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Déclaration FO à la CPNS Classification – 11 décembre 2018

La CGT-FORCE OUVRIERE présente à l’ouverture de la Commission Paritaire Nationale de Suivi de l’accord Classification tient, dans un contexte social qui fait plus qu’écho à nos revendications, à évoquer concrètement la réalité de votre pratique du dialogue social : 

  • refus de négociation salariale à la demande de la CGT-FO, et ce alors même que les cadres dirigeants de Pôle-emploi sont eux augmentés à hauteur de 1,11% (cf. pièce jointe + article : https://www.capital.fr/economie-politique/business-france-pole-emploi-meteo-france-les-impressionnantes-remunerations-des-pontes-des-operateurs-de-letat-1318063). Courrier et fin de non-recevoir 
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO, sur la protection sociale (santé et prévoyance) alors même qu’il ne s’agit que du respect de l’accord signé par la Direction elle-même. Courrier… et fin de non-recevoir 
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO sur la surcomplémentaire retraite (C2P2S) des ex-ANPE, alors même qu’il ne s’agit que du respect du règlement intérieur signé par la Direction elle-même. Courrier, Intervention en C2P2S, … et fin de non-recevoir 
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la formation. Intervention en CPNF, CPNC, CCE… et fin de non-recevoir 
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la mobilité géographique à la demande de l’agent. Intervention lors d’une DSC (reportée déjà 3 fois), où nous avons demandé une ouverture de négociation sur le sujet (d’ailleurs, une réunion des DSC, normalement, c’est fait pour ça !? Négocier !) … et pourtant, là encore, fin de non-recevoir 

Par ailleurs, les ‘’réponses’’ apportées par la DG via certains accords et RI (règlements intérieurs) ne sont que cache-misère et théâtres de marionnettes. Ceux qui les avalisent n’en emporteront pas gloire. 

Jamais, ici et ailleurs, la CGT-FO ne tournera le dos à son syndicalisme issu de la Résistance fondé sur la liberté et l’indépendance syndicale telles qu’édifiées par la Charte d’Amiens, construit sur les bases de la démocratie représentative, celle du mandat. 

Entendez-vous le bruit des bottes qui mettent à genoux les lycéens de ce pays ? 

Entendez-vous les cris des citoyens français en métropole et dans les DOM ? 

Entendez-vous les revendications des agents, salariés et cadres, de Pôle emploi, massivement en grève le 20 novembre ? 

Non, décidément, si la DG peut faire comme si rien ne se passait dans ce pays, la CGT-FO ne le peut pas ! 

Non, décidément, l’heure n’est pas à une commission de suivi, si importante soit-elle, mais bel et bien à répondre aux revendications légitimes portées à Pôle emploi par la CGT-FO au nom de celles et ceux que nous représentons : 

– Augmentation générale des salaires pour l’ensemble des personnels privés et publics 

– Renégociation de l’accord Classification 

– Négociation d’un accord de déroulement de carrière automatique pour TOUS les agents de Pôle emploi 

– Arrêt de la GPEC 

– Participation de l’employeur à la surcomplémentaire à hauteur de la protection sociale 

– Ouverture de négociations sur la formation, la protection sociale collective, le droit à une véritable mobilité… 

Pour toutes ces bonnes et légitimes raisons, nous ne participerons pas à ce simulacre de dialogue social en lieu et place d’une véritable pratique contractuelle, seule source de garanties collectives supplémentaires et de progrès social pour les agents de Pôle emploi, surtout et justement quand on fait les premiers constats de la mise en application de l’accord classification pour le suivi duquel nous sommes convoqué ce jour ; ou plutôt, et c’est de plus en plus clair, accord de ‘’déclassification’’ ou si vous préférez de ‘’classification au rabais’’ qui n’honore pas ceux qui l’ont signé. 

Declaration FO CNPS CLASSIFICATION 111218

Flash CCE 28 novembre 2018

Projet e-université ou …la digitalisation et transformation du modèle d’apprentissage à Pôle emploi.

Loi Pénicaud « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », transformation de la formation professionnelle, évolution des usages numériques, adaptation au contexte actuel, bref… se mettre à la « page numérique » sont les préalables (palabres) de la Direction pour justifier de l’intensification de la numérisation sur le volet formation.

Hébergé au sein de SIRHUS, e-université, a pour objet d’ouvrir des possibilités de développement de compétences par le Digital… Vaste programme !

Loin de nous de remettre en cause la nécessité de digitaliser la formation, la CGT- FO n’étant pas contre le progrès mais bien au contraire pour un progrès fait pour et par l’humain qui ne peut et ne doit être considéré que comme une ressource gérée à flux tendu, quelques points d’alerte :

– Les salariés ne sont pas tous égaux face au numérique, il convient d’organiser leur accompagnement au changement radical qui s’opère et de renforcer l’égalité face à la capacité d’apprendre « numérique ».

– Le digital, ne doit pas être le seul moyen de formation et s’opposer au présentiel, il doit le compléter.

– Le digital individualise la formation. Or la formation professionnelle est et doit rester un temps d’échange, de recul, de mise en perspective des métiers et de rencontre entre les collègues d’horizons divers. L a formation chacun pour soi tend à déshumaniser le processus d’apprentissage, isolant de plus en plus le salarié ; dans un monde qui prône l’individualisme, la CGT-FO estime qu’il est essentiel d’être rattaché à un collectif, quand bien même ce collectif évolue dans un contexte numérique.

– La formation en situation de travail, un changement radical : quel temps véritable dédié ? Quel suivi ? Quel environnement ?

– L’accompagnement des formateurs dont le « métier » est bouleversé ; pour la CGTFO, ils doivent être les premiers formés : sans leur accompagnement réel et sérieux la transformation digitale de la formation se fera sans eux… Ce que souhaite sans doute la Direction ?

Pour la CGT-FO, la digitalisation de la formation, comme celle de tous les actes métiers doit rester un moyen supplémentaire pour améliorer les conditions de formation et de travail des agents, et non pas une finalité. La Formation est un droit ! Ce n’est certainement pas en ouvrant des possibilités de formation numériques low-cost en lieu et place de véritables formations, à la main du salarié, pour se former tout seul dans son coin, qui permettra à la Direction d’affirmer que ce droit est respecté.

La Direction fait déjà de l’individualisation un nouveau moyen de gestion des ressources humaines… Voilà que l’individualisation s’insinue au sein des process de formation…sous couvert de digitalisation…

Digit@ll sa généralisation début 2019 après une phase pilote

En lien avec le sujet ci-dessous, Digit@ll, présenté avant la phase pilote au CCE du 19 juillet 2018, est un dispositif mis à la disposition des agents pour leur permettre d’effectuer l’autodiagnostic de leurs compétences digitales et ainsi pouvoir accéder à la formation personnalisée à la carte correspondante aux besoins identifiés par l’autodiagnostic… Bref, Digit@ll va tout régler !

Au CCE de juillet, la CGT-FO n’a pas manqué de souligner l’arrivée tardive d’un dispositif/formation, qui prenne enfin en compte la condition du salarié et de ses difficultés dans un environnement toujours plus numérique.

Pour autant, pour la CGT-FO, la méthode présente les mêmes travers, évoqués ci-dessus, à savoir que chaque agent se débrouille à faire son test, sur le lieu de travail, quand il peut, comme il peut …

L’auto diagnostic est sur la base du volontariat, certes, mais les managers sont fortement sollicités à porter le projet auprès des agents ; les agents qui ne font pas le test sont reçus (convoqués ?) en entretien par les managers…

La marche est trop accélérée pour que les agents mobilisent le digital dans leur activité, dans leur « relation » avec l’usager (demain MAP), dans la communication et leurs « relations » avec les autres. « Relation » entre guillemets… car tous les process mis en place, depuis la formation jusqu’à l’activité sur les sites…tendent à effacer, le lien et la relation avec…l’humain.

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

Flash CCE du 23 octobre 2018

Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019

Un intitulé qui ne mentionne même pas la baisse des effectifs, un document sur ces suppressions de postes remis sur table : la DG ne s’y prendrait pas mieux si elle voulait minimiser l’ampleur du démantèlement stratégique qu’elle ourdit en coulisses. Car il s’agit bien là d’une première étape vers la liquidation de Pôle emploi lui-même, conjugué à la contre-réforme de l’Assurance Chômage et de la formation professionnelle, préfigurant la casse de toute la protection sociale collective. “En même temps” sont attaqués les droits des chômeurs, ceux de tous les salariés… et forcément les nôtres. La DG, qui bien sûr n’aborde le problème que techniquement, estime que la montée en charge sur le traitement des dossiers des indépendants et des démissionnaires sera assuré par PES et le réseau, parlant d’un impact de « 200 ETPT » avec un tiers sur l’indemnisation pure que les gains de DSN absorberont, en indiquant une absence de diminution de l’activité GDD.

En gains de productivité, en 2019 à grandes mailles, la DG parle de gains en plateforme sur la mise en place de flux entre DGFIP (amendes et avis à tiers détenteurs), dématérialisation des AFPR et des PE (plateforme et agences), début du télépaiement (moins de traitement de chèques pour des indus), dématérialisation de la liste ASP, dématérialisation du contentieux géré en plateforme, baisse des fiches escalades et des réclamations en agence, le tout sans chiffrage. Le digital, « à la demande de notre public, du moins de certains d’entre eux » dixit la DG sera un « levier pour l’enrichissement du métier de conseillers », grâce à des « ateliers collectifs digitalisés » entrainant des gains d’efficience, de même que « Intelligence emploi » permettra de simplifier le travail des conseillers. A voir !

Par ailleurs, la mise en place des CSE devrait permettre à la direction de récupérer environ 200 ETPT dit-elle.

La CGT-FO réclame une cartographie détaillée des postes qui ont disparu en 2018 et en réponse à notre demande d’une consultation spécifique sur la baisse des effectifs, la DG répond que nous pourrons émettre un avis lors de la consultation sur la politique sociale de Pôle emploi d’ici la fin de l’année. Dont acte, sachant qu’il sera NEGATIF pour la CGT-FO ! En tout état de cause, la baisse des effectifs, même plus adossée par la DG à une baisse du taux de chômage, nous savons pertinemment qu’elle nous impacte parce qu’elle est le pendant de la casse de laprotection sociale collective, et « en même temps » celle des services publics dans ce pays, fruit de la RGPP, MAP et CAP 22 conjugués. Et pour ce qui est des gains de productivité liés au tout numérique, quand à Météo France on en arrive à supprimer 500 postes sous couvert de « progrès informatique », méfions-nous des gains numériques qui au final nuisent autant aux salariés qu’aux demandeurs d’emploi…. et ce gouvernement prétendra qu’il veut lutter contre le chômage !

« Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation

Nous avons déjà eu l’occasion de dire tout le bien que nous ne pensons pas forcément de la philosophie de cet outil qui est là pour appuyer des concepts aussi contestables que l’offre raisonnable d’emploi.

Dans le document fourni, sur près de 4000 agents utilisateurs en phase d’expérimentation, tous les verbatims présentés sont positifs, aucun retour négatif : étonnant, non ?!

Au niveau technique, il semble qu’il y ait de nombreux bugs non réglés à ce jour, histoire de rajouter de la complexité à l’arrivée d’un « bidule » qui va fortement impacter le quotidien des conseillers.

Toutes les formations prévues (tutoriel, base d’entrainement, simulateurs, parrainage, outil de guidance…) sont dématérialisées et optionnelles : bienvenue dans la généralisation virtuelle d’un outil présenté comme majeur !

Quelle plus-value humaine dans tout ça ?! Et demain c’est l’agent virtuel ? Plus besoin dans ce cas de se préoccuper de la baisse des effectifs, elle est  déjà en route !!

Information sur les expérimentations (Missions locales : éléments de méthode à destination des DIRECCTE et des DR de Pôle emploi)

Pour la DG, cela se fait sur la base d’une volonté locale (« du volontariat » dixit la DG). Pas de démarchage, les DT répondront aux initiatives des missions locales dans leurs territoires. S’il appert qu’une fusion serait la solution localement, rien ne se fera sans l’aval de la Direction Générale.

Dixit la DG, le champ des possibles est vaste… ce qui n’est pas très rassurant !

A la CGT-FO, il nous est revenu aux oreilles que des collègues travaillent déjà à ce rapprochement sur le terrain. Or, prétendre qu’on en est encore à de grandes incantations assez floues nous parait travestir quelque peu la réalité, les responsables nationaux du dispositif « Missions Locales » semblant assez frileux sur le sujet.

En plus des aspects RH, il y a derrière cela des impacts financiers sur lesquels nous ne savons rien. Pas question en tout cas d’être mis à terme devant le fait accompli en apprenant dans la presse une hypothétique fusion Pôle emploi / Missions Locales avec les conséquences qu’on imagine bien et qu’on peut décliner dès à présent !

Aujourd’hui rapprochement, demain guichet unique et ensuite fusion ?

Cela ne vous rappelle rien…Pour la CGT-FO c’est non !

Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation

Au terme du contrat actuel avec Natixis et Sodexho, la DG veut passer en 2021 à la dématérialisation totale. Aujourd’hui on est à 14% d’utilisation de la carte Appetiz. La DG propose une montée en charge progressive pour aboutir à 100% à terme.

Quand la DG argue au nom des prestataires, d’économies en termes d’édition de carnets de titres papier et de la fin des vols de carnets au bureau ou lors de livraisons (à supposer qu’une carte ne se piraterait pas à terme par un hacker), nous répondons flicage des utilisateurs par la traçabilité de leurs achats alors que la DG loue le nouveau pari de la confiance (pas pour tout) et perte du caractère social du titre restaurant. Si la DG semble décidée à passer en force, aujourd’hui 86% des agents n’utilisent pas la carte, à bon droit !

Pour la CGT-FO, que la DG améliore donc d’abord notre pouvoir d’achat en augmentant la valeur faciale du titre restaurant !

Télécharger Flash CCE 23 octobre 2018

Les 3 déclarations de FO au CCE du 23 octobre 2018

3 déclarations préalables ont été lues ce matin par les élus FO au Comité Central d’Entreprise.

Sur la baisse annoncée des effectifs:

“4 CHIFFRES & 3 LETTRES: 297 800 4000 4 milliards NON

297, c’est le nombre d’ETP supprimés à Pôle emploi en 2018.

800, c’est le nombre d’ETP que le gouvernement se propose de supprimer l’an prochain à Pôle emploi dans le cadre du PLF en cours de discussion au parlement.

4000, c’est a minima le nombre de postes en voie de suppression d’ici 2022 à Pôle emploi.

4 milliards d’€, c’est le montant des économies à réaliser d’ici 2022 au sein du ministère du travail.

A ces chiffres, nous pourrions ajouter la suppression des contrats aidés et le nombre croissant de départs liés à des licenciements pour inaptitude.

N.O.N, c’est le seul mot qui convient pour résumer ce que nous pensons à la CGT-FO de ces orientations politiques synonymes de démantèlement de Pôle emploi, voulu par les tutelles gouvernementales et organisés en lien avec la Direction Générale de Pôle emploi.

Face à un taux de chômage qui ne baisse pas, face à l’allongement de la durée d’inscription et la multiplication du nombre de travailleurs pauvres, pour la CGT-FO, supprimer des postes à Pôle emploi est une aberration antisociale.

Non seulement aucun de nos postes n’est de trop à Pôle emploi mais la seule réponse possible à la situation sociale actuelle, c’est l’embauche de personnel supplémentaire à Pôle emploi.

C’est pourquoi nous revendiquons au plus tôt la CDIsation de tous les collègues en contrats précaires et des embauches pérennes.

Au demeurant, qu’on nous explique comment on peut à la fois supprimer des postes et envisager un rapprochement avec les missions locales au terme d’une expérimentation voulue par ces mêmes tutelles.

Nous sommes dubitatifs et nous ne nous faisons guère d’illusion quant à obtenir un commencement de réponse à cette question au cours de ce CCE.

Quoi qu’il en soit, la CGT-FO exige que dès le prochain CCE soit mis à l’ordre du jour une information/consultation sur la baisse des effectifs programmée par les tutelles et la direction générale et non un simple point d’information.

Par ailleurs, et convaincu que ce n’est pas par la seule mobilisation des élus du CCE, ni même par celle seulement des agents et cadres de Pôle Emploi que seront empêcher ces suppressions de postes, la CGT-Force Ouvrière saura prendre toutes ses responsabilités dans la période qui vient pour mobiliser l’ensemble du personnel, et au-delà tous les salariés de ce pays, pour mettre un coup d’arrêt aux politiques destructrices auxquelles nous sommes confrontés.

La CGT Force Ouvrière rejette toutes les déprotections des salariés pour grossir les dividendes, au nom d’un ruissèlement dont certains économistes qui ont pignon sur rue se gargarisent,… qui assèche le fleuve et vont à l’encontre des intérêts des salariés de ce pays.”

Sur les recrutements à la mode téléréalité:

TELE REALITE ET REALITES DE TERRAIN

Ces derniers jours, les médias ont fait leurs choux gras de pratiques aberrantes qualifiées en substance d’initiatives locales malheureuses par la Direction Générale, consistant dans plusieurs établissements et sur de multiples sites à transformer en décalque d’émissions de télé réalité de très sérieux entretiens de recrutement auxquels ont pris part à la fois des demandeurs d’emploi et des entreprises, réunis sous l’égide de Pôle emploi.

De telles mascarades qui dévoient et décrédibilisent le service public de l’emploi et font fi du plus élémentaire respect dû aux demandeurs d’emploi rabaissés au rang de participants à un pseudo jeu où le ridicule le dispute au cynisme s’inscrivent pleinement dans le sale air du temps consistant à transformer le moindre spectacle télévisuel en compétition à élimination et où l’émotion préfabriquée prend le pas sur des notions aussi essentielles que la dignité humaine et l’esprit de solidarité.

Reflet de la société ubérisée du « chacun pour soi » voulue par ce gouvernement, ce type de dérives s’inscrit aussi pleinement dans la logique de l’entreprise agile et libérée devenue pour la direction de Pôle emploi le nouveau modèle de référence, quand bien même il est de bon ton de ne pas employer ce vocable-là.

Il suffit pourtant d’avoir assisté à une session dans un Lab pour s’en convaincre : sous couvert de pratiques ludiques, la Direction de Pôle emploi tend à infantiliser les agents pour mieux brouiller les cartes, le Nouveau Pari de la Confiance devenant l’alpha et l’oméga d’un management dit moderne.

Pour la CGT-FO, quand on en vient à faire croire aux agents (heureusement pas tous, loin s’en faut) qu’ils sont pleinement acteurs d’une organisation du travail pathogène alors qu’ils en sont les victimes, victimes comme les demandeurs d’emploi sont candidats à un humiliant jeu de la course à l’emploi et non plus des personnes qualifiées pour obtenir un contrat de travail grâce à leurs diplômes et/ou leur expérience professionnelle, c’est bien la preuve qu’on a décidé d’inverser la charge des responsabilités incombant aux employeurs en la faisant peser sur les épaules des salariés en activité ou privés d’emploi.

Ne pas trouver du travail devient dès lors la faute du demandeur d’emploi et non plus celle du patronat puisque parait-il, « il suffit de traverser la rue pour retrouver du travail » dixit ce chef de l’Etat pour lequel un chômeur est un profiteur du système et un fainéant en puissance.

Le conseiller de Pôle emploi lui-même, pris dans l’étau du Nouveau Pari de la Confiance qui se retrouvera culpabilisé en cas d’échec d’un système qu’il n’a pas voulu, va-t-il devoir jouer à présent les bateleurs de foire pour placer les demandeurs dont il a la charge ?

A la CGT-FO, nous nous insurgeons contre ces méthodes et que nous n’avons de cesse de combattre.

La liste est à présent longue du grand n’importe quoi dont certains se sont fait une spécialité à Pôle emploi, entre pages Facebook incongrues et décalques de programmes télé, encouragés par une communication interne allant pleinement dans le même sens, au point que des agents se mettent à porter perruques et déguisements pour vanter en vidéo les mérites de la méthode Agile.

Pour notre organisation syndicale, le seul moyen de dire stop aux mea-culpa médiatiques en série à chaque fois que Pôle emploi se singularise par la légèreté blâmable de ces dérives en tous genres, c’est de revenir à l’essentiel, en se dotant de moyens supplémentaires pour accomplir nos missions.

Pour la CGT-FO, non seulement il est hors de question de rendre le moindre poste aux tutelles et d’accepter un budget à la baisse, mais la CDIsation de nos collègues en contrat précaire doit être une priorité et le préalable à une vague d’embauches conventionnelles massive pour lutter efficacement contre le chômage de longue durée et la précarité dans un pays où les inégalités et le nombre de travailleurs pauvres ne cessent de s’accroitre, au seul bénéfice d’une minorité d’actionnaires.”

Sur les suppressions de postes à l’AFPA:

“AFPA : suppression annoncée de 1 541 postes et fermeture de 38 centres

Ce matin à la même heure, se tenaient le Comité central d’entreprise (CCE) et le Conseil d’Administration (CA) de l’AFPA afin que les 2 instances soient informées au même moment des

annonces du contenu du « projet de réorganisation de l’AFPA ».

C’est donc le massacre simultané de 1 541 postes équivalent temps plein, de 454 postes « modifiés » et la fermeture de 38 centres qui ont été annoncés à la perspective 2020.

Se retranchant derrière la possibilité de 600 départs en retraite et la création hypothétique de 603 postes créés en CDI dans le cadre de ce nouveau « projet », la direction estime ce plan ambitieux et crédible faute d’alternative !

Des réunions de négociation avec les Organisations Syndicales et les instances sont d’ores et déjà programmées jusqu’au 6 mars 2019, date de remise d’avis pour le CCE.

Une nouvelle fois, Force Ouvrière s’est opposée, aussi bien au CCE qu’au CA à toute suppression de poste et à toute fermeture de centre.

Pour Force Ouvrière, le seul objectif de la Direction et de la Gouvernance est de réaliser 21% d’économie sur les charges de l’AFPA. Tout cela sur le dos des salariés et de leurs conditions de travail.

Force Ouvrière en appelle aujourd’hui à l’État afin qu’il prenne les responsabilités qui sont les siennes pour que l’AFPA retrouve toutes ses capacités à former les demandeurs d’emplois, les salariés en reconversion pour leur intégration pérenne dans l’emploi.

Force Ouvrière confirme son opposition à la récente loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Elle en demande l’abrogation et le rétablissement du Congé Individuel de Formation (CIF) supprimé dans le dernier projet du gouvernement.

La formation professionnelle est un droit.

Faire mourir l’AFPA c’est détruire la formation professionnelle au moment même où le gouvernement ne cesse de communiquer hypocritement sur l’importance de la formation professionnelle.

La Confédération exprimera ses positions dans toutes les discussions à venir en défense de l’AFPA et soutient toutes les initiatives de la Section Fédérale Nationale Force Ouvrière de la Formation Professionnelle des Adultes pour faire valoir les revendications des salariés en matière d’emploi, de postes et de conditions de travail.

Le plan annoncé aujourd’hui est inacceptable.

 

Nous permettons de rajouter ici une question, qui n’a pas été posée en séance mais qui mérite toutes réflexions :

Comment doit-on interpréter cette liquidation (ni plus ni moins) de cet outil essentiel pour les salariés leur permettant d’acquérir des QUALIFICATIONS, liquidation mise en rapport avec le déploiement par le gouvernement de ce grand plan dit « compétences » et plus particulièrement déployé dans Pôle Emploi ?

Quand le même gouvernement d’un côté liquide les outils pour se qualifier, et de l’autre déploie ceux pour évaluer/apprécier des « compétences », c’est qu’il oppose l’un à l’autre, c’est que ces 2 notions sont pour lui contradictoires. Pourquoi ? Parce que les qualifications sont reconnues dans les classifications des conventions collectives, sont des garanties opposables… pas les compétences !”

TELECHARGER DECLARATION FO CCE 23 10 2018 EFFECTIFS

TELECHARGER DECLARATION FO CCE 23 10 2018 TELE REALITE ET REALITES DE TERRAIN

TELECHARGER DECLARATION FO AFPA CCE 23.10.18

CNPC GPEC du vendredi 21 septembre 2018

Le combat et l’opiniâtreté payent, le V de Volumétrie, devient Le V de Victoire pour les agents !

Ce vendredi 21 septembre 2018, une nouvelle CNPC-GPEC devait examiner les saisines des collègues qui se sont vus refuser leur prime de spécialisation de 700 €, ou celle de “transition professionnelle” de 1 400 € dans le cadre des articles 5.1 et 5.2 de l’Accord du 22 novembre 2016 sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences au sein de Pôle Emploi.

Rappelons que comme en février dernier, la CGT-FO, et avec elle toutes les autres délégations syndicales, quittaient la séance du 6 septembre, la Direction voulant imposer aux organisations syndicales son interprétation de l’article 5.1 en introduisant un critère supplémentaire de volumétrie pour reconnaitre la double compétence, critère qui n’existe pas dans l’accord.

Or, à la CGT-FO, bien que non signataire de l’accord, nous entendons défendre lors de chaque commission dite de conciliation les intérêts des collègues qui plus est quand les conditions de recevabilité sont réunies. Ainsi, s’il est constaté que pendant 24 mois entre le 1er.01.2013 et le 31.12.2016, les agents exerçant des activités de gestion des droits avaient eu en charge un portefeuille de DE, ou inversement, exerçant des activités de suivi/accompagnement avaient réalisé des activités de traitement de demandes d’allocations, ceux-là sont éligibles à la prime.

Le 6 septembre, le collège employeur persistait à introduire ce critère de volumétrie, la délégation CGT-FO, fer de lance depuis le début des commissions contre cette notion de volumétrie, parvient à maintenir une intersyndicale pour interpeller le Directeur Général via une lettre ouverte en lui demandant un rendez-vous afin d’évoquer les dysfonctionnements de l’instance et le non-respect de l’accord qu’il a signé.

Le Directeur Général n’ayant pas donné suite à nos demandes, nous avons dès le début de la commission interpellé le collège employeur pour lui demander s’il maintenait son interprétation fallacieuse de l’accord, son critère de volumétrie. La Direction a alors sous-entendu que cette notion n’était plus indispensable pour justifier la pratique de la bi-compétence. La CGT-FO décidait de siéger et a constaté qu’à l’examen des demandes, 70 % des collègues ont obtenu satisfaction de façon unanime par la commission.

Sans conteste, quand le combat est mené, la victoire est au bout !

Les bagarres perdues d’avance ne sont que celles qui ne sont pas engagées !

Pour la CGT-FO, il n’en était pas question !… et il n’en est jamais question !

Quand un accord n’est pas bon, à la CGT-FO, nous ne le signons pas…

…mais nous continuons coûte que coûte à défendre les intérêts des agents et salariés.

Plus que jamais, la démonstration est faite que, dans ces commissions comme au-delà, le rapport de force peut

arracher satisfaction aux revendications des salariés.

N’attendons pas !

Le 9 octobre revendiquons !

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