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COMMISSION PARITAIRE NATIONALE FORMATION MERCREDI 15 MAI 2019

1/ Approbation des PV des réunions des CPNF des 10 et 16 avril 2019

Approuvés sous réserve des modifications demandées

2/ Validation des Orientations de la formation 2019

A la faveur de l’évocation de la « démarche compétences » en début de séance la CGT-FO revient sur l’atterrissage du référentiel des compétences dans ces orientations. Ce référentiel n’a, à aucun moment, été débattu ou négocié. Et nous rappelons qu’une séance de négociation sur la « qualité professionnelle des agents » est programmée en juin.

Pourquoi ne pas attendre l’issue de cette négociation et remettre ce sujet sur la table lors des discussions à venir sur les orientations pluriannuelles ? Pourquoi cette hâte, alors que l’on nous répète que 2019 est une année de transition sur les orientations formation ?

Réponse de la direction : Elle souhaite moduler, dans le texte, son propos sur le référentiel des compétences. Elle propose l’ajout d’une mention précisant que cette mise en place se fait «dans le respect des discussions à venir dans les instances ». Elle reconnaît toutefois que cela est compliqué (pour qui ? l’employeur ? les agents ?) et que le référentiel des compétences n’est pas stabilisé.

Donc en clair la référence au référentiel est maintenue telle quelle. En outre la direction nous oppose que la « logique compétences » est utilisée dans la relation avec les usagers. Et nous fait comprendre qu’elle veut utiliser cette « logique compétences » dans la mise en œuvre éventuelle des certifications métier.

La position de la CGT-FO sur ces questions n’a pas varié : nous demandons l’ouverture d’une négociation sur la formation professionnelle et rappelons notre attachement à la promotion professionnelle par la qualification et l’accès aux diplômes pour les agents, ainsi que la reconnaissance de l’expérience acquise.

Pour : direction, CFTC (la direction aura mis le temps, mais elle a finalement trouvé une voix, et la voie (ou inversement…), pour faire passer ses orientations. Mais qu’a-t’elle lâchée ? Et à qui ?)

Abstention : SNU, CGC, UNSA, CFDT, SNAP

Contre : CGT, CGT-FO

EXPLICATION DE VOTE :

L’avis que nous avions rendu en septembre contre ces orientations est confirmé, voire renforcé, par les dispositions que vous soumettez au vote ce jour.

En effet nous sommes persuadés que ce que vous appelez le renforcement des formations numériques va « faire entrer le loup dans la bergerie ». Malgré les assurances que vous donnez sur l’équilibre présentiel/numérique, il nous semble qu’il sera difficile de résister à la tentation de numériser à outrance. Et, plus précisément, sur la question de l’auto-formation, les agents connaissent la plupart du temps des sorties de route ; les plages sur les temps de travail ne sont pas toujours planifiées et les meilleures conditions ne sont pas toujours réunies (manque de bureaux fermés…).

Par ailleurs vous mettez le paquet sur le référentiel des compétences et sa déclinaison qui n’ont jamais été débattus dans les instances idoines. A quoi bon organiser en juin une séance de négociation sur la « qualité professionnelle » des agents, si les jeux sont déjà faits ? (On apprend ce 17 mai Après-midi que cette CPNN est finalement suspendue… !?)

Il ne suffit pas, en outre, d’accoler au terme de compétence le qualificatif de « socle » pour en faire une construction solide et socialement acceptable. Plus spécifiquement sur les compétences dites de « savoir-être » on est, au mieux et en étant gentil, sur un champ où l’on tâtonne ; car il n’y pas de critères objectifs ou, à défaut d’objectivité, de critères qui fassent consensus sur ces soi-disant compétences. Ce qui nous renvoie au pire – qui est souvent sûr – c’est à dire au règne de l’arbitraire dans l’évaluation de la qualité professionnelle des agents, malgré la « bienveillance » affichée de certains.

Et nous n’évoquerons pas cette notion creuse de « talents » qui ne devrait, au fond, qu’être une unité de mesure monétaire, et non l’étalon de la qualité professionnelle des agents.

Quant à la question de la mobilisation du CPF, vous avez dit niet à notre demande d’abondement au prétexte que PE ne peut se substituer à l’OPCO sur cette question ; c’est niet également à notre demande pour que les agents puissent librement mobiliser leur CPF sur leur temps de travail ; et c’est re-niet quant à la prise en charge des frais de transport, de restauration et hébergement. Où est la « liberté » de choisir son avenir professionnel sur ce point ?

Enfin sur notre demande d’ouverture d’une négociation de branche sur la qualification des agents vous renvoyez la chose à des décisions au niveau de France Compétences, en réduisant le champ de notre demande à la seule certification des parcours formation « métier ». Or la CGT-FO demande l’ouverture d’une négociation globale, incluant non seulement la certification de formations ou « parcours » PE, mais offrant des garanties collectives en termes de qualification pour l’ensemble des agents.

3/ Information sur l’action de formation :

  • « Les repères de la fonction RH à Pôle emploi »

Cette formation vise à donner aux agents intégrant un poste en RH ou à tout agent de la fonction RH en tant que de besoin, des repères sur la fonction. Il s’agit d’un module digital de 45 à 60 minutes avec des objectifs très larges et très ambitieux : fondamentaux réglementaire, processus RH, IRP, applicatifs…. Vaste programme !

La direction répond à notre interrogation sur cette « vastitude » en un temps réduit et sous format numérique qu’elle s’est posé la question. Il s’agit d’une première vision panoramique/transverse/globale. Il y aurait, pour compléter, un module présentiel… En cours d’élaboration.

Ce module sera testé par les membres de la CPNF.

Qui trop embrasse mal étreint

4/ Information sur les actions de formation à venir

  • Fonctions supports :

Modules Finances/gestion à venir

Formations en présentiel sur les fonctions RH en cours d’élaboration

  • Relation de service :

Actualisation de la formation DUDE

Modules sur le travail à l’international

Modules sur le renforcement de l’entretien (posture ?, outils)

Modules sur les nouvelles formes de communication (notamment travail en visio)

  • Management :

Pas d’infos complémentaires

L’établissement nous dit être en attente « des suites de la tripartite et de l’assurance-chômage ».

5/ Questions diverses :

  • Formation à la « Prévention et gestion des situations difficiles dans la relation d’accueil » :

C’est une demande du SNAP. Car, selon eux, la formation ne serait pas en adéquation avec les attentes du terrain. Et en région des DRAPS envisageraient des formations spécifiques. Qu’en est-il ?

Réponse de la direction : il existe deux formations :

  • Une formation de niveau 1 suivie en 2018 par 836 stagiaires, et par 666 stagiaires rien que sur le premier trimestre 2019 (1800 étant en attente de formation). La demande est forte.   
  • Niveau 2 : 47 agents formés en 2018, 55 au 1er trimestre 2019, 492 en attente.

La direction s’étonne de cette demande, car la satisfaction des agents seraient élevée (79,3% de satisfaction pour le niveau 1, 76,3% pour le niveau 2).  

  • Demande d’ajout par la CGT-FO sur la « formation « 3h chrono » : petit débat en début de séance et en début d’après-midi après avoir pris des infos. Il s’agit d’une formation CEGOS, sur des thématiques au choix, sous forme de « classe virtuelle » et inter-entreprise. Elle se déroule en trois temps : découverte du thème, travail sur des cas, debrief en groupe.

Elle appartient à ces fameuses formations qui passaient sous le radar de la CPNF.

Elle sera évoquée sous forme de « zoom » lors d’une prochaine CPNF.

  • Stage de préparation à la retraite : la direction nous apprend qu’il existe un module national, qui n’est pas décliné localement. Chaque région est donc laissée à elle-même, ce qui constitue une rupture d’égalité de traitement entre les agents.

Prochaine CPNF le 20 juin 2019

Force Ouvrière à la CPNFBruno BEGUE, Jean-Luc BLANC, Fabrice COLLINET et Gérard GRONDIN

LE 9 MAI, EN GRÈVE ET DANS LES MANIFESTATIONS AVEC TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE

Paris, le 03 mai 2019

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, garante de l’égalité républicaine, en appelant de manière unitaire les agents à se mettre en grève le 9 mai.

En effet, depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, les organisations syndicales constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent-e-s, alors même qu’il supprime des postes et qu’il ne revalorise pas leur rémunération, engendrant une forte dégradation des conditions de travail.

Le projet de loi dit de « transformation de la fonction publique » en est la parfaite illustration. Le gouvernement veut le faire passer au parlement avant l’été, contre l’avis unanime des organisations syndicales de la fonction publique. En affaiblissant les droits et les garanties des fonctionnaires et des agents publics, et il veut porter un coup fatal à tous les Services Publics.

Et à Pôle emploi ?

Avec les 4000 suppressions de postes engagées, l’amplification tous-azimuts de la sous-traitance des missions, notre cœur de métier, le gel des rémunérations autant pour les agents publics que les agents privés, Pôle emploi et ses agents ne sont d’ores et déjà pas épargnés par ces évolution. Sans conteste, nous serons touchés davantage encore et nous sommes d’évidence concernés par ce projet de loi. À cela s’ajoutent toutes les incertitudes quant au financement de Pôle emploi du fait de la liquidation du paritarisme et la prise en main de l’Assurance Chômage par le gouvernement. Sa volonté, puisqu’il ne jure que par 3,2 à 3,8 milliards d’€ d’économies à faire d’ici 2022, c’est bien de réinstaller l’aide publique, sur le dos des chômeurs, mais aussi sur celui des agent-e-s de Pôle emploi.

N’en doutons pas, ce n’est pas la négociation de la prochaine convention tripartite, où l’État à la main, qui contrecarrera le mouvement de réduction du nombre d’agences déjà engagé.

Nous devons poursuivre et amplifier la mobilisation commencée les 20 novembre 2018 et 19 mars 2019 à Pôle emploi, en nous mobilisant avec l’ensemble de la fonction publique pour faire reculer ce gouvernement devant sa volonté de destruction de tous les Services publics comme de la protection sociale collective.

C’est pourquoi les organisations syndicales SNU, FO, SUD et CGT de Pôle emploi appellent les personnels à se mobiliser par la grève et dans les manifestations le 9 mai pour que le gouvernement retire ce projet de loi et accepte enfin d’ouvrir des négociations sur de nouvelles bases.

Rappelons avec force nos revendications :

  • Arrêt des suppressions de postes
  • Embauches en CDI
  • Stop à la sous-traitance. Réinternalisation des activités
  • Augmentation générale des salaires

 

LE 9 MAI À PÔLE EMPLOI,

COMME DANS TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE,

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE

ET DANS LES MANIFESTATIONS

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Flash CCE 28 décembre 2018

Ce CCE était la poursuite du CCE du mardi 18 décembre dernier qui avait tourné court suite à un échange houleux entre le SNU et le président de l’instance. Ce dernier, se considérant injurié, avait suspendu la séance dès le milieude matinée.

Ainsi, à l’ouverture de cette séance de ce 28 décembre, où la CGT et le SNAP étaient absents, D. Blondel annoncequ’elle présidera l’instance selon le souhait du DGARH qui ne souhaite plus y siéger.

Après l’adoption du PV, concernant le point 2 portant sur ‘’le transfert du pouvoir de sanction du préfet à PE et nouveaux motifs de sanctions dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 dite « pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’, la CGT-FO a indiqué d’emblée que nous dénoncions le contenu de cette loi et ses conséquences pour les demandeurs d’emploi comme pour les agents de Pôle emploi.

De plus, la CGT-FO revendique une consultation en bonne et due forme, ce transfert modifie notablement la prise de décision et la nature des sanctions infligées aux DE par Pôle emploi, dans un cadre administratif toujours plus répressif, le tout s’inscrivant dans le cadre d’une loi intitulée cyniquement ‘’pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’.

Le choix politique fait est clair. Renforcer les contrôles plutôt que les champs de l’indemnisation et du suivi des demandeurs d’emploi correspond bien à une volonté gouvernementale de stigmatiser les demandeurs d’emploi et non de les aider. C’est une manière de renvoyer la responsabilité du chômage sur leur dos, une manière de s’exonérer des lourdes responsabilités que portent les politiques suivies depuis des années, et que ce gouvernement poursuit et tentent même d’accélerer.

Nous avons donc posé les questions suivantes :

Page 3 :

Que veut dire « Groupe projet de reconversion professionnelle » ? Qui juge du projet ? Et comment PE va mesurer concrètement le non-respect du dit projet ?

Réponse DG : tout cela n’est pas encore validé en interne.

Dont acte !

Page 5 :

Il est question d’une décision de radiation-sanction de 2 à 6 mois dans ce que vous qualifiez de « nouvelle échelle des sanctions ».

Comment sont calibrées les sanctions ?

Sur quel(s) motif(s) au pluriel ou au singulier, détermine-t-on que la sanction doit s’étaler sur 2 mois, sur 3 mois, sur 4 mois, sur 5 mois ou sur 6 mois pour une fausse déclaration, dans le cadre d’un premier manquement constaté en cas ‘’d’activité non déclarée d’une durée très brève’’ dont vous vous voudrez bien nous préciser la durée par ailleurs ?

Comment garantissez-vous une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire, DOM compris, sur la base de cette fameuse échelle des sanctions, à durée variable ?

Réponse DG : c’est le DAPE qui décide de la durée, en lien avec les équipes en charge de la fraude. L’échelle est à la main du DAPE. Une durée très brève = 3 jours mais ce n’est pas un 1er manquement qui donne lieu à sanction mais manquement répété.

La réponse oiseuse de la DG concernant l’échelle des sanctions ne nous satisfait pas. Nous avons donc redemandé s’il existait une échelle des sanctions nationale permettant de garantir une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire.

Réponse DG : il n’y aura pas d’échelle nationale de sanction listant des motifs légitimes, la direction ne le souhaite pas. Au DAPE de prendre la bonne décision en fonction de la situation, c’est son pouvoir d’appréciation et les chiffres tendraient à prouver qu’il n’en abuse pas.

Page 6 :

Compte tenu du fait que PE devient juge et partie en la matière, il faut donc revenir logiquement à une règle administrative en vigueur par le passé : l’envoi de toute décision de sanction au DE par voie de lettre recommandée avec accusé de réception.

Il est également question d’une délégation donnée par la DR à un hiérarchique du DAPE (ou du directeur de la plateforme CRE) donc au DT ou au DTD pour servir d’instance de recours au DE qui contesterait la décision. Pensez-vous vraiment, au regard de ce qui pouvait se passer précédemment à l’ANPE par exemple, qu’un hiérarchique va déjuger son N-1 devant un demandeur d’emploi ?

Si oui, ne pensez-vous pas que cela aura une incidence localement et que cela remettra en cause l’autorité du DAPE ? Si toutes les décisions ouvrant voie à contestation sont confirmées par l’instance supérieure, comment peut-on parler en ce cas de droit de recours pour le DE ? En termes de garanties pour toutes les parties, ne devriez-vous pas envisager d’accorder un regard croisé au dossier, comme vous le faites du reste en cas de nomination dans l’encadrement supérieur ? Vous parlez d’expérimentations dans 3 Etablissements sur le sujet, qu’en est-il, aucune info là-dessus au CCE à ce jour ?

Réponse DG : la DG ne voit pas pourquoi le DT ou le DTD ne déjugerait pas le DAPE ou le directeur de la plateforme si les arguments du DE sont valables. Et ne manifeste pas d’inquiétudes sur la transmission des informations entre plateforme et agence via les outils informatiques existants en cas de sanctions prises au niveau de la plateforme, soulignant que des rencontres se font régulièrement entre plateformes et agences. Pas de nécessité de recourir à l’envoi de courrier en recommandé avec A/R.

Sur le refus de la direction d’opérer par envoi d’un recommandé avec A/R, nous avons tenu à entendre clairement la direction nous dire si ce refus se fonde sur une question de coût tant opérationnel que pécuniaire pour Pôle emploi ou sur d’éventuelles autres considérations.

Réponse DG : oui, il s’agit bien d’une question de coût si l’option de l’envoi d’un recommandé avec A/R n’est pas retenue.

Question diverse de la CGT-FO

En questions diverses, nous avons souhaité interpeller la direction sur les deux interventions contradictoires de Muriel Pénicaud au sujet du rapprochement entre Pôle emploi et les missions locales.

Comme indiqué dans l’article, la ministre de tutelle de Pôle emploi s’est exprimée publiquement le 4 décembre pour indiquer, nous citons :

“Je ne sais pas combien de fois il va falloir dire qu’aucune fusion n’est envisagée entre les missions locales et Pôle emploi”

Tout en répondant par écrit à la question d’un député, réponse publiée le 15 décembre :

“Pour ce qui concerne spécifiquement les missions locales, c’est le sens de la proposition qui est faite à travers la possibilité donnée aux acteurs locaux de mener des expérimentations pour rapprocher les agences Pôle emploi et les missions locales, selon des formes qu’il leur appartient de trouver, là où ces acteurs locaux le jugeront pertinent, et qui peuvent aller jusqu’à la fusion”.

Venant de quelqu’un qui entendait encore récemment adosser les suppressions de postes à Pôle emploi à la baisse du chômage avant de faire volte-face sur le sujet de la manière que l’on sait, nous souhaitons donc savoir au plus tôt ce qu’il en est exactement et quelles conséquences concrètes cela va induire pour Pôle emploi. Et donc que ce point soit abordé spécifiquement lors d’un CCE durant le 1er trimestre 2019.

La direction va prendre connaissance de ces interventions et nous répondra l’année prochaine.

Concernant la consultation du CCE sur les modifications du contrat C2P2S, la direction estime que l’absence de changement de tarifs ne la nécessite pas. Si toutefois les représentants des OS à la C2P2S insistent, la consultation aura lieu au CCE, même si elle est sans objet pour la direction.

Sur la question des heures de sorties anticipées avant les ponts de Noël et du jour de l’An, la direction estime que le dernier jour ouvré étant un jour chômé, cela justifie sa réponse négative d’anticiper les 2 heures au vendredi précédant le pont. Si en Hauts de France il y a eu une erreur d’interprétation en DP de la part de la direction qui s’est déjugée par la suite, la DG estime que le référé de 5 OS (dont la CGT-FO) au TGI qui a abouti à condamner la forme ne se prononce pas sur le fond. Et donc, il n’y a pas lieu d’étendre la décision à l’ensemble des autres établissements.

Pour la ‘’bienveillance’’, on repassera en 2019 !? 2020 !? 2021 ?!…

Ça tombe bien, la CGT-FO préfère, et de loin, le droit conquis, par le rapport de force s’il le faut, mais surtout par la libre négociation et la pratique contractuelle établie en toute loyauté. Et les sous-entendus n’ont là rien de fortuit.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

FLASH CCE 28 décembre 2018

Flash CCE 18 décembre 2018

En ouverture de ce CCE, nous avons procédé à la lecture de la déclaration préalable suivante:

” La CGT-FORCE OUVRIERE présente à l’ouverture de ce CCE ordinaire, dans un contexte social qui fait plus qu’écho à nos revendications, tient à évoquer concrètement la réalité de la pratique du dialogue social de la Direction Générale de Pôle emploi :

  • refus de négociation salariale à la demande de la CGT-FO, et ce alors même que les cadres dirigeants de Pôle-emploi sont eux augmentés à hauteur de 1,11% (cf. pièce jointe + article :https://www.capital.fr/economie-politique/business-france-pole-emploi-meteo-france-les-impressionnantes-remunerations-des-pontes-des-operateurs-de-letat-1318063). Courrier et fin de non-recevoir !
  • absence de réponse à cette heure du directeur général suite à notre courrier du mardi 11 décembre lui demandant instamment, une fois de plus, d’ouvrir des négociations salariales suite à l’intervention télévisée du chef de l’Etat et ses propos sur le sujet
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO, sur la protection sociale (santé et prévoyance) alors même qu’il ne s’agit que du respect de l’accord signé par la Direction elle-même. Courrier… et fin de non-recevoir !
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO sur la surcomplémentaire retraite (C2P2S) des ex-ANPE, alors même qu’il ne s’agit que du respect du règlement intérieur signé par la Direction elle-même.Courrier, Intervention en C2P2S, … et fin de non-recevoir
  • refus pas plus tard que mardi d’entendre nos revendications en C2P2S, dont la séance s’est terminée par une interpellation intersyndicale restée à cette heure elle-aussi lettre morte de la part de la direction.
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la formation. Intervention en CPNF, CPNC, CCE… et fin de non-recevoir
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la mobilité géographique à la demande de l’agent. Intervention lors d’une DSC(reportée déjà 3 fois), où nous avons demandé une ouverture de négociation sur le sujet, sans réponse positive de la part de la Direction.

Jamais, ici et ailleurs, la CGT-FO ne tournera le dos à son syndicalisme issu de la Résistance fondé sur la liberté et l’indépendance syndicale telles qu’édifiées par la Charte d’Amiens, construit sur les bases de la démocratie représentative, celle du mandat.

Ce mandat nous conduit aujourd’hui à vous demander explicitement de répondre aux revendications légitimes portées à Pôle emploi par la CGT-FO, au nom de celles et ceux que nous représentons.

Des revendications qui portent sur :

  • L’augmentation générale des salaires pour l’ensemble des personnels privés et publics
  • La renégociation de l’accord Classification
  • Une ouverture de négociation d’un accord de déroulement de carrière automatique pour TOUS les agents de Pôle emploi
  • L’arrêt de la GPEC
  • La participation de l’employeur à la surcomplémentaire à hauteur de la protection sociale
  • L’ouverture de négociations sur la formation, la protection sociale collective, le droit à une véritable mobilité…

Ce matin, nous apprenons que la SNCF et la RATP sont en capacité de verser des primes à leurs salariés, force est de constater que la direction générale de Pôle emploi est plus prompte à supprimer des effectifs sur injonction gouvernementale qu’à améliorer le pouvoir d’achat de ses agents à l’invitation de ses mêmes tutelles. “

Elle a amené le président du CCE à nous répondre d’une part que les cadres dirigeants bénéficiaient de revalorisations salariales moindres que celles des autres salariés de Pôle emploi et d’autre part que concernant le versement d’une prime, Pôle emploi est un EPA et pas un EPIC comme la SNCF et la RATP, et donc pas concerné par les déclarations du chef de l’Etat…

Suite à la lecture d’une déclaration de la CGT qui a quitté la séance dans la foulée, le président du CCE ayant indiqué qu’il déplorait qu’on se déplace sur les deniers publics pour lire une déclaration et partir aussitôt, alors que nous étions convoqués de 10h00 à 12h00, le SNU a alors pris la parole pour lui demander si, pour tenir de tels propos envers un agent des DOM, il faisait partie de l’IFRAP ou de ‘’l’association des contribuables associés’’ que le SNU a qualifié d’association d’extrême droite.

Suite à cela, le président du CCE très en colère, s’estimant peu ou prou qualifié de personne d’extrême droite, a décidé de suspendre la séance du CCE jusqu’à ce que de excuses lui soient présentées…

Au cours de cette suspension, nous avons vu voler en éclat ‘’le syndicalisme rassemblé’’ à force d’invectives entre organisations syndicales. La direction est revenue nous signifier le report du CCE au vendredi 28 décembre matin de 9h30 à 12H00 avec un vote à la clé concernant la C2P2S en soulignant la volonté du Président de ne plus présider le CCE jusqu’à nouvel ordre.

Pour conclure, la Direction a d’abord refusé notre demande de report du CCE relatif au mouvement social déclaré puis s’est plaint de payer trop de frais de déplacement pour finalement, à défaut d’avoir des excuses, reporter le CCE pour en plus, payer deux fois des frais de déplacement pour le même sujet au CCE… la suite au prochain épisode.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS