du dossier CCE présentant les 10 compétences socles « savoir-faire » et 7 compétences « savoir-être ». Ce qui permet à certains, autour de la table, de dire que puisque la démarche a été présentée en CCE il n’y pas d’objection à sa mise en œuvre.

La Direction nous précise que Pôle emploi va engager au cours de l’année une réflexion sur les autre modalités de développement de compétences et pour ce faire vont être revisités, le tutorat, le mentorat, les échanges de pratiques, les échanges entre pairs et la formation en situation de travail.

La CGT-FO réitère ici sa demande d’une ouverture de négociation sur la formation professionnelle et rappelle son attachement à la promotion professionnelle via la qualification et l’accès aux diplômes pour les agents.

Réponse embarrassée de la Direction. Une réflexion sur les qualifications et certifications serait en cours mais sans engagement ferme.

Sur les autres sujets voici les « novations » de ce texte :

  • Renforcement du digital :

La CGT-FO alerte sur le respect des équilibres entre le présentiel et le digital, le digital devant rester en complément du présentiel et insiste sur le fait que les lieux de travail ne sont pas des lieux de formation.

La Direction indique qu’une expérimentation sera conduite au sein de 2 établissements afin d’identifier les conditions matérielles de recours à des formations numériques : PdL et Occitanie sont les heureux concernés.

  • Projet e-université :

La CGT-FO demande comment est intégré l’e-université dans le système global de « développement des compétences », et veut des précisions sur le crédit temps de 15h/an qui sera « accordé » aux agents pour… accéder au portail en « libre-service » au poste de travail ; projet qui va à l’encontre de l’attachement de la CGT-FO à la formation en présentiel. Demande de précisions sur la « charte utilisateur » du portail dont il est question.

La Direction répond que le sujet est toujours en cours de réflexion et qu’il sera de nouveau présenté au CCE et à la CPNF, probablement en juin. Affaire à suivre. Et pour ce qui est du crédit temps de formation « digitale » il sera bien entendu considéré comme du temps de formation et, à ce titre, entrera dans le plan de formation de l’agent.

La CGT-FO rappelle que ce type d’outil en libre-service ne fait qu’accentuer la logique d’individualisation de la relation de travail.

  • La certification des formations « métier » de Pôle emploi :

La Direction précise que dès que France Compétences aura défini les modalités de certification des formations, PE étudiera la faisabilité de faire certifier ses parcours de formation.

Ici et encore une fois, la CGT-FO martèle sa demande d’ouverture d’une négociation de branche

(Rejointe par la Cgt et le SNU)

  • Concernant les orientations pour les managers:

Une offre de formation digitale sur des fondamentaux managériaux (RH et organisation) sera mise à disposition des managers de proximité, dès la prise de poste en attendant les formations dites de prise de poste. Ceci, afin que le nouveau manager de proximité ne soit pas désarmé, dès sa prise de poste.

La CGT-FO demande la présentation de l’autodiagnostic individuel des « compétences » managériales (dispositif ATOUTS Managers), prévu dans le développement personnalisé des « compétences » des managers.

  • L’accès à la formation à la seule initiative des agents :

La direction confirme l’agrément de l’OPCO cohésion sociale le 01 avril 2019.

Les orientations ne font qu’exposer les modalités de la loi, sur le CPF et le projet de transition professionnelle. Quelles modalités concrètes pour les agents ? A voir sans doute en information en ligne et aux agents de se débrouiller dans le labyrinthe. On peut dire que tant que la formation a lieu hors temps de travail, la Direction peut presque s’en satisfaire… Les choses se corsent quand l’action est prévue sur le temps de travail, ce qui suppose l’accord d’une autorisation d’absence…

La CGT-FO demande un abondement de PE, la prise en charge des frais annexes (transport, hébergement et restauration) et la possibilité pour les agents de se former « librement » sur leur temps de travail.

C’est niet. La direction renvoie vers l’OPCO.

Les dispositifs exposés dans ces orientations ne concernant (normalement…) que les agents de droit privé, la CGT-FO fait remarquer que le projet de loi sur la transformation de la fonction publique comporte plusieurs mesures concernant la formation des agents publics et qu’il serait de bon ton que les orientations y fassent allusion.

Prochaines CPNF les 15 et 16 mai  2019

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Force Ouvrière à la CPNF

Nadia FORT, Jean-Luc BLANC et Fabrice COLLINET   

CPNF du 10 avril 2019

1/ Approbation des PV des réunions des CPNF des 13 et 14 mars 2019

Approuvés à l’unanimité sous réserve des modifications demandées

2/ Recueil d’avis sur les actions de formation 

  • Décider d’agir ensemble

Nous reprenons le débat sur cette fiche qui a suscité des réactions houleuses lors de sa présentation dans un climat tendu (voir notre précédent CR, CPNF de mars 2019). La direction nous aurait écouté et aurait modifié en conséquence la fiche formation. En effet il n’est plus fait mention du prestataire, Hope-experts, dans la fiche. Mais il ne suffit pas de gommer une référence dans une fiche pour que l’esprit de la formation en soit changé. Ce que nous nous faisons fort de faire remarquer.

Pour : Direction, CFDT, CGC

Abstention : UNSA, CFTC

Contre : CGT-FO, SNU, CGT, SNAP

EXPLICATION DE VOTE :

La CGT-FO ne peut cautionner un « dispositif » qui s’appuie sur les méthodologies et l’idéologie d’un cabinet, Hope expert (quand bien même les références à ce cabinet auraient été gommées dans la fiche), qui affirme, sur son site internet, des concepts et conceptions contestables… En effet, ce cabinet indique ainsi que « les grands succès sont tous le fait d’une formidable envie de réussir animée par un leader visionnaire », lequel est figuré par Napoléon ; il s’appuie sur l’autorité de gens comme Elon Musk – un modèle pour ce cabinet, dans l’économie d’aujourd’hui, qui finance des recherches pour implanter des puces dans nos cerveaux – et sur les travaux de Peter Drucker, largement inspirés du taylorisme, pour proposer ses pilules du bonheur…

Que dire encore de ce dispositif… « massif ». Peut-on encore parler de formation lorsque le groupe d’agents peut atteindre 70 personnes ? De surcroît nous ne voyons pas comment, concrètement, les agents sur les sites pourront échapper aux sessions -sauf à se faire porter pâle ou prendre une journée de RTT- puisque l’ensemble du collectif de travail est concerné. Sans parler du titre « décider d’agir ensemble » qui résume bien l’affaire, et pourrait être assimilé à de la double injonction, si l’on admet que les décisions à fort impact sur les conditions de travail des agents sont prises ailleurs que dans les collectifs de travail… et bien en amont !

 

  • Audit à Pôle emploi – méthodologie et outils

Il s’agit d’une formation métier et technique qui vient en complément de la formation existante sur la conduite d’une mission d’audit. Elle porte sur les techniques spécifiques de conduite de ce type de mission, avec une mise en exergue du contexte spécifique PE. Formation avec un soupçon de modules digitaux et 2 jours de présentiel, tout cela articulé de manière cohérente. Cette formation est animée en interne.

Pour : Unanimité

La CGT-FO aimerait qu’il y ait plus de formations de ce type qui contribuent à la qualification des collègues ou sont, à tout le moins, un élément pertinent dans leurs parcours de qualification.

 

3/ Information sur les actions de formation à venir

Rien de neuf sur les fonctions support par rapport à la dernière CPNF.

Relation de service : rien de précis à ce jour.

Management : RAS

Morne plaine !

Question : Ce vide sidéral est-il en lien avec ce qui plane comme une nuée de vautours au-dessus de Pôle-emploi ? à savoir :

  • Expérimentation/fusion/absorption des MILO, CAP EMPLOI et APEC,
  • Régionalisation,
  • France service,
  • Transformation radicale et arbitraire du rôle et des missions de Pôle-emploi pour glisser vers des Jobs Center « à la française », de contrôle et de mise au pas des bénéficiaires de la nouvelle aide sociale à la remise au travail, en lieu et place de notre salaire différé suite au holdup de l’état sur nos cotisations sociales transformées autoritairement en Impôt/CSG. Après le CICE, la suppression de l’ISF, les exonérations de toutes sorte pour les “princes”, le retour (et encore, sous condition de TIP) de l’aide publique (d’avant le Régime d’Assurance Chômage)… pour les gueux.

4/ Présentation des actions de formation achetées pour les Fonctions Support

La direction nous présente un document, bien conçu, qui récapitule les achats de formation en 2018 (essentiellement pour les fonctions Support). Nous découvrons ainsi que les achats de formation représentent 30 240 heures (soit 1,5% des volumes totaux) pour 1990 stagiaires. Que 16 formations, parmi lesquelles les formations Excel et carte mentale dominent, qu’elles regroupent près de 50% des stagiaires, et que les collègues jugent à 83% qu’elles leur seront utiles.

Tout cela est bien intéressant. Mais ce n’était pas notre demande lors de la CPNF de mars. Ce qui ne nous empêche pas de demander qu’une telle présentation soit faite pour les filières dites « management » et « relation de service ».

Pour mémoire nous sommes tombés de l’étagère quand la direction nous a informé que les formations achetées (dites « formation sur étagère ») n’étaient pas présentées à l’avis de la CPNF. C’était l’usage. Et, dans la mesure où il n’est pas possible de modifier ces formations, issues du catalogue CEGOS, l’établissement considérait qu’il n’y avait pas lieu de les présenter à la CPNF.

Nous reprenons donc le débat à ce point. Et nous demandons que les dispositions de la CCN soient respectées et que toutes les formations, qu’elles soient achetées ou non, soient présentées à la CPNF.

La direction nous répond que les formations correspondent à des besoins prégnants (notamment la bureautique), que l’université du management s’inscrit dans une logique de co-conception et non d’achat et, que pour les autres fonctions, les achats se font à la marge.

Tout cela est bien intéressant. Mais ce n’est pas la question.

La direction, embarrassée, nous redit que, comme le contenu des formations n’est pas négociable et que le catalogue de la CEGOS est volumineux (principal fournisseur de formations), elle ne les présente pas à la CPNF.

Nous rappelons le droit de la CPNF à donner un avis sur ces formations également… qu’il soit ou non favorable. Et nous réitérons notre demande d’un respect de l’article 22§3 de la CCN, dont nous redonnons la lecture. Sans ambiguïté possible toutes les formations doivent être présentées à la CPNF.

Le débat s’enlise. Il est plus de 13H00. Décision est prise de faire la pause déjeuner. Et de reprendre sur ce sujet à 14H00.

Le déjeuner portant conseil, à la reprise la direction propose qu’un prévisionnel des formations achetées soit désormais communiqué à la CPNF. Et, donc, que la commission puisse désormais rendre un avis sur ces formations, et qu’elle en débatte autant que de besoin.

5/ Présentation du bilan du plan de formation de 2018

Les chiffres sont éloquents : entre 2015 et 2018 les volumes de formation ont chuté de 30%. C’est d’ailleurs entre 2017 et 2018 qu’on constate une baisse conséquente. Avec une augmentation du nombre de stagiaires en parallèle.

Le nombre de jours moyens, et ce que l’établissement appelle l’émergence de l’e-learning, sont également révélateurs, pour la CGT-FO, des orientations de court terme de la politique de formation à PE, et de la préférence pour l’adaptation des agents au poste de travail plutôt que pour le développement des qualifications, qui supposerait d’envisager les carrières dans la durée.

La CGT-FO demande que PE sorte de ce dogme du court-termisme et fasse sa révolution copernicienne pour s’engager dans une véritable politique de promotion professionnelle des agents, qui passe notamment par l’accès à des formations qualifiantes au long cours.

Par ailleurs nous est présenté un top 10 des formations par filière. Nous sommes surpris de la faiblesse globale des taux de réponse de satisfaction, voire de l’extrême faiblesse pour certains modules. Une « tripotée » de formations autour de 30% dans les formations à destination des agents du réseau. C’est bien un top 10 en termes quantitatifs, en heures réalisées et/ou en nombre d’agents par formation, mais un flop 10 pour ce qui est de l’appréciation portée par les agents. Si nous étions taquins, nous serions tentés d’affirmer que la « contrainte » à la formation est telle pour les agents qu’ils se dispensent de l’évaluer. Qu’en pense l’établissement ? A-t-il une explication ?

Réponses de la direction : cette année 2018, PE n’a pas eu de « locomotive », de grande campagne (comme les années précédentes). Par ailleurs l’émergence des formations en e-learning a conduit à former plus d’agents et à voir le nombre d’heures de formation baisser (c’est dit !!). Il est possible aussi que cette année 2018 étant la dernière année du plan pluriannuel, « l’effort » de formation ait été moins important, puisque globalement les « engagements » de plan pluriannuel ont été tenus.

La direction « incrimine » aussi les modes d’évaluation des formations en e-learning : le questionnaire serait ouvert à la clôture de la formation ce qui n’inciterait pas les agents à y répondre (a fortiori ceux ayant fait la « formation » à l’ouverture de session). Ceci expliquerait, en partie, les faibles taux de réponse. Réponse surprenante quand on sait l’appétence de nos directions pour le e-learning.

6/ Digit@ll : premiers résultats

La direction nous présente les « résultats » de « l’autodiagnostic sur les connaissances numériques ». Les taux de participation, si l’on en croit ce document, sont importants. 73% des agents ont fait le test, DG avec 59% et DSI avec 38% faisant baisser la moyenne.

Manifestement les agents se seraient prêtés au jeu d’un questionnaire dont la passation n’était pas simple (temps d’attente, interruption de connexion) et dont certaines réponses étaient téléphonées, pour parler correct. De là à en tirer la conclusion que l’appétence pour le digital est forte…

A la CGT-FO, prenons ce test pour ce qu’il est : un jeu, parfois fastidieux, et qui, en aucun cas, dispense l’établissement d’engager des actions pour la promotion professionnelle des agents.

7/ Questions diverses

CPNF de juin : a priori les 18 et 19 juin. Seule la CFDT n’est pas disponible à ces dates.

Force Ouvrière à la CPNF

Nadia FORT, Fabrice COLLINET et Fabien MILON

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Prochaine CPNF le 16 avril 2019

FLASH CCE extraordinaire du mardi 30 avril 2019

Etaient présents pour la DG : J.Y Cribier

Figuraient à l’ordre du jour de ce CCE extraordinaire les 2 points suivants :

  1. Vote d’une expertise dans le cadre de la consultation sur la situation économique et financière de Pôle emploi.
  2. Délibération sur le choix du prestataire et des missions qui lui seront confiées.

En préalable, pour la CGT- FO, nous avons tenu à indiquer que :

  • Nous sommes pleinement solidaires des collègues de St Herblain encore en grève hier pour obtenir les moyens humains nécessaires à l’exercice de leurs missions, avec à la clé de leur audience auprès du Directeur Régional des Pays de la Loire une fin de non-recevoir.
  • Nous sommes pour le moins surpris de voir fleurir sur Pole-emploi.fr des offres de conseillers GDD, en CDD mais également en CDI (s’asseyant au passage sur l’obligation de diffusion en interne via la BDE avant recrutement externe), sur tout le territoire national, alors qu’on nous a régulièrement expliqué que l’activité, accord GPEC non signé par la CGT-FO à l’appui, était en décroissance. On nous aurait donc menti ?!
  • Concernant le financement de Pôle emploi à terme, dans le cadre précisément de cette expertise, nous nous interrogeons sur la pérennité du financement tel que prévu dans la loi instituant Pôle emploi où près de 70% du budget de PE émane des cotisations à l’Assurance Chômage. Or, s’il n’y a plus à terme ni Assurance Chômage et donc d’UNEDIC, ni cotisations remplacées par la CSG autrement dit l’impôt, qui va prendre le relais de l’UNEDIC ?! Est-ce l’Etat ? A ce jour, la question reste posée et l’avenir financier de PE aussi…

La CGT s’est associée à notre intervention, sachant que la direction n’a pas voulu s’exprimer sur ces points dans la mesure où nous étions réunis en CCE extraordinaire et non ordinaire…

Après un vote à bulletin secret (conformément à l’article 10 du règlement intérieur), la demande d’expertise a été repoussée par 9 votants contre 7 et le point 2 n’a donc pas été abordé.

On peut penser que les votes défavorables ont émané des signataires de la GPEC et de la Classification, puisque la CGT-FO, la CGT et le SNU avaient explicitement indiqué leur intention de voter Pour cette expertise.

Autrement dit, et déduction (… pas si hative qu’elle en a l’air), les signataires de la Classification et de la GPEC ne sont pas le moins du monde préoccupés par la situation économique et financière de Pôle emploi, dans le contexte inquiétant souligné ci-dessus.

Chacun appréciera leur degré d’implication dans la défense de nos emplois et de nos missions. Car si l’avenir de Pôle emploi et de l’ensemble de nos collègues ne signifie rien pour eux, pour la CGT-FO, c’est essentiel et primordial !

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RESISTER, REVENDIQUER, RECONQUERIR