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Flash CCE 28 décembre 2018

Ce CCE était la poursuite du CCE du mardi 18 décembre dernier qui avait tourné court suite à un échange houleux entre le SNU et le président de l’instance. Ce dernier, se considérant injurié, avait suspendu la séance dès le milieude matinée.

Ainsi, à l’ouverture de cette séance de ce 28 décembre, où la CGT et le SNAP étaient absents, D. Blondel annoncequ’elle présidera l’instance selon le souhait du DGARH qui ne souhaite plus y siéger.

Après l’adoption du PV, concernant le point 2 portant sur ‘’le transfert du pouvoir de sanction du préfet à PE et nouveaux motifs de sanctions dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 dite « pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’, la CGT-FO a indiqué d’emblée que nous dénoncions le contenu de cette loi et ses conséquences pour les demandeurs d’emploi comme pour les agents de Pôle emploi.

De plus, la CGT-FO revendique une consultation en bonne et due forme, ce transfert modifie notablement la prise de décision et la nature des sanctions infligées aux DE par Pôle emploi, dans un cadre administratif toujours plus répressif, le tout s’inscrivant dans le cadre d’une loi intitulée cyniquement ‘’pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’.

Le choix politique fait est clair. Renforcer les contrôles plutôt que les champs de l’indemnisation et du suivi des demandeurs d’emploi correspond bien à une volonté gouvernementale de stigmatiser les demandeurs d’emploi et non de les aider. C’est une manière de renvoyer la responsabilité du chômage sur leur dos, une manière de s’exonérer des lourdes responsabilités que portent les politiques suivies depuis des années, et que ce gouvernement poursuit et tentent même d’accélerer.

Nous avons donc posé les questions suivantes :

Page 3 :

Que veut dire « Groupe projet de reconversion professionnelle » ? Qui juge du projet ? Et comment PE va mesurer concrètement le non-respect du dit projet ?

Réponse DG : tout cela n’est pas encore validé en interne.

Dont acte !

Page 5 :

Il est question d’une décision de radiation-sanction de 2 à 6 mois dans ce que vous qualifiez de « nouvelle échelle des sanctions ».

Comment sont calibrées les sanctions ?

Sur quel(s) motif(s) au pluriel ou au singulier, détermine-t-on que la sanction doit s’étaler sur 2 mois, sur 3 mois, sur 4 mois, sur 5 mois ou sur 6 mois pour une fausse déclaration, dans le cadre d’un premier manquement constaté en cas ‘’d’activité non déclarée d’une durée très brève’’ dont vous vous voudrez bien nous préciser la durée par ailleurs ?

Comment garantissez-vous une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire, DOM compris, sur la base de cette fameuse échelle des sanctions, à durée variable ?

Réponse DG : c’est le DAPE qui décide de la durée, en lien avec les équipes en charge de la fraude. L’échelle est à la main du DAPE. Une durée très brève = 3 jours mais ce n’est pas un 1er manquement qui donne lieu à sanction mais manquement répété.

La réponse oiseuse de la DG concernant l’échelle des sanctions ne nous satisfait pas. Nous avons donc redemandé s’il existait une échelle des sanctions nationale permettant de garantir une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire.

Réponse DG : il n’y aura pas d’échelle nationale de sanction listant des motifs légitimes, la direction ne le souhaite pas. Au DAPE de prendre la bonne décision en fonction de la situation, c’est son pouvoir d’appréciation et les chiffres tendraient à prouver qu’il n’en abuse pas.

Page 6 :

Compte tenu du fait que PE devient juge et partie en la matière, il faut donc revenir logiquement à une règle administrative en vigueur par le passé : l’envoi de toute décision de sanction au DE par voie de lettre recommandée avec accusé de réception.

Il est également question d’une délégation donnée par la DR à un hiérarchique du DAPE (ou du directeur de la plateforme CRE) donc au DT ou au DTD pour servir d’instance de recours au DE qui contesterait la décision. Pensez-vous vraiment, au regard de ce qui pouvait se passer précédemment à l’ANPE par exemple, qu’un hiérarchique va déjuger son N-1 devant un demandeur d’emploi ?

Si oui, ne pensez-vous pas que cela aura une incidence localement et que cela remettra en cause l’autorité du DAPE ? Si toutes les décisions ouvrant voie à contestation sont confirmées par l’instance supérieure, comment peut-on parler en ce cas de droit de recours pour le DE ? En termes de garanties pour toutes les parties, ne devriez-vous pas envisager d’accorder un regard croisé au dossier, comme vous le faites du reste en cas de nomination dans l’encadrement supérieur ? Vous parlez d’expérimentations dans 3 Etablissements sur le sujet, qu’en est-il, aucune info là-dessus au CCE à ce jour ?

Réponse DG : la DG ne voit pas pourquoi le DT ou le DTD ne déjugerait pas le DAPE ou le directeur de la plateforme si les arguments du DE sont valables. Et ne manifeste pas d’inquiétudes sur la transmission des informations entre plateforme et agence via les outils informatiques existants en cas de sanctions prises au niveau de la plateforme, soulignant que des rencontres se font régulièrement entre plateformes et agences. Pas de nécessité de recourir à l’envoi de courrier en recommandé avec A/R.

Sur le refus de la direction d’opérer par envoi d’un recommandé avec A/R, nous avons tenu à entendre clairement la direction nous dire si ce refus se fonde sur une question de coût tant opérationnel que pécuniaire pour Pôle emploi ou sur d’éventuelles autres considérations.

Réponse DG : oui, il s’agit bien d’une question de coût si l’option de l’envoi d’un recommandé avec A/R n’est pas retenue.

Question diverse de la CGT-FO

En questions diverses, nous avons souhaité interpeller la direction sur les deux interventions contradictoires de Muriel Pénicaud au sujet du rapprochement entre Pôle emploi et les missions locales.

Comme indiqué dans l’article, la ministre de tutelle de Pôle emploi s’est exprimée publiquement le 4 décembre pour indiquer, nous citons :

“Je ne sais pas combien de fois il va falloir dire qu’aucune fusion n’est envisagée entre les missions locales et Pôle emploi”

Tout en répondant par écrit à la question d’un député, réponse publiée le 15 décembre :

“Pour ce qui concerne spécifiquement les missions locales, c’est le sens de la proposition qui est faite à travers la possibilité donnée aux acteurs locaux de mener des expérimentations pour rapprocher les agences Pôle emploi et les missions locales, selon des formes qu’il leur appartient de trouver, là où ces acteurs locaux le jugeront pertinent, et qui peuvent aller jusqu’à la fusion”.

Venant de quelqu’un qui entendait encore récemment adosser les suppressions de postes à Pôle emploi à la baisse du chômage avant de faire volte-face sur le sujet de la manière que l’on sait, nous souhaitons donc savoir au plus tôt ce qu’il en est exactement et quelles conséquences concrètes cela va induire pour Pôle emploi. Et donc que ce point soit abordé spécifiquement lors d’un CCE durant le 1er trimestre 2019.

La direction va prendre connaissance de ces interventions et nous répondra l’année prochaine.

Concernant la consultation du CCE sur les modifications du contrat C2P2S, la direction estime que l’absence de changement de tarifs ne la nécessite pas. Si toutefois les représentants des OS à la C2P2S insistent, la consultation aura lieu au CCE, même si elle est sans objet pour la direction.

Sur la question des heures de sorties anticipées avant les ponts de Noël et du jour de l’An, la direction estime que le dernier jour ouvré étant un jour chômé, cela justifie sa réponse négative d’anticiper les 2 heures au vendredi précédant le pont. Si en Hauts de France il y a eu une erreur d’interprétation en DP de la part de la direction qui s’est déjugée par la suite, la DG estime que le référé de 5 OS (dont la CGT-FO) au TGI qui a abouti à condamner la forme ne se prononce pas sur le fond. Et donc, il n’y a pas lieu d’étendre la décision à l’ensemble des autres établissements.

Pour la ‘’bienveillance’’, on repassera en 2019 !? 2020 !? 2021 ?!…

Ça tombe bien, la CGT-FO préfère, et de loin, le droit conquis, par le rapport de force s’il le faut, mais surtout par la libre négociation et la pratique contractuelle établie en toute loyauté. Et les sous-entendus n’ont là rien de fortuit.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

FLASH CCE 28 décembre 2018

Flash CCE 18 décembre 2018

En ouverture de ce CCE, nous avons procédé à la lecture de la déclaration préalable suivante:

” La CGT-FORCE OUVRIERE présente à l’ouverture de ce CCE ordinaire, dans un contexte social qui fait plus qu’écho à nos revendications, tient à évoquer concrètement la réalité de la pratique du dialogue social de la Direction Générale de Pôle emploi :

  • refus de négociation salariale à la demande de la CGT-FO, et ce alors même que les cadres dirigeants de Pôle-emploi sont eux augmentés à hauteur de 1,11% (cf. pièce jointe + article :https://www.capital.fr/economie-politique/business-france-pole-emploi-meteo-france-les-impressionnantes-remunerations-des-pontes-des-operateurs-de-letat-1318063). Courrier et fin de non-recevoir !
  • absence de réponse à cette heure du directeur général suite à notre courrier du mardi 11 décembre lui demandant instamment, une fois de plus, d’ouvrir des négociations salariales suite à l’intervention télévisée du chef de l’Etat et ses propos sur le sujet
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO, sur la protection sociale (santé et prévoyance) alors même qu’il ne s’agit que du respect de l’accord signé par la Direction elle-même. Courrier… et fin de non-recevoir !
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO sur la surcomplémentaire retraite (C2P2S) des ex-ANPE, alors même qu’il ne s’agit que du respect du règlement intérieur signé par la Direction elle-même.Courrier, Intervention en C2P2S, … et fin de non-recevoir
  • refus pas plus tard que mardi d’entendre nos revendications en C2P2S, dont la séance s’est terminée par une interpellation intersyndicale restée à cette heure elle-aussi lettre morte de la part de la direction.
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la formation. Intervention en CPNF, CPNC, CCE… et fin de non-recevoir
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la mobilité géographique à la demande de l’agent. Intervention lors d’une DSC(reportée déjà 3 fois), où nous avons demandé une ouverture de négociation sur le sujet, sans réponse positive de la part de la Direction.

Jamais, ici et ailleurs, la CGT-FO ne tournera le dos à son syndicalisme issu de la Résistance fondé sur la liberté et l’indépendance syndicale telles qu’édifiées par la Charte d’Amiens, construit sur les bases de la démocratie représentative, celle du mandat.

Ce mandat nous conduit aujourd’hui à vous demander explicitement de répondre aux revendications légitimes portées à Pôle emploi par la CGT-FO, au nom de celles et ceux que nous représentons.

Des revendications qui portent sur :

  • L’augmentation générale des salaires pour l’ensemble des personnels privés et publics
  • La renégociation de l’accord Classification
  • Une ouverture de négociation d’un accord de déroulement de carrière automatique pour TOUS les agents de Pôle emploi
  • L’arrêt de la GPEC
  • La participation de l’employeur à la surcomplémentaire à hauteur de la protection sociale
  • L’ouverture de négociations sur la formation, la protection sociale collective, le droit à une véritable mobilité…

Ce matin, nous apprenons que la SNCF et la RATP sont en capacité de verser des primes à leurs salariés, force est de constater que la direction générale de Pôle emploi est plus prompte à supprimer des effectifs sur injonction gouvernementale qu’à améliorer le pouvoir d’achat de ses agents à l’invitation de ses mêmes tutelles. “

Elle a amené le président du CCE à nous répondre d’une part que les cadres dirigeants bénéficiaient de revalorisations salariales moindres que celles des autres salariés de Pôle emploi et d’autre part que concernant le versement d’une prime, Pôle emploi est un EPA et pas un EPIC comme la SNCF et la RATP, et donc pas concerné par les déclarations du chef de l’Etat…

Suite à la lecture d’une déclaration de la CGT qui a quitté la séance dans la foulée, le président du CCE ayant indiqué qu’il déplorait qu’on se déplace sur les deniers publics pour lire une déclaration et partir aussitôt, alors que nous étions convoqués de 10h00 à 12h00, le SNU a alors pris la parole pour lui demander si, pour tenir de tels propos envers un agent des DOM, il faisait partie de l’IFRAP ou de ‘’l’association des contribuables associés’’ que le SNU a qualifié d’association d’extrême droite.

Suite à cela, le président du CCE très en colère, s’estimant peu ou prou qualifié de personne d’extrême droite, a décidé de suspendre la séance du CCE jusqu’à ce que de excuses lui soient présentées…

Au cours de cette suspension, nous avons vu voler en éclat ‘’le syndicalisme rassemblé’’ à force d’invectives entre organisations syndicales. La direction est revenue nous signifier le report du CCE au vendredi 28 décembre matin de 9h30 à 12H00 avec un vote à la clé concernant la C2P2S en soulignant la volonté du Président de ne plus présider le CCE jusqu’à nouvel ordre.

Pour conclure, la Direction a d’abord refusé notre demande de report du CCE relatif au mouvement social déclaré puis s’est plaint de payer trop de frais de déplacement pour finalement, à défaut d’avoir des excuses, reporter le CCE pour en plus, payer deux fois des frais de déplacement pour le même sujet au CCE… la suite au prochain épisode.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

Flash CCE 28 novembre 2018

Projet e-université ou …la digitalisation et transformation du modèle d’apprentissage à Pôle emploi.

Loi Pénicaud « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », transformation de la formation professionnelle, évolution des usages numériques, adaptation au contexte actuel, bref… se mettre à la « page numérique » sont les préalables (palabres) de la Direction pour justifier de l’intensification de la numérisation sur le volet formation.

Hébergé au sein de SIRHUS, e-université, a pour objet d’ouvrir des possibilités de développement de compétences par le Digital… Vaste programme !

Loin de nous de remettre en cause la nécessité de digitaliser la formation, la CGT- FO n’étant pas contre le progrès mais bien au contraire pour un progrès fait pour et par l’humain qui ne peut et ne doit être considéré que comme une ressource gérée à flux tendu, quelques points d’alerte :

– Les salariés ne sont pas tous égaux face au numérique, il convient d’organiser leur accompagnement au changement radical qui s’opère et de renforcer l’égalité face à la capacité d’apprendre « numérique ».

– Le digital, ne doit pas être le seul moyen de formation et s’opposer au présentiel, il doit le compléter.

– Le digital individualise la formation. Or la formation professionnelle est et doit rester un temps d’échange, de recul, de mise en perspective des métiers et de rencontre entre les collègues d’horizons divers. L a formation chacun pour soi tend à déshumaniser le processus d’apprentissage, isolant de plus en plus le salarié ; dans un monde qui prône l’individualisme, la CGT-FO estime qu’il est essentiel d’être rattaché à un collectif, quand bien même ce collectif évolue dans un contexte numérique.

– La formation en situation de travail, un changement radical : quel temps véritable dédié ? Quel suivi ? Quel environnement ?

– L’accompagnement des formateurs dont le « métier » est bouleversé ; pour la CGTFO, ils doivent être les premiers formés : sans leur accompagnement réel et sérieux la transformation digitale de la formation se fera sans eux… Ce que souhaite sans doute la Direction ?

Pour la CGT-FO, la digitalisation de la formation, comme celle de tous les actes métiers doit rester un moyen supplémentaire pour améliorer les conditions de formation et de travail des agents, et non pas une finalité. La Formation est un droit ! Ce n’est certainement pas en ouvrant des possibilités de formation numériques low-cost en lieu et place de véritables formations, à la main du salarié, pour se former tout seul dans son coin, qui permettra à la Direction d’affirmer que ce droit est respecté.

La Direction fait déjà de l’individualisation un nouveau moyen de gestion des ressources humaines… Voilà que l’individualisation s’insinue au sein des process de formation…sous couvert de digitalisation…

Digit@ll sa généralisation début 2019 après une phase pilote

En lien avec le sujet ci-dessous, Digit@ll, présenté avant la phase pilote au CCE du 19 juillet 2018, est un dispositif mis à la disposition des agents pour leur permettre d’effectuer l’autodiagnostic de leurs compétences digitales et ainsi pouvoir accéder à la formation personnalisée à la carte correspondante aux besoins identifiés par l’autodiagnostic… Bref, Digit@ll va tout régler !

Au CCE de juillet, la CGT-FO n’a pas manqué de souligner l’arrivée tardive d’un dispositif/formation, qui prenne enfin en compte la condition du salarié et de ses difficultés dans un environnement toujours plus numérique.

Pour autant, pour la CGT-FO, la méthode présente les mêmes travers, évoqués ci-dessus, à savoir que chaque agent se débrouille à faire son test, sur le lieu de travail, quand il peut, comme il peut …

L’auto diagnostic est sur la base du volontariat, certes, mais les managers sont fortement sollicités à porter le projet auprès des agents ; les agents qui ne font pas le test sont reçus (convoqués ?) en entretien par les managers…

La marche est trop accélérée pour que les agents mobilisent le digital dans leur activité, dans leur « relation » avec l’usager (demain MAP), dans la communication et leurs « relations » avec les autres. « Relation » entre guillemets… car tous les process mis en place, depuis la formation jusqu’à l’activité sur les sites…tendent à effacer, le lien et la relation avec…l’humain.

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

Flash CCE du 23 octobre 2018

Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019

Un intitulé qui ne mentionne même pas la baisse des effectifs, un document sur ces suppressions de postes remis sur table : la DG ne s’y prendrait pas mieux si elle voulait minimiser l’ampleur du démantèlement stratégique qu’elle ourdit en coulisses. Car il s’agit bien là d’une première étape vers la liquidation de Pôle emploi lui-même, conjugué à la contre-réforme de l’Assurance Chômage et de la formation professionnelle, préfigurant la casse de toute la protection sociale collective. “En même temps” sont attaqués les droits des chômeurs, ceux de tous les salariés… et forcément les nôtres. La DG, qui bien sûr n’aborde le problème que techniquement, estime que la montée en charge sur le traitement des dossiers des indépendants et des démissionnaires sera assuré par PES et le réseau, parlant d’un impact de « 200 ETPT » avec un tiers sur l’indemnisation pure que les gains de DSN absorberont, en indiquant une absence de diminution de l’activité GDD.

En gains de productivité, en 2019 à grandes mailles, la DG parle de gains en plateforme sur la mise en place de flux entre DGFIP (amendes et avis à tiers détenteurs), dématérialisation des AFPR et des PE (plateforme et agences), début du télépaiement (moins de traitement de chèques pour des indus), dématérialisation de la liste ASP, dématérialisation du contentieux géré en plateforme, baisse des fiches escalades et des réclamations en agence, le tout sans chiffrage. Le digital, « à la demande de notre public, du moins de certains d’entre eux » dixit la DG sera un « levier pour l’enrichissement du métier de conseillers », grâce à des « ateliers collectifs digitalisés » entrainant des gains d’efficience, de même que « Intelligence emploi » permettra de simplifier le travail des conseillers. A voir !

Par ailleurs, la mise en place des CSE devrait permettre à la direction de récupérer environ 200 ETPT dit-elle.

La CGT-FO réclame une cartographie détaillée des postes qui ont disparu en 2018 et en réponse à notre demande d’une consultation spécifique sur la baisse des effectifs, la DG répond que nous pourrons émettre un avis lors de la consultation sur la politique sociale de Pôle emploi d’ici la fin de l’année. Dont acte, sachant qu’il sera NEGATIF pour la CGT-FO ! En tout état de cause, la baisse des effectifs, même plus adossée par la DG à une baisse du taux de chômage, nous savons pertinemment qu’elle nous impacte parce qu’elle est le pendant de la casse de laprotection sociale collective, et « en même temps » celle des services publics dans ce pays, fruit de la RGPP, MAP et CAP 22 conjugués. Et pour ce qui est des gains de productivité liés au tout numérique, quand à Météo France on en arrive à supprimer 500 postes sous couvert de « progrès informatique », méfions-nous des gains numériques qui au final nuisent autant aux salariés qu’aux demandeurs d’emploi…. et ce gouvernement prétendra qu’il veut lutter contre le chômage !

« Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation

Nous avons déjà eu l’occasion de dire tout le bien que nous ne pensons pas forcément de la philosophie de cet outil qui est là pour appuyer des concepts aussi contestables que l’offre raisonnable d’emploi.

Dans le document fourni, sur près de 4000 agents utilisateurs en phase d’expérimentation, tous les verbatims présentés sont positifs, aucun retour négatif : étonnant, non ?!

Au niveau technique, il semble qu’il y ait de nombreux bugs non réglés à ce jour, histoire de rajouter de la complexité à l’arrivée d’un « bidule » qui va fortement impacter le quotidien des conseillers.

Toutes les formations prévues (tutoriel, base d’entrainement, simulateurs, parrainage, outil de guidance…) sont dématérialisées et optionnelles : bienvenue dans la généralisation virtuelle d’un outil présenté comme majeur !

Quelle plus-value humaine dans tout ça ?! Et demain c’est l’agent virtuel ? Plus besoin dans ce cas de se préoccuper de la baisse des effectifs, elle est  déjà en route !!

Information sur les expérimentations (Missions locales : éléments de méthode à destination des DIRECCTE et des DR de Pôle emploi)

Pour la DG, cela se fait sur la base d’une volonté locale (« du volontariat » dixit la DG). Pas de démarchage, les DT répondront aux initiatives des missions locales dans leurs territoires. S’il appert qu’une fusion serait la solution localement, rien ne se fera sans l’aval de la Direction Générale.

Dixit la DG, le champ des possibles est vaste… ce qui n’est pas très rassurant !

A la CGT-FO, il nous est revenu aux oreilles que des collègues travaillent déjà à ce rapprochement sur le terrain. Or, prétendre qu’on en est encore à de grandes incantations assez floues nous parait travestir quelque peu la réalité, les responsables nationaux du dispositif « Missions Locales » semblant assez frileux sur le sujet.

En plus des aspects RH, il y a derrière cela des impacts financiers sur lesquels nous ne savons rien. Pas question en tout cas d’être mis à terme devant le fait accompli en apprenant dans la presse une hypothétique fusion Pôle emploi / Missions Locales avec les conséquences qu’on imagine bien et qu’on peut décliner dès à présent !

Aujourd’hui rapprochement, demain guichet unique et ensuite fusion ?

Cela ne vous rappelle rien…Pour la CGT-FO c’est non !

Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation

Au terme du contrat actuel avec Natixis et Sodexho, la DG veut passer en 2021 à la dématérialisation totale. Aujourd’hui on est à 14% d’utilisation de la carte Appetiz. La DG propose une montée en charge progressive pour aboutir à 100% à terme.

Quand la DG argue au nom des prestataires, d’économies en termes d’édition de carnets de titres papier et de la fin des vols de carnets au bureau ou lors de livraisons (à supposer qu’une carte ne se piraterait pas à terme par un hacker), nous répondons flicage des utilisateurs par la traçabilité de leurs achats alors que la DG loue le nouveau pari de la confiance (pas pour tout) et perte du caractère social du titre restaurant. Si la DG semble décidée à passer en force, aujourd’hui 86% des agents n’utilisent pas la carte, à bon droit !

Pour la CGT-FO, que la DG améliore donc d’abord notre pouvoir d’achat en augmentant la valeur faciale du titre restaurant !

Télécharger Flash CCE 23 octobre 2018

Les 3 déclarations de FO au CCE du 23 octobre 2018

3 déclarations préalables ont été lues ce matin par les élus FO au Comité Central d’Entreprise.

Sur la baisse annoncée des effectifs:

“4 CHIFFRES & 3 LETTRES: 297 800 4000 4 milliards NON

297, c’est le nombre d’ETP supprimés à Pôle emploi en 2018.

800, c’est le nombre d’ETP que le gouvernement se propose de supprimer l’an prochain à Pôle emploi dans le cadre du PLF en cours de discussion au parlement.

4000, c’est a minima le nombre de postes en voie de suppression d’ici 2022 à Pôle emploi.

4 milliards d’€, c’est le montant des économies à réaliser d’ici 2022 au sein du ministère du travail.

A ces chiffres, nous pourrions ajouter la suppression des contrats aidés et le nombre croissant de départs liés à des licenciements pour inaptitude.

N.O.N, c’est le seul mot qui convient pour résumer ce que nous pensons à la CGT-FO de ces orientations politiques synonymes de démantèlement de Pôle emploi, voulu par les tutelles gouvernementales et organisés en lien avec la Direction Générale de Pôle emploi.

Face à un taux de chômage qui ne baisse pas, face à l’allongement de la durée d’inscription et la multiplication du nombre de travailleurs pauvres, pour la CGT-FO, supprimer des postes à Pôle emploi est une aberration antisociale.

Non seulement aucun de nos postes n’est de trop à Pôle emploi mais la seule réponse possible à la situation sociale actuelle, c’est l’embauche de personnel supplémentaire à Pôle emploi.

C’est pourquoi nous revendiquons au plus tôt la CDIsation de tous les collègues en contrats précaires et des embauches pérennes.

Au demeurant, qu’on nous explique comment on peut à la fois supprimer des postes et envisager un rapprochement avec les missions locales au terme d’une expérimentation voulue par ces mêmes tutelles.

Nous sommes dubitatifs et nous ne nous faisons guère d’illusion quant à obtenir un commencement de réponse à cette question au cours de ce CCE.

Quoi qu’il en soit, la CGT-FO exige que dès le prochain CCE soit mis à l’ordre du jour une information/consultation sur la baisse des effectifs programmée par les tutelles et la direction générale et non un simple point d’information.

Par ailleurs, et convaincu que ce n’est pas par la seule mobilisation des élus du CCE, ni même par celle seulement des agents et cadres de Pôle Emploi que seront empêcher ces suppressions de postes, la CGT-Force Ouvrière saura prendre toutes ses responsabilités dans la période qui vient pour mobiliser l’ensemble du personnel, et au-delà tous les salariés de ce pays, pour mettre un coup d’arrêt aux politiques destructrices auxquelles nous sommes confrontés.

La CGT Force Ouvrière rejette toutes les déprotections des salariés pour grossir les dividendes, au nom d’un ruissèlement dont certains économistes qui ont pignon sur rue se gargarisent,… qui assèche le fleuve et vont à l’encontre des intérêts des salariés de ce pays.”

Sur les recrutements à la mode téléréalité:

TELE REALITE ET REALITES DE TERRAIN

Ces derniers jours, les médias ont fait leurs choux gras de pratiques aberrantes qualifiées en substance d’initiatives locales malheureuses par la Direction Générale, consistant dans plusieurs établissements et sur de multiples sites à transformer en décalque d’émissions de télé réalité de très sérieux entretiens de recrutement auxquels ont pris part à la fois des demandeurs d’emploi et des entreprises, réunis sous l’égide de Pôle emploi.

De telles mascarades qui dévoient et décrédibilisent le service public de l’emploi et font fi du plus élémentaire respect dû aux demandeurs d’emploi rabaissés au rang de participants à un pseudo jeu où le ridicule le dispute au cynisme s’inscrivent pleinement dans le sale air du temps consistant à transformer le moindre spectacle télévisuel en compétition à élimination et où l’émotion préfabriquée prend le pas sur des notions aussi essentielles que la dignité humaine et l’esprit de solidarité.

Reflet de la société ubérisée du « chacun pour soi » voulue par ce gouvernement, ce type de dérives s’inscrit aussi pleinement dans la logique de l’entreprise agile et libérée devenue pour la direction de Pôle emploi le nouveau modèle de référence, quand bien même il est de bon ton de ne pas employer ce vocable-là.

Il suffit pourtant d’avoir assisté à une session dans un Lab pour s’en convaincre : sous couvert de pratiques ludiques, la Direction de Pôle emploi tend à infantiliser les agents pour mieux brouiller les cartes, le Nouveau Pari de la Confiance devenant l’alpha et l’oméga d’un management dit moderne.

Pour la CGT-FO, quand on en vient à faire croire aux agents (heureusement pas tous, loin s’en faut) qu’ils sont pleinement acteurs d’une organisation du travail pathogène alors qu’ils en sont les victimes, victimes comme les demandeurs d’emploi sont candidats à un humiliant jeu de la course à l’emploi et non plus des personnes qualifiées pour obtenir un contrat de travail grâce à leurs diplômes et/ou leur expérience professionnelle, c’est bien la preuve qu’on a décidé d’inverser la charge des responsabilités incombant aux employeurs en la faisant peser sur les épaules des salariés en activité ou privés d’emploi.

Ne pas trouver du travail devient dès lors la faute du demandeur d’emploi et non plus celle du patronat puisque parait-il, « il suffit de traverser la rue pour retrouver du travail » dixit ce chef de l’Etat pour lequel un chômeur est un profiteur du système et un fainéant en puissance.

Le conseiller de Pôle emploi lui-même, pris dans l’étau du Nouveau Pari de la Confiance qui se retrouvera culpabilisé en cas d’échec d’un système qu’il n’a pas voulu, va-t-il devoir jouer à présent les bateleurs de foire pour placer les demandeurs dont il a la charge ?

A la CGT-FO, nous nous insurgeons contre ces méthodes et que nous n’avons de cesse de combattre.

La liste est à présent longue du grand n’importe quoi dont certains se sont fait une spécialité à Pôle emploi, entre pages Facebook incongrues et décalques de programmes télé, encouragés par une communication interne allant pleinement dans le même sens, au point que des agents se mettent à porter perruques et déguisements pour vanter en vidéo les mérites de la méthode Agile.

Pour notre organisation syndicale, le seul moyen de dire stop aux mea-culpa médiatiques en série à chaque fois que Pôle emploi se singularise par la légèreté blâmable de ces dérives en tous genres, c’est de revenir à l’essentiel, en se dotant de moyens supplémentaires pour accomplir nos missions.

Pour la CGT-FO, non seulement il est hors de question de rendre le moindre poste aux tutelles et d’accepter un budget à la baisse, mais la CDIsation de nos collègues en contrat précaire doit être une priorité et le préalable à une vague d’embauches conventionnelles massive pour lutter efficacement contre le chômage de longue durée et la précarité dans un pays où les inégalités et le nombre de travailleurs pauvres ne cessent de s’accroitre, au seul bénéfice d’une minorité d’actionnaires.”

Sur les suppressions de postes à l’AFPA:

“AFPA : suppression annoncée de 1 541 postes et fermeture de 38 centres

Ce matin à la même heure, se tenaient le Comité central d’entreprise (CCE) et le Conseil d’Administration (CA) de l’AFPA afin que les 2 instances soient informées au même moment des

annonces du contenu du « projet de réorganisation de l’AFPA ».

C’est donc le massacre simultané de 1 541 postes équivalent temps plein, de 454 postes « modifiés » et la fermeture de 38 centres qui ont été annoncés à la perspective 2020.

Se retranchant derrière la possibilité de 600 départs en retraite et la création hypothétique de 603 postes créés en CDI dans le cadre de ce nouveau « projet », la direction estime ce plan ambitieux et crédible faute d’alternative !

Des réunions de négociation avec les Organisations Syndicales et les instances sont d’ores et déjà programmées jusqu’au 6 mars 2019, date de remise d’avis pour le CCE.

Une nouvelle fois, Force Ouvrière s’est opposée, aussi bien au CCE qu’au CA à toute suppression de poste et à toute fermeture de centre.

Pour Force Ouvrière, le seul objectif de la Direction et de la Gouvernance est de réaliser 21% d’économie sur les charges de l’AFPA. Tout cela sur le dos des salariés et de leurs conditions de travail.

Force Ouvrière en appelle aujourd’hui à l’État afin qu’il prenne les responsabilités qui sont les siennes pour que l’AFPA retrouve toutes ses capacités à former les demandeurs d’emplois, les salariés en reconversion pour leur intégration pérenne dans l’emploi.

Force Ouvrière confirme son opposition à la récente loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Elle en demande l’abrogation et le rétablissement du Congé Individuel de Formation (CIF) supprimé dans le dernier projet du gouvernement.

La formation professionnelle est un droit.

Faire mourir l’AFPA c’est détruire la formation professionnelle au moment même où le gouvernement ne cesse de communiquer hypocritement sur l’importance de la formation professionnelle.

La Confédération exprimera ses positions dans toutes les discussions à venir en défense de l’AFPA et soutient toutes les initiatives de la Section Fédérale Nationale Force Ouvrière de la Formation Professionnelle des Adultes pour faire valoir les revendications des salariés en matière d’emploi, de postes et de conditions de travail.

Le plan annoncé aujourd’hui est inacceptable.

 

Nous permettons de rajouter ici une question, qui n’a pas été posée en séance mais qui mérite toutes réflexions :

Comment doit-on interpréter cette liquidation (ni plus ni moins) de cet outil essentiel pour les salariés leur permettant d’acquérir des QUALIFICATIONS, liquidation mise en rapport avec le déploiement par le gouvernement de ce grand plan dit « compétences » et plus particulièrement déployé dans Pôle Emploi ?

Quand le même gouvernement d’un côté liquide les outils pour se qualifier, et de l’autre déploie ceux pour évaluer/apprécier des « compétences », c’est qu’il oppose l’un à l’autre, c’est que ces 2 notions sont pour lui contradictoires. Pourquoi ? Parce que les qualifications sont reconnues dans les classifications des conventions collectives, sont des garanties opposables… pas les compétences !”

TELECHARGER DECLARATION FO CCE 23 10 2018 EFFECTIFS

TELECHARGER DECLARATION FO CCE 23 10 2018 TELE REALITE ET REALITES DE TERRAIN

TELECHARGER DECLARATION FO AFPA CCE 23.10.18

Flash CCE – 19 juillet 2018

Point d’étape sur la vérification de l’effectivité de la baisse de charge
dans le cadre de la trajectoire des activités GDD

Ce  que nous apprennent les chiffres apportés par la Direction sur l’évolution de la charge GDD depuis 3 ans :

  • +90% d’entretiens GDC
  • +58% de flux téléphonique dont appels sortants GDD multipliés par 12
  • net GDD multiplié par 3

Dans ce contexte, pour la CGT-FO, prétendre qu’il y a une baisse de charge en arguant d’une diminution voire une suppression de l’ARC Indemnisation alors que l’activité est tout de même assurée (mais sous une autre appellation !), c’est de la pure félonie de la part de la Direction, juste pour cacher la charge réelle de travail des agents GDD et justifier la baisse des effectifs, grâce à l’arme de destruction massive qu’est l’accord GPEC.

Réclamant la communication du volume d’heures supplémentaires effectuées sur l’activité GDD, notre organisation estime que tout ce que l’on tend à nous fournir en matière de chiffres n’est que trompe l’œil. Car sous les radars, nombre de collègues non estampillés GDD effectuent des actes métiers GDD.

Et ça, nous le savons. La Direction le sait. Et pourtant, celle-ci persiste et signe déniant la réalité, pour la rendre conforme à son discours vis-à-vis des tutelles sur tel ou tel gain de productivité justifiant la baisse des effectifs et continuant à jouer main dans la main avec la signature de « partenaire » sociaux collaboratifs aidant à tresser la corde du bourreau.

La CGT-FO dit STOP à l’enfumage et exige la transparence totale sur le mode de calcul du taux de charge global utilisé par la Direction, alors même que le volume de DE des cat A à E n’a jamais été aussi élevé !

+7,2% sur 1 an des catégories A, B, et C confondues.

Information sur le dispositif d’auto diagnostic des compétences et connaissances digitales des agents de Pôle emploi

A la CGT-FO, nous nous interrogeons sérieusement sur le caractère bénéfique de dispositif “au profit” des agents. Derrière l’initiative nous voyons là un certain nombre de risques ou de limites à la soi-disant « autonomie » des agents pointés en séance :

– caractère obligatoire ou pas ? Réponse DG : sur la base du volontariat… pour commencer… ça promet !

– inscription à une formation complémentaire à la main de l’agent ? Ah non, passage obligé par une validation managériale.

Le « tout compétence », et en plus avalisé par le collègue lui-même, cela n’a-t-il pas un côté « tendre le bâton pour se faire battre ? » poser la question, c’est y répondre.

Le « tout compétence » est le fondement de la classification que nous condamnons et combattons, parce qu’il est la poudre de ce qui fait exploser toute garantie collective. Et là, l’individualisation va jusqu’à faire avaliser par le collègue lui-même les outils qui le sanctionnent.

Nous ne sommes pas des prêtres qui se flagellent, mais des salariés qui veulent se faire respecter. Le débarquement des outils numériques n’y change rien.

Présentation de la responsabilité sociale et environnementale développée à Pôle emploi

Sur ce dossier, il faut distinguer entre ce qui relève du règlementaire et qui s’impose de manière incontournable à l’employeur (notamment au niveau environnemental) et des belles promesses vis-à-vis du personnel. Au-delà du fait de lancer des « challenges », quid du choix « éthique(?) » de certains prestataires ? Quid de l’aspect RH du sujet (la Direction estime par exemple qu’elle a fait le nécessaire en matière de télétravail… et de réduction des écarts de rémunération et d’évolution de carrière entre femmes et hommes à PE… chacun appréciera…) ?

Pour la CGT-FO, quel écart, trop d’écart ! Entre discours officiel et réalité ! Mais surtout une duplicité de plus en plus visible.

Que de bons sentiments affichés pour tenter de masquer une réalité de plus en plus sombre !

Question diverse CGT-FO

Principe de neutralité politique à Pôle emploi : suite à une interpellation de nos camarades de la région Centre Val de Loire en CE et DP demandant à la DR pourquoi le secrétaire général d’un parti politique (LREM) avait été autorisé à des fins politiques à privatiser une salle de l’agence Pôle emploi de Dreux pour y rencontrer des demandeurs d’emploi sélectionnés par Pôle emploi et à une réponse lénifiante de la DR prétextant que Pôle emploi se doit de s’ouvrir à des « influenceurs », nous avons demandé à la DG ce qu’elle en pensait. Exemples à l’appui, nous avons recensé dans plusieurs régions un mélange des genres tendant à faire fi de toute neutralité. Locaux prêtés à des fins contestables durant les heures de service, invitations lancées à l’initiative de politiques pour des réunions au sein des locaux, participations de collègues es qualité à des réunions politiques pour parler de nos activités : il ne s’agit pas pour nous  de contester les stratégies de communication de tel ou tel mouvement politique (en l’occurrence celui au pouvoir) mais de dénoncer un mélange des genres incompatible avec la neutralité du service publique républicain. Qu’on se souvienne des réticences de la Direction vis-à-vis de visite de sites effectuées par notre secrétaire général il y a quelques années pour mesurer à quel point ce principe de neutralité tend à être battu en brèche par un régime de faveur envers nos tutelles. Lesquelles ne nous veulent pas du bien, c’est le moins qu’on puisse dire !

Votre délégation CGT-FO,  au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO,  Sébastien SOCIAS

Flash CCE 19 et 20 07 18

Déclaration préalable de la CGT-FO au CCE Extraordinaire du vendredi 20 juillet 2018

La délégation de la CGT-FO présente ce vendredi 20 juillet à ce CCE extraordinaire dont l’ODJ est « Etat des lieux des charges / ressources des services et missions de Pôle emploi en lien avec les charges de travail des agents de Pôle emploi » ne peut décoreller ce sujet de la série d’annonces toutes plus anxiogènes les unes que les autres porteuses d’un avenir sombre pour notre établissement :

• transfert des cotisations salariales Assurances chômage sur la CSG alors même que 70% du budget de Pôle emploi provient des cotisations perçues par l’UNEDIC via les URSSAF,
• lettre de cadrage du gouvernement sur les négociations Assurances chômage,
• suppression de 297 postes Equivalent Temps Plein (ETP) sur 2018,
• suppression des personnels en contrat aidés partiellement remplacés par des jeunes exploités en service civique, sans le moindre droit ni protection sociale, ni même ASC.

Et on nous parle d’une pseudo baisse du chômage qu’il faudrait anticiper, donc envisager plus loin encore la baisse des effectifs de Pôle Emploi… et comme par hasard depuis quelques temps il est demandé aux collègues de mesurer, à la mode taylorienne, leurs actes métiers. Serions-nous à cet égard devenus prestataires de l’IGAS ?

Pour la CGT-FO, nous le réaffirmons aucun poste n’est de trop à Pôle emploi.

Les missions confiées à Pôle emploi ne cessent de s’accroitre, les heures supplémentaires – sans parler de celles écrêtées – se multiplient pour faire face à la charge de travail.

La précarisation et les cohortes de contrats courts, voire ultra courts suivent une courbe à la hausse … exponentielle.

La force de notre établissement c’est le professionnalisme de ses personnels.

Chaque agent de Pôle emploi travaille, sans conteste possible.

C’est même pour cela et ce dès l’annonce l’an passé d’une baisse des effectifs à Pôle emploi pour l’année 2018 à hauteur de 297 ETP (mais soulignons que dès l’adoption de la loi de finance fin 2017, celle-ci induisait des milliers de suppressions de postes), que nous avons toujours condamné tout discours ou prise de position publique tendant à considérer que l’on pourrait se passer collectivement de quelque emploi que ce soit à Pôle emploi pour continuer à indemniser et aider les salariés privés d’emploi à retrouver du travail de manière pérenne.

Sauf à vouloir mettre en œuvre une nouvelle fois un principe maintenant bien rodé, principe échafaudé par ceux qui clament sans cesse qu’il y a toujours trop de fonctionnaires, trop de service public, principe qui fonctionne invariablement comme suit : pour casser un service public et le démanteler, on commence par le priver de moyens, pour ensuite dénoncer son incapacité de fait à assurer les missions que lui confie la loi.

On n’en est plus à accuser son chien d’avoir la rage pour pouvoir le piquer mais carrément au point de la lui inoculer pour mieux s’en débarrasser.

Loin d’être rassuré par le lancement d’une mission d’enquête de l’IGAS, dont on ne doute pas du professionnalisme, permettons-nous ici d’affirmer que nous ne doutons pas non plus de sa dépendance vis-à-vis de la tutelle politique.

Notre organisation syndicale se pose clairement en farouche opposante à toute suppression de postes à Pôle emploi. Et nous les combattons avec fermeté et détermination.

Non seulement nous voterions CONTRE ces suppressions de poste si le CCE devait se prononcer sur cette question, mais nous revendiquons une fois de plus et dès à présent la CDIsation de tous nos collègues en contrat précaire et le renforcement des effectifs de Pôle emploi, non pas pour se consacrer au contrôle des demandeurs d’emploi mais pour mieux les indemniser, mieux les accompagner dans leur tentative de retrouver un emploi stable. Et ce, dans un contexte on ne peut plus difficile que les chiffres ne démentent pas, n’en déplaise à nos gouvernants, de chômage toujours à la hausse au regard des 3 catégories A, B, et C confondues.

Maintenir voire augmenter les effectifs de Pôle emploi, c’est bien sûr, améliorer la conciliation vie professionnelle/vie privée de tous les agents, mais aussi et surtout mieux traiter les demandes d’allocations, mieux accompagner les DE vers un retour à l’emploi pérenne, mieux réaliser l’intermédiation et la prospection, mieux épauler les jeunes en service civique… toutes choses que la digitalisation à marche forcée ne rend pas aujourd’hui, ce que chaque agent, dans chaque agence, chaque service, constate quotidiennement.

Aussi, déplorons-nous que ce CCE extraordinaire se tienne si tardivement, un vendredi 20 juillet. C’est sans doute là le marqueur d’une volonté de ne pas affronter l’inquiétude, si ce n’est la colère des personnels et de leur représentants, et ce alors même que nous avons réclamé ce CCE il y a déjà plusieurs semaines et en l’absence du directeur général … mais c’est habituel … sans doute son sens du dialogue social.

Noyée sous un flot de documents qui confortent nos analyses sans nous fournir la moindre réponse quant aux perspectives d’avenir de Pôle emploi, notre délégation aurait souhaité que nous soit a minima fournie la typologie des postes supprimés dès cette année par ces décisions arbitraire et infondées, le flou artistique étant entretenu à tous les niveaux de Pôle emploi.

Sans attendre que la nouvelle loi de finances vienne chiffrer à l’automne les sacrifices que devra faire Pôle emploi et surtout ses agents pour complaire aux tutelles politiques et financières, nous appelons d’ores et déjà l’ensemble de nos collègues à se mobiliser pour défendre nos emplois, nos conquis conventionnels et notre protection sociale collective.

Car contrairement à ceux qui auraient déjà acté comme inéluctable une baisse des effectifs à Pôle emploi, voire à ceux qui seraient éventuellement prêts à l’accompagner en mode co-gestionnaires résignés, nous nous voulons porteurs d’un message de résistance sociale face à la volonté gouvernementale de nous faire passer à terme d’une fusion fondatrice à une évaporation dévastatrice.

Nous l’avons déjà dit ici et nous le martelons volontiers : nous ne sommes pas des grenouilles que vous ferez rôtir à petit feu pour satisfaire aux ukases du gouvernement.

« Touche pas à mon poste ! », tel est notre mot d’ordre explicite.

Que chacun choisisse à présent son camp.

Le nôtre, c’est et ce sera toujours celui de tous les agents de Pôle emploi ! C’est là notre mandat.

Télécharger la déclaration préalable de la CGT-FO au CCE extra du vendredi 20 juillet 2018

Flash CCE 29 juin 2018

Retour sur la concertation interne « convention tripartite » & sur le nouveau pari de la confiance

Pour la CGT-FO, ces initiatives de la Direction relèvent de l’instrumentalisation des agents sur l’air frelaté du « mode collaboratif » et de « l’intelligence collective » ou plus exactement du « tresser la corde pour vous pendre » avec en ligne de mire la baisse des effectifs de Pôle emploi sans jamais aborder ce sujet !

Sur la forme : on voudrait donc nous faire croire que les agents auraient leur mot à dire. Ah oui ? La concertation s’est déroulée dans le cadre fixé par la Direction, c’est-à-dire qu’il n’était absolument pas possible de s’affranchir des axes stratégiques posés par la Direction.

Sur le fond, quelle est la réalité de tout ça ? La convention tripartite demeure un contrat léonin entre l’Etat, l’Unedic et Pôle emploi, qui lui n’est pas financeur ou donneur d’ordres mais bien simple exécutant des deux premiers cités.

Quant au nouveau pari de la confiance… comment dire… Qu’on arrête donc de nous faire prendre des vessies pour des ampoules LED !

Outil de contournement des organisations syndicales et d’instrumentalisation des collectifs en période d’intensification de l’individualisation de la relation de travail salarié/manager, ce « bidule » à la limite de l’imposture intellectuelle ne nous convient en rien. Comment oser parler de « confiance » avec un grand sourire engageant alors qu’il est annoncé 4000 postes en moins ?! Et qu’une mission est confiée à l’IGAS pour mettre en place une « méthode solide » pour mettre en lien la baisse des effectifs…avec une baisse hypothétique et supposée du chômage. Si la naïveté peut-être parfois salvatrice, la lucidité est un impératif de l’action syndicale, et celle-ci impose d’anticiper des conclusions de cette commission qui valideront sans coup férir la baisse des effectifs voulue par gouvernement et la DG.

Pour la CGT-FO, aucun poste n’est de trop à Pôle emploi et nous les défendrons tous !

Présentation du prélèvement à la source

A la CGT-FO, « nous avons toujours été opposé à cette réforme qui complexifie le recouvrement de l’impôt sur le revenu ainsi que la relation du contribuable à l’administration fiscale et à l’impôt. Les bénéfices réels de cette mesure sont en réalité nuls. Une telle complexité ne peut, dès lors, que cacher un objectif : la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu et fragiliser ainsi encore un peu plus le financement de la protection sociale collective. Quand la source est mauvaise, ce qui en sort l’est aussi ».

C’est ce que notre secrétaire général Pascal Pavageau écrivait en novembre 2016 et que nous reprenons aujourd’hui à la virgule près.

Ceci étant dit, nous avons donc des inquiétudes et des interrogations sur la mise en place de ce dispositif, tant au niveau des demandeurs d’emploi que des agents de Pôle emploi. Et presque plus vis-à-vis des demandeurs d’emploi que des agents, car si nous faisons confiance aux collègues en charge de ce dossier en interne pour ce qui a trait au prélèvement à la source des agents de Pôle emploi, comme nous faisons confiance à nos élus pour relayer via les DP les réclamations des collègues, nous allons devenir malgré nous un rouage d’une administration fiscale totalement externe à Pôle emploi. La DG table sur un faible taux d’imposition des DE et tend à minimiser les impacts à terme.

Grosses inquiétudes en perspective ; la Direction a beau dire que Pôle emploi ne se substitue pas à la DGFIP, mais c’est bien le conseiller qui en zone d’accueil sera le 1er interlocuteur du DE sur les questions du PAS (Prélèvement A la Source).

SIRHUS : module recrutement

Si SIRHUS va intégrer les applications de la BDE (sauf pour les agents publics pas prévus au dispositif à ce jour sur les aspects « promotion et évolution de carrière »), ce qui nous intéresse en priorité c’est le volume de recrutement encore prévu au regard du chiffre annoncé de postes supprimés dans les prochaines années.

Réponse du DGARHRS : il n’y aura pas de licenciements à Pôle emploi et on continuera à recruter.

Il peut compter sur la CGT-FO pour combattre toute baisse d’effectifs comme pour réclamer des effectifs supplémentaires et la CDIsation des collègues en contrats précaires !

Questions diverses CGT-FO

Situation à Mayotte : Quid de la situation sismique en termes de sécurité des personnels sur l’île ? Quid de la création d’une DR à Mayotte ? Quid de la retraite complémentaire ?

Réponse DG : vigilance renforcée suite à notre interpellation sur la sécurité, dossier retraite toujours en cours, création envisagée d’une DR mais projet pas encore finalisé…

Télétravail : il semblerait que les signataires de l’accord QVT aient modifié les termes de ce dernier concernant le télétravail. Le DG a indiqué que les quotas n’étaient plus de mise. Des activités exclues de l’accord telles que le 3949 seraient désormais éligibles à la modalité. Bref, sur le terrain, l’inégalité de traitement règne et le flou est de mise.

Aujourd’hui comme durant la négociation de l’accord, la CGT-FO persiste et revendique des règles claires, lisibles pour tous et donc opposables le cas échéant par l’agent à sa hiérarchie. La commission de suivi n’a pas les prérogatives d’une Commission Paritaire de Négociation (CPN).

La CGT-FO exige d’avoir connaissance de toutes les modifications apportées illégitimement dans et par la commission de suivi, impliquant exclusivement les signataires de l’accord, pour qu’un point soit fait dans les CE des régions. Et pour qu’il y ait changement effectif, la DG qui se targue d’être championne en “dialogue social”, doit convoquer une CPN !

Réponse DG : les règles sont claires mais certaines réponses hiérarchiques ne vont pas toujours dans le sens voulu en l’absence de quotas.

Il n’y a décidément pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre…

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

Télécharger le tract Flash CCE 29 JUIN 2018

Flash CCE 24 mai 2018

Baisse des effectifs à Pôle emploi : pour la CGT-FO, c’est non ! Aucun emploi n’est de trop à Pôle emploi !

Longs débats en amont du CCE extraordinaire du jeudi matin au sujet des annonces du DG et de la ministre Pénicaud dans la presse et dans des réunions internes autour de la suppression à venir de plusieurs milliers de postes à Pôle emploi. En effet, interrogé sur le sujet par des journalistes le DG estime légitime de s’interroger sur « le corollaire baisse du chômage/baisse des effectifs » (sic). DE QUELLE BAISSE DU CHOMAGE PARLE-T-ON ? Dans ce contexte, on comprend rétrospectivement mieux la décision de ce gouvernement de ne plus publier les données chiffrées établies par Pôle emploi – sur toutes les catégories de DE- pour privilégier une publication INSEE trimestrielle…

Pour la CGT-FO, on voit parfaitement clair dans le jeu de la direction générale, qui en bon « premier de la classe » est prête à se départir de plusieurs milliers de postes si le gouvernement l’exige, quitte à vouloir faire croire à tout le monde que le chômage baisse même et surtout si tel n’est pas le cas !

L’ensemble des représentants du personnel au CCE, dans une délibération unanime, ont réclamé un CCE extraordinaire sur ce sujet souhaitant qu’il se tienne d’ici à la mi-juillet.

On attend désormais une réponse du DG à cette demande, lui qui ce jeudi matin a fait le choix d’aller se faire interviewer à la radio plutôt que de venir répondre aux questions des élu(e)s du CCE : voilà pour le « renouveau du dialogue social » à Pôle emploi !

Sur le sujet de la baisse des effectifs, voici la déclaration préalable de la CGT-FO que nous vous invitons à diffuser largement:

DECLARATION DE LA CGT-FO AU CCE DU JEUDI 24 MAI 2018

Convoquée ce jeudi 24 mai 2018 à 2 CCE successifs, l’un extraordinaire portant notamment ce matin sur une information en vue d’une consultation sur les nouvelles modalités de l’offreraisonnable d’emploi et l’autre ordinaire visant à nous consulter à la fois sur les modalités d’organisation des activités d’appui-gestion en plateformes et en agences et sur le renforcement des effectifs affectés au contrôle de la recherche d’emploi, la délégation CGT-FORCE OUVRIERE n’entendait pas aborder ces sujets sans qu’au préalable le directeur général et ses représentants répondent à nos interrogations légitimes, qui sont celles de l’ensemble du personnel de Pôle emploi.

Depuis plusieurs semaines, par voie de presse, mais aussi par communications (plutôt vagues) à certains niveaux hiérarchiques, circulent des informations concordantes faisant état de la suppression de plusieurs milliers de postes à Pôle emploi, à plus ou moins brève échéance. C’est la confirmation de la loi de finance de décembre dernier, que Madame la ministre ne dément pas. Pour Force Ouvrière, ce n’est donc pas une surprise, et nous nous félicitons que ces confirmations récentes provoquent non seulement de l’émoi dans les agences et services, mais aient incité des collègues à se mobiliser dans le cadre du mouvement de grève de ce mardi 22 mai.

Or, silence radio du directeur général sur le sujet qui attendait sans doute que nous l’interpellions comme c’est présentement le cas pour daigner en informer les représentants du personnel.

Silence radio disions-nous, pas tout à fait en fait puisque ce matin le DG a préféré honoré de sa présence les plateaux de France Info plutôt que de venir en CCE évoquer la baisse des effectifs, enfonçant le clou au lieu de nous rassurer.

A la question de savoir si il y aurait moins d’effectifs à Pôle emploi en cas de baisse du chômage, à l’entendre, le DG estime qu’il est légitime de s’interroger sur le corollaire « baisse du chômage/baisse des effectifs » parlant ainsi d’approche « raisonnable » du sujet, auquel il n’est pas opposé, le débat devant s’engager sur le sujet à Pôle emploi avec les organisations syndicales, a-t-il ajouté. Voilà qui n’est pas de nature à nous rassurer !

Si nous réfutons par avance toute explication tendant à adosser cette baisse des effectifs à une prétendue baisse du chômage, dont les chiffres indiquent au contraire que le chômage de longue durée s’accroit, tout comme celui des plus jeunes et des plus de 50 ans, quand les reprises d’activité s’effectuent sous la forme ultra majoritaire de contrats précaires à durée déterminée, en témoigne l’augmentation significative du nombre de DE catégorie A, B, C confondues, nous voulons à présent connaitre les intentions précises de la direction générale (et par voie de conséquence, celles du ministère) sur ce sujet .

En effet, nous ne savons rien du « quand », du « qui » et du « comment » qu’induisent ces suppressions. Assurément, c’est là le sens du dialogue social de la direction générale et de ses commanditaires, que tous les agents, comme les élus du personnel, constatent amèrement et quotidiennement.

Nous savons pour l’avoir combattu que les ordonnances Macron-Pénicaud permettent désormais le recours à des ruptures conventionnelles collectives et qu’un plan de départs volontaires est programmé dans la fonction publique.

Que la direction générale nous dise clairement si ce sont là des méthodes qu’elle compte retenir, et si oui à quelle échéance, dans quels établissements et en visant très précisément quelles activités puisque dans le même temps est porté à l’ODJ du CCE ordinaire de cet après-midi le renforcement des équipes dédiées au contrôle de la recherche d’emploi. Et pas pour quelques dizaines, mais bien pour plusieurs centaines ! Autant d’effectif en moins s’ajoutant à ceux qu’on dit vouloir nous supprimer pour assurer demain nos missions, qu’elles soient de service public ou de protection sociale, alors que nous en manquons cruellement et que, comme dit plus haut, tout examen honnête confirme que le chômage ne cesse d’augmenter, et que la précarité galopante accentue les difficultés dans les agences.

Que la DG nous dise également si le report des négociations sur les élections professionnelles 2019 à la sauce des ordonnances Pénicaud-Macron (encore elles) est lié ou pas à ces suppressions annoncées, car nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que les seuils des effectifs, établissement par établissement, seront directement impactés par ces suppressions de postes, et donc le nombre d’élus aussi…

Les modifications et reports successifs des différentes négociations prévues au calendrier social national sont-ils l’indice d’un tsunami social à venir à Pôle emploi ?

On est en droit de le penser tant le flou le plus total préside aux destinées de Pôle emploi ces dernières semaines.

Quand depuis plusieurs mois on nous parle de « nouveau pari de la confiance », de « participation à la réflexion autour de la négociation de la future convention tripartite » et « de renforcement du contrôle des chômeurs », nous répondons aujourd’hui et plus que jamais : moyens humains, défense de nos droits collectifs et devenir de Pôle emploi en tant qu’organisme de service public, mais aussi de protection sociale collective.

Nous attendons donc du Directeur Général, et de ses représentants des explications loyales et circonstanciées, en invitant l’ensemble des délégations et des représentants du personnel de Pôle emploi au sein de ce CCE à se prononcer explicitement CONTRE toute suppression de postes à Pôle emploi.

Pour la CGT-FORCE OUVRIERE, aucun poste, aucun agent n’est de trop à Pôle emploi, sauf à considérer que les conquêtes démocratiques et sociales, celles qui ont permis l’édification des services publics d’abord, et de la protection sociale collectives ensuite, sont obsolètes.

D’aucuns le pense et l’ont affirmé déjà depuis longtemps, on pense notamment à Mr Kessler ex-vice-président du CNPF de l’époque qui affirmait qu’il fallait détricoter tout le programme du Conseil national de la résistance. C’est dire si ces politiques ne sont pas modernes.

A Force Ouvrière, nous le martelons, ces politiques, ces contre-réformes, sont suicidaires économiquement, socialement et démocratiquement.

Projet de renforcement des équipes de contrôle de la recherche d’emploi

Suite à une délibération unanime des élu(e)s du CCE demandant l’abandon de ce projet, demande refusée par la direction, nous avons lu la déclaration suivante :

« Pour la CGT-FO, le renforcement spécifique du contrôle de la recherche d’emploi n’est pas admissible dans un pays où vis-à-vis de l’opinion publique le gouvernement préfère stigmatiser des citoyens privés d’emploi sur lesquels on fait planer une détestable forme de suspicion pouvant se résumer à « chômeurs = profiteurs » plutôt que de lutter drastiquement contre la fraude à l’assurance chômage émanant des entreprises, sans parler de la fraude fiscale de manière plus globale.

Tendre à faire croire par ailleurs que Pôle emploi renforce ses équipes CRE, comme si cela se traduisait par des embauches supplémentaires dans un contexte de baisse des effectifs, ne peut que nous inciter à nous prononcer contre ce projet de renforcement du contrôle.

Car nous ne validons pas l’argument consistant à assimiler le contrôle à une modalité permettant de  redynamiser des demandeurs d’emploi alors qu’il suffirait de renforcer l’accompagnement interne des demandeurs d’emploi pour obtenir des résultats autrement positifs.

Ce qui passerait logiquement par des renforts d’effectifs, que nous revendiquons pour Pôle emploi, nous inscrivant en parfaite opposition avec les annonces négatives des tutelles et de la Direction Générale sur les effectifs de Pôle emploi».

Voilà ce que nous avons déclaré après notre vote négatif, sachant que nous considérons, compte tenu du contexte social actuel, que tirer des plans sur une comète « baisse des effectifs » dont on ne connait ni la vitesse ni la taille nous incite à la plus grande vigilance. Revendiquons et résistons contre la casse sociale !

Pour la CGT-FO, la mobilisation de l’ensemble des agents et cadres de Pôle emploi s’impose !

Explication de vote sur les principes organisationnels des activités appui-gestion en agences et en plateformes

La CGT-FO a voté contre le projet “consultation sur les orientations en matière d’organisation des activités d’appui-gestion en plateformes et en agences” notamment en raison de la généralisation du 3949, après la mise en place de la GPEC qui a décimé les effectifs GDD au point de mettre en grande difficulté certains sites et de créer une surcharge de travail pour les agents GDD. Enfin l’absence de communication des résultats de l’expérimentation qui a duré plus d’un an, rajoute à la motivation de notre opposition au projet.

Ce vote a recueilli 14 voix négatives sur 20, autrement dit un camouflet de plus pour la direction générale !

Votre délégation FO au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS FO Sébastien SOCIAS

Déclaration préalable au CCE du jeudi 19 avril 2018

Déclaration préalable de la CGT-FO au CCE du jeudi 19 avril 2018

En ce nouveau jour d’appel à la grève pour la défense des services publics et des statuts, 3 organisations syndicales ont chacune demandé par mail à la direction générale un report de l’instance.

Cette demande a été relayée par le secrétaire du CCE, et des élus ont également porté cette même demande respectueuse d’un droit constitutionnel, fondement d’une démocratie réelle, sur un sujet impactant de plein fouet le Service public de l’Emploi, ses salariés de droit privé et ses agents sous statut public.

Force est de constater que la Direction Générale a fait le choix de maintenir ce CCE, arguant du fait que cette grève ne concernait pas le Service Public de l’Emploi.

Or, nous l’affirmons avec force, siéger aujourd’hui, ce serait tout simplement accepter que tout puisse se discuter à tout moment, sans tenir compte en aucune façon des luttes syndicales de l’ensemble des secteurs professionnels qui agitent socialement notre pays, comme si Pôle emploi vivait en dehors de l’espace et du temps.

Par ailleurs, nous avons pu constater à cette occasion que l’établissement choisissait également ses interlocuteurs en répondant à certains et pas à d’autres.

Sans doute est-ce là le sens du « renouveau du dialogue social » et la stratégie de division qu’entend déployer la Direction Générale, à l’instar de Air France, au hasard, dans le cadre du fameux, pour ne pas dire fumeux, « séminaire » prévu le 25 mai prochain.

Défendre les intérêts matériels et moraux des salariés de Pôle emploi, c’est aussi pour nous se battre sur le champ interprofessionnel et à ce titre nous vous portons d’ores et déjà, une nouvelle demande de report concernant cette fois le CCE du mardi 22 mai prochain, jour d’un nouvel appel à la grève, d’un nombre de plus en plus grand d’organisations syndicales, à cette heure et sans présumer de la colère qui gronde, dans la Fonction Publique.

Et pour ce qui concerne plus spécifiquement notre établissement, nous contestons notamment:

– La baisse des effectifs voulue par le gouvernement et répercutée sans sourciller par la direction générale comme cela a été le cas pour la fusion des régions… et on voit ou nous en sommes

– Un budget revu à la baisse par le gouvernement

– La consultation mise à l’ordre du jour de cette instance alors qu’une grève qui s’annonce puissante notamment dans les transports engendre l’absence de très nombreux élus et organisations représentatives du personnel

Télécharger la déclaration préalable CGT-FO CCE 19 04 2018

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