Vous trouverez ci-joint un nouvel appel au débrayage d’1heure ce 27 février, puisque, prenant prétexte d’une d’infos complémentaires du SNU (celle-là est quand même bizarrement bienvenue… ? non ?) la DG reporte la NAO au 27 matin.

Tant mieux finalement !! ça nous donne davantage de temps pour préparer ce débrayage !! déployons-nous !!!

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FLASH CCE extraordinaire du jeudi 24 janvier 2019 – L’après-midi

Etaient présents pour la DG : J.Y Cribier, M. Ohier, T. Bouillon, D. Blondel

Ce CCE extraordinaire était consacré à la consultation sur la politique sociale de Pôle emploi et à la restitution du rapport du cabinet SYNDEX, suite à une expertise, votée à l’unanimité par les membres élus du CCE.

Pour rappel, si la CGT-FO a voté l’expertise, le prestataire SYNDEX, n’était pas notre choix ! Pour cause, SYNDEX avait déjà été « coopté » par la CFDT… et les accointances de ce cabinet avec la CFDT sont connues.

Ce rapport volumineux regorgeant de graphiques, ne nous apprend rien de fondamental que nous ne sachions déjà. Il s’étend sur le développement du chômage depuis 2010 ; fait des comparatifs entre charges/ressources sur les dernières années, voire depuis la fusion, y compris région par région ; examine l’évolution de la productivité au regard de l’évolution des activités confiées à Pôle emploi, mais aussi de l’absentéisme ;  épluche l’évolution des effectifs, de “l’investissement” financier dans la sous-traitance… tous ces chiffres et éléments malheureusement examinés au seul regard des indicateurs de la direction. Mais, “circonstance atténuante” en faveur de ce cabinet : dans un laps de temps aussi court, comment s’en sortir autrement ?

Notons pour autant un parti pris que nous ne pourrons pas partager avec ce cabinet. En effet :

  • l’examen de l’évolution des effectifs ne pointe à aucun moment l’accord GPEC en tant que tel ?? on nous propose même « une mise en œuvre plus fine et concertée (montante et descendante) de la GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels) à tous les échelons de l’entreprise, tout comme un accompagnement aux changements».
  • la démarche QVT de la direction et l’accord du même nom sont largement développés, soulignés comme une bonne chose, mais il faudrait aller encore bien plus loin :

Citons : Vers un Accord QVT 2020-2023

  • Un accord qui associe les partenaires sociaux autour d’une politique de la qualité de vie au travail
  • Un accord qui tourne le regard vers le terrain et soutient le dialogue avec lui et ses représentants. (Note FO : fort de café, au moment même où la DG, s’appuyant sur les ordonnances Macron, redistribue drastiquement à la baisse, et leur nombre, et leurs prérogatives…)

… et nous osons poursuivre… un accord qui associe et transforme les élus du personnel et les organisations syndicales en corps intermédiaires, en rouage de la direction pour appliquer sa politique… sociale… C’est-à-dire encamisoler toute expression libre et indépendante portant les revendications des salariés, quelques soit leur niveau hiérarchique. Ce ne sont plus des accointances avec la CFDT, c’est une succursale !

Ainsi, et de fait, la lecture de cette expertise confirme si besoin que la CGT-FO, vote CONTRE la politique sociale de la direction lors de cette consultation. L’histoire malheureusement ne fait pas que se répéter, elle se poursuit, s’aggrave, voire s’accélère !

Et pour être plus explicite encore en séance sur notre vote :

  • Dans le contexte persistant de baisse des effectifs imposée par le gouvernement et engagée par la DG de Pôle emploi,
  • Face aux refus de revalorisation salariale à Pôle emploi, (1 mois de salaire annuel perdu en comparant l’évolution des salaires à l’Unédic !)
  • Face à l’individualisation à outrance de la relation de travail, illustrée notamment par une classification au rabais que la CGT-FO ne cesse de dénoncer et combattra sans relâche, en revendiquant un accord de déroulement de carrière automatique pour tous à Pôle emploi.
  • Face à la logique de compétences que la CGT-FO réfute,

La direction l’aura compris, ainsi que toutes organisations syndicales autours de la table de ce CCE, la CGT-FORCE OUVRIERE  n’entend pas se laisser enfermée. Nous continuerons sans relâche à affirmer et porter, en toute indépendance, les revendications !

C’est sans ambiguïté que la CGT-FORCE OUVRIERE vote CONTRE cette politique plus antisociale… que sociale ?!

Résultat des votes :

18 votants = 16 CONTRE (FO / SNU / CFDT / CGT / CFTC /SNAP) et 2 abstentions (CGC)

Notons ! La baisse d’effectifs touche l’ensemble du personnel, la nouvelle classification au rabais impacte notablement les cadres, et la CGC ne vote pas CONTRE cette politique !?

Si chacun est libre de son choix, il serait de bon ton que les cadres de Pôle emploi fassent le bon, lors des prochaines élections en évitant de voter en faveur de ceux qui, prétendant les servir, les desservent ostensiblement depuis plusieurs mois… et pour sourire, un argument supplémentaire :

« Si la baisse des effectifs va rendre la tâche plus facile à l’encadrement, parce que moins d’EPA, moins d’ESA, moins d’ORS… (ce qui par ailleurs coûte une fortune à l’établissement, en temps et en énergie !, fortune qui serait bien mieux investie dans les salaires et autre déroulement de carrière automatique…), cette baisse d’effectif va à l’inverse leur rendre la tâche on ne peut plus compliquée pour organiser la délivrance des services que PE doit rendre à ses usagers, … en maintenant toujours à fond la pédale d’accélérateur dans la course aux indicateurs, dogmatiquement affichés par nos dirigeants ! »

RESISTER

REVENDIQUER

RECONQUERIR

Flash CCE 24 janv 2019 Après midi 2

FLASH CCE ordinaire du jeudi 24 janvier 2019 – Le matin

Etaient présents pour la DG : J.Y. Cribier, D. Blondel

 

En ouverture de ce CCE, le Président de l’instance revient sur l’incident qui s’est produit lors de la séance du CCE du 18 décembre dernier. Il annonce être revenu sur sa décision de ne plus présider ce CCE. Dont acte.

 

Pour notre part, la CGT-FO a procédé à la lecture d’une déclaration préalable (cf. PJ).

 

Réponse DGA : considère que la présence de la ministre est un signe d’intérêt de sa part et que les agents ont apprécié sa présence, indique que Pôle emploi a obtenu un budget de l’Etat pour la mise en place de l’intelligence artificielle et la direction s’en félicite, quant au sujet du contrôle de la recherche d’emploi tout a été dit et nous renvoie vers le calendrier social pour la NAO 2019.

 

Point 1 : approbation du PV (adopté à l’unanimité des présents) de la séance du 27 novembre dernier

 

Point 2 : déploiement du lot 4 SIRHUS portant sur le volet compétences présenté par T. Bouillon

 

Longs échanges assez lénifiants entre la Direction et des OS telles que la CFDT et la CGC autour des bienfaits de la notion de compétences et de l’autoévaluation. Pour la CGT-FO, et ce n’est pas un scoop, la compétence exit les qualifications et l’expérience acquise. Et l’évaluation à tous les étages (EPA, ORS, ESA et demain autoévaluation…), c’est tout le pouvoir donné à l’employeur, l’approfondissement du lien de subordination au lieu de son cadrage pour en atténuer au maximum ses effets pervers. Les deux couplés : c’est l’explosion de toute garantie opposable pour les salariés, et l’épisode en cours « Nouvelle Classif / CPLRC » le démontre. Toute personne de bonne fois ne peut qu’admettre que la CGT-FO avait raison ! Pour la CGT-FO le combat continue !

Quant au référentiel des métiers, socle de cette nouvelle Classif rappelons-le, qu’aucune organisation syndicale n’avait approuvé lors de son premier passage en CCE en février 2013, son utilisation en la matière n’est pas faite pour nous rassurer.

 

La DG insiste sur la notion de volontariat, minimisant ainsi les risques en termes de RPS et insistant sur la nécessité de bénéficier d’une cartographie des compétences. C’est là une grossière tentative d’introduire le référentiel des compétences que la DG a, tout comme celui des métiers, décidé unilatéralement.

 

Concernant le point 3, à savoir la création d’une Direction Régionale à Mayotte, nous avons en préambule et pour ne pas l’oublier, évoqué, parce qu’en fil rouge, l’épineuse question de la retraite complémentaire. Il faut que la protection sociale suive à présent.

Nous avons ensuite posé les questions suivantes :

 

Quid du contrat de service valable pour 2017 et qui a été reconduit en 2018 entre la DR Réunion et la nouvelle DR Mayotte ?

L’avenant du contrat de service actuel est-il signé ? Si oui que contient-il exactement ? Si non, quand le sera-t-il ?

Quels sont précisément les métiers supports qui seront concernés ?

Il y aura-t-il des renforts d’effectifs et si oui lesquels ? Est-il prévu le cas échéant de recruter en interne y compris des agents publics de La Réunion ou seulement des recrutements externes ?

Est-ce qu’un plan de formation répondant aux besoins de cette future DR est prévu pour les agents de Mayotte, pour assurer l’autonomie de cette DR dans les meilleures conditions ?

Des informations et consultations sont prévues pour le CCE et le CE, quid du CHSCT, alors qu’il est prévu un changement structurel de l’établissement Pôle emploi à Mayotte ?

Est-ce que la direction a prévu des dispositions concernant les éventuels dysfonctionnements de certains applicatifs liés à la séparation des deux DR ? (Exemple d’Horoquartz : la journée du 1er janvier est en anomalie pour tous les agents de Mayotte, ainsi qu’une perte d’un jour d’RTT suite à la segmentation des agents de Mayotte et de la Réunion).

Le décret n° 2018-953 du 31 octobre 2018 porte extension et adaptation de la partie réglementaire du code du travail à Mayotte, néanmoins l’application des dispositifs comme le PMSMP ou la RFF mais ils ne peuvent être déployés, pour cause d’applicatif déficient.

Concernant l’offre de services, elle n’est pas identique à celle délivrée en Métropole (et cela ne concerne pas uniquement la liquidation automatique des DAL) puisqu’à Mayotte :

 

  • Les courriers de rejet manuels sont toujours manuels
  • Les dossiers IP ne peuvent être tracés sur leur SI
  • Les transferts ne sont pas automatiques dès lors qu’il y a un TP même s’il n’est pas en phase contentieuse
  • Tous les rejets sont classés en ‘’Sans objet’ et le SI considère que ce n’est pas une décision, donc problème en cas de transfert maintenant qu’ils sont sous PDE, pas de possibilité de faire un recours si rejet DV, pas d’AMA automatique puisque pas de rejet SP
  • Le SI ne permet pas non plus de mettre en œuvre les décisions d’IP comme les effacements de dettes ou les remises partielles
  • Les courriers d’OD CSP (nouveauté 2019) seront manuels puisque le SI n’est pas non plus paramétrés pour

 

Quel droit syndical, cette création ne pouvant se fonder sur l’existant… puisque pas d’existant ? Aujourd’hui, il n’existe que des DP à Mayotte. Leur mandat sera-t-il prorogé jusqu’en novembre 2019 ou bien la direction va-t-elle envisager des élections CSE plus tôt ?

Concernant la mise en place d’un CSE et donc la gestion des ASC par ce CSE : les collègues vont subir une baisse drastique de prestations ; jusqu’ici, ils dépendaient de la Réunion (donc masse salariale Réunion + Mayotte) ; demain la dotation sera calculée sur la seule masse salariale de Mayotte (80 agents). Des agents peuvent-ils avoir beaucoup moins en matière d’ASC par rapport à ce qu’ils bénéficiaient jusqu’à présent ?

 

La Direction en présentant le dossier entend renvoyer à la présentation au CE de La Réunion un certain nombre d’éléments concrets que nous avons évoqué en prenant la parole en premier. Concernant les élections et jusqu’à celles-ci, le nombre d’établissements distincts demeure identique. Ce sont les protocoles électoraux qui modifieront la donne donc les représentants du personnel actuels poursuivront leur mandat sur Mayotte jusqu’aux prochaines élections.

 

Il semble que le Directeur régional préfigurateur ait été nommé par ailleurs DT de Mayotte sans que la DG considère qu’il sera bien au final le DR de Mayotte une fois sa mission de préfiguration terminée.

 

7 ETP viendront renforcer les fonctions Supports. La DG est preneuse de nos alertes spécifiques sur les dysfonctionnements des applicatifs que nous lui avons donc transmis immédiatement.

 

En question diverse, suite à la DSC sur ce sujet du lundi 21 janvier sur le Prélèvement à la source, nous souhaitons savoir quelle décision la DG entend-elle prendre pour les paies des mois de mai/novembre et juin/décembre et à quelle échéance ?

 

La DG réfléchit, y compris vis-à-vis de l’interpellation de notre organisation syndicale en DSC de tenir une négo spécifique sur le sujet, soit à pratiquer le statu quo, soit à réunir une CPNN dans le cadre de la branche, avec comme option 60/40 ou 65/35 au lieu de 75/25 actuellement.

Flash CCE 24 janv 2019 matin

 

Flash CCE 28 décembre 2018

Ce CCE était la poursuite du CCE du mardi 18 décembre dernier qui avait tourné court suite à un échange houleux entre le SNU et le président de l’instance. Ce dernier, se considérant injurié, avait suspendu la séance dès le milieude matinée.

Ainsi, à l’ouverture de cette séance de ce 28 décembre, où la CGT et le SNAP étaient absents, D. Blondel annoncequ’elle présidera l’instance selon le souhait du DGARH qui ne souhaite plus y siéger.

Après l’adoption du PV, concernant le point 2 portant sur ‘’le transfert du pouvoir de sanction du préfet à PE et nouveaux motifs de sanctions dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 dite « pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’, la CGT-FO a indiqué d’emblée que nous dénoncions le contenu de cette loi et ses conséquences pour les demandeurs d’emploi comme pour les agents de Pôle emploi.

De plus, la CGT-FO revendique une consultation en bonne et due forme, ce transfert modifie notablement la prise de décision et la nature des sanctions infligées aux DE par Pôle emploi, dans un cadre administratif toujours plus répressif, le tout s’inscrivant dans le cadre d’une loi intitulée cyniquement ‘’pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’.

Le choix politique fait est clair. Renforcer les contrôles plutôt que les champs de l’indemnisation et du suivi des demandeurs d’emploi correspond bien à une volonté gouvernementale de stigmatiser les demandeurs d’emploi et non de les aider. C’est une manière de renvoyer la responsabilité du chômage sur leur dos, une manière de s’exonérer des lourdes responsabilités que portent les politiques suivies depuis des années, et que ce gouvernement poursuit et tentent même d’accélerer.

Nous avons donc posé les questions suivantes :

Page 3 :

Que veut dire « Groupe projet de reconversion professionnelle » ? Qui juge du projet ? Et comment PE va mesurer concrètement le non-respect du dit projet ?

Réponse DG : tout cela n’est pas encore validé en interne.

Dont acte !

Page 5 :

Il est question d’une décision de radiation-sanction de 2 à 6 mois dans ce que vous qualifiez de « nouvelle échelle des sanctions ».

Comment sont calibrées les sanctions ?

Sur quel(s) motif(s) au pluriel ou au singulier, détermine-t-on que la sanction doit s’étaler sur 2 mois, sur 3 mois, sur 4 mois, sur 5 mois ou sur 6 mois pour une fausse déclaration, dans le cadre d’un premier manquement constaté en cas ‘’d’activité non déclarée d’une durée très brève’’ dont vous vous voudrez bien nous préciser la durée par ailleurs ?

Comment garantissez-vous une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire, DOM compris, sur la base de cette fameuse échelle des sanctions, à durée variable ?

Réponse DG : c’est le DAPE qui décide de la durée, en lien avec les équipes en charge de la fraude. L’échelle est à la main du DAPE. Une durée très brève = 3 jours mais ce n’est pas un 1er manquement qui donne lieu à sanction mais manquement répété.

La réponse oiseuse de la DG concernant l’échelle des sanctions ne nous satisfait pas. Nous avons donc redemandé s’il existait une échelle des sanctions nationale permettant de garantir une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire.

Réponse DG : il n’y aura pas d’échelle nationale de sanction listant des motifs légitimes, la direction ne le souhaite pas. Au DAPE de prendre la bonne décision en fonction de la situation, c’est son pouvoir d’appréciation et les chiffres tendraient à prouver qu’il n’en abuse pas.

Page 6 :

Compte tenu du fait que PE devient juge et partie en la matière, il faut donc revenir logiquement à une règle administrative en vigueur par le passé : l’envoi de toute décision de sanction au DE par voie de lettre recommandée avec accusé de réception.

Il est également question d’une délégation donnée par la DR à un hiérarchique du DAPE (ou du directeur de la plateforme CRE) donc au DT ou au DTD pour servir d’instance de recours au DE qui contesterait la décision. Pensez-vous vraiment, au regard de ce qui pouvait se passer précédemment à l’ANPE par exemple, qu’un hiérarchique va déjuger son N-1 devant un demandeur d’emploi ?

Si oui, ne pensez-vous pas que cela aura une incidence localement et que cela remettra en cause l’autorité du DAPE ? Si toutes les décisions ouvrant voie à contestation sont confirmées par l’instance supérieure, comment peut-on parler en ce cas de droit de recours pour le DE ? En termes de garanties pour toutes les parties, ne devriez-vous pas envisager d’accorder un regard croisé au dossier, comme vous le faites du reste en cas de nomination dans l’encadrement supérieur ? Vous parlez d’expérimentations dans 3 Etablissements sur le sujet, qu’en est-il, aucune info là-dessus au CCE à ce jour ?

Réponse DG : la DG ne voit pas pourquoi le DT ou le DTD ne déjugerait pas le DAPE ou le directeur de la plateforme si les arguments du DE sont valables. Et ne manifeste pas d’inquiétudes sur la transmission des informations entre plateforme et agence via les outils informatiques existants en cas de sanctions prises au niveau de la plateforme, soulignant que des rencontres se font régulièrement entre plateformes et agences. Pas de nécessité de recourir à l’envoi de courrier en recommandé avec A/R.

Sur le refus de la direction d’opérer par envoi d’un recommandé avec A/R, nous avons tenu à entendre clairement la direction nous dire si ce refus se fonde sur une question de coût tant opérationnel que pécuniaire pour Pôle emploi ou sur d’éventuelles autres considérations.

Réponse DG : oui, il s’agit bien d’une question de coût si l’option de l’envoi d’un recommandé avec A/R n’est pas retenue.

Question diverse de la CGT-FO

En questions diverses, nous avons souhaité interpeller la direction sur les deux interventions contradictoires de Muriel Pénicaud au sujet du rapprochement entre Pôle emploi et les missions locales.

Comme indiqué dans l’article, la ministre de tutelle de Pôle emploi s’est exprimée publiquement le 4 décembre pour indiquer, nous citons :

“Je ne sais pas combien de fois il va falloir dire qu’aucune fusion n’est envisagée entre les missions locales et Pôle emploi”

Tout en répondant par écrit à la question d’un député, réponse publiée le 15 décembre :

“Pour ce qui concerne spécifiquement les missions locales, c’est le sens de la proposition qui est faite à travers la possibilité donnée aux acteurs locaux de mener des expérimentations pour rapprocher les agences Pôle emploi et les missions locales, selon des formes qu’il leur appartient de trouver, là où ces acteurs locaux le jugeront pertinent, et qui peuvent aller jusqu’à la fusion”.

Venant de quelqu’un qui entendait encore récemment adosser les suppressions de postes à Pôle emploi à la baisse du chômage avant de faire volte-face sur le sujet de la manière que l’on sait, nous souhaitons donc savoir au plus tôt ce qu’il en est exactement et quelles conséquences concrètes cela va induire pour Pôle emploi. Et donc que ce point soit abordé spécifiquement lors d’un CCE durant le 1er trimestre 2019.

La direction va prendre connaissance de ces interventions et nous répondra l’année prochaine.

Concernant la consultation du CCE sur les modifications du contrat C2P2S, la direction estime que l’absence de changement de tarifs ne la nécessite pas. Si toutefois les représentants des OS à la C2P2S insistent, la consultation aura lieu au CCE, même si elle est sans objet pour la direction.

Sur la question des heures de sorties anticipées avant les ponts de Noël et du jour de l’An, la direction estime que le dernier jour ouvré étant un jour chômé, cela justifie sa réponse négative d’anticiper les 2 heures au vendredi précédant le pont. Si en Hauts de France il y a eu une erreur d’interprétation en DP de la part de la direction qui s’est déjugée par la suite, la DG estime que le référé de 5 OS (dont la CGT-FO) au TGI qui a abouti à condamner la forme ne se prononce pas sur le fond. Et donc, il n’y a pas lieu d’étendre la décision à l’ensemble des autres établissements.

Pour la ‘’bienveillance’’, on repassera en 2019 !? 2020 !? 2021 ?!…

Ça tombe bien, la CGT-FO préfère, et de loin, le droit conquis, par le rapport de force s’il le faut, mais surtout par la libre négociation et la pratique contractuelle établie en toute loyauté. Et les sous-entendus n’ont là rien de fortuit.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

FLASH CCE 28 décembre 2018

Flash CCE 18 décembre 2018

En ouverture de ce CCE, nous avons procédé à la lecture de la déclaration préalable suivante:

” La CGT-FORCE OUVRIERE présente à l’ouverture de ce CCE ordinaire, dans un contexte social qui fait plus qu’écho à nos revendications, tient à évoquer concrètement la réalité de la pratique du dialogue social de la Direction Générale de Pôle emploi :

  • refus de négociation salariale à la demande de la CGT-FO, et ce alors même que les cadres dirigeants de Pôle-emploi sont eux augmentés à hauteur de 1,11% (cf. pièce jointe + article :https://www.capital.fr/economie-politique/business-france-pole-emploi-meteo-france-les-impressionnantes-remunerations-des-pontes-des-operateurs-de-letat-1318063). Courrier et fin de non-recevoir !
  • absence de réponse à cette heure du directeur général suite à notre courrier du mardi 11 décembre lui demandant instamment, une fois de plus, d’ouvrir des négociations salariales suite à l’intervention télévisée du chef de l’Etat et ses propos sur le sujet
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO, sur la protection sociale (santé et prévoyance) alors même qu’il ne s’agit que du respect de l’accord signé par la Direction elle-même. Courrier… et fin de non-recevoir !
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO sur la surcomplémentaire retraite (C2P2S) des ex-ANPE, alors même qu’il ne s’agit que du respect du règlement intérieur signé par la Direction elle-même.Courrier, Intervention en C2P2S, … et fin de non-recevoir
  • refus pas plus tard que mardi d’entendre nos revendications en C2P2S, dont la séance s’est terminée par une interpellation intersyndicale restée à cette heure elle-aussi lettre morte de la part de la direction.
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la formation. Intervention en CPNF, CPNC, CCE… et fin de non-recevoir
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la mobilité géographique à la demande de l’agent. Intervention lors d’une DSC(reportée déjà 3 fois), où nous avons demandé une ouverture de négociation sur le sujet, sans réponse positive de la part de la Direction.

Jamais, ici et ailleurs, la CGT-FO ne tournera le dos à son syndicalisme issu de la Résistance fondé sur la liberté et l’indépendance syndicale telles qu’édifiées par la Charte d’Amiens, construit sur les bases de la démocratie représentative, celle du mandat.

Ce mandat nous conduit aujourd’hui à vous demander explicitement de répondre aux revendications légitimes portées à Pôle emploi par la CGT-FO, au nom de celles et ceux que nous représentons.

Des revendications qui portent sur :

  • L’augmentation générale des salaires pour l’ensemble des personnels privés et publics
  • La renégociation de l’accord Classification
  • Une ouverture de négociation d’un accord de déroulement de carrière automatique pour TOUS les agents de Pôle emploi
  • L’arrêt de la GPEC
  • La participation de l’employeur à la surcomplémentaire à hauteur de la protection sociale
  • L’ouverture de négociations sur la formation, la protection sociale collective, le droit à une véritable mobilité…

Ce matin, nous apprenons que la SNCF et la RATP sont en capacité de verser des primes à leurs salariés, force est de constater que la direction générale de Pôle emploi est plus prompte à supprimer des effectifs sur injonction gouvernementale qu’à améliorer le pouvoir d’achat de ses agents à l’invitation de ses mêmes tutelles. “

Elle a amené le président du CCE à nous répondre d’une part que les cadres dirigeants bénéficiaient de revalorisations salariales moindres que celles des autres salariés de Pôle emploi et d’autre part que concernant le versement d’une prime, Pôle emploi est un EPA et pas un EPIC comme la SNCF et la RATP, et donc pas concerné par les déclarations du chef de l’Etat…

Suite à la lecture d’une déclaration de la CGT qui a quitté la séance dans la foulée, le président du CCE ayant indiqué qu’il déplorait qu’on se déplace sur les deniers publics pour lire une déclaration et partir aussitôt, alors que nous étions convoqués de 10h00 à 12h00, le SNU a alors pris la parole pour lui demander si, pour tenir de tels propos envers un agent des DOM, il faisait partie de l’IFRAP ou de ‘’l’association des contribuables associés’’ que le SNU a qualifié d’association d’extrême droite.

Suite à cela, le président du CCE très en colère, s’estimant peu ou prou qualifié de personne d’extrême droite, a décidé de suspendre la séance du CCE jusqu’à ce que de excuses lui soient présentées…

Au cours de cette suspension, nous avons vu voler en éclat ‘’le syndicalisme rassemblé’’ à force d’invectives entre organisations syndicales. La direction est revenue nous signifier le report du CCE au vendredi 28 décembre matin de 9h30 à 12H00 avec un vote à la clé concernant la C2P2S en soulignant la volonté du Président de ne plus présider le CCE jusqu’à nouvel ordre.

Pour conclure, la Direction a d’abord refusé notre demande de report du CCE relatif au mouvement social déclaré puis s’est plaint de payer trop de frais de déplacement pour finalement, à défaut d’avoir des excuses, reporter le CCE pour en plus, payer deux fois des frais de déplacement pour le même sujet au CCE… la suite au prochain épisode.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

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