Catégorie : CCE

FLASH CCE du mercredi 20 février 2019

Etaient présents pour la DG : J.Y Cribier, D. Blondel

Figuraient à l’ordre du jour de ce CCE ordinaire les points suivants :

  • Consultation sur le lot 4 SIRHUS – module compétences
  • Information sur le lot 4 SIRHUS – module gestion de carrières
  • Présentation du bilan des expérimentations : conseiller référent indemnisation, offre de services suivi/guidé/renforcé et TPE/PE
  • Questions diverses

En ouverture de ce CCE, nous avons demandé le report du CCE de mars, fixé initialement au… 19, jour de grève interprofessionnelle nationale. Réponse favorable de la direction : le CCE est reporté au vendredi 22 mars.

On se permettra de relever ici que les décisions en matière de report ou non du CCE sont à géométrie variable. Il n’y a pas si longtemps, celle-ci refusait ce report au prétexte qu’un appel interprofessionnelle « ne concernant pas Pôle emploi » ne pouvait justifier un report.

Mais comment rester sur de telles positions quand le dit appel revendique l’augmentation générale des salaires, alors que, sauf mobilisation massive, s’annonce une nouvelle année de NAO à 0 ? Comment camper sur ce type de position quand cet appel revendique la sauvegarde des services publics et l’arrêt des suppressions de poste ?

La direction elle-même reconnaît donc que les agents et cadres de PE sont bien directement concernés !! Oui, les revendications Interpro sont les mêmes que celles que nous avons à PE !

Consultation sur le lot 4 SIRHUS – le volet compétences

Explication de vote négatif de la CGT-FO :

 SIRHUS intègre le volet « compétences » ; l’évaluation des compétences sera réalisée à partir d’un référentiel de compétences ; autodiagnostic, auto-évaluation, évaluation managériale, regards complémentaires jalonnent ce volet ; des contraintes/concepts qui découlent directement des accords GPEC, Classification… que nous dénonçons ; un référentiel de compétences qui n’émane pas d’une négociation avec les organisations syndicales, mais des décisions RH unilatérales de la Direction (Contrairement, , à ce que prévoit l’article 10 de l’accord Classification, et c’est utile de le préciser ici), tout comme le référentiel des métiers qui n’a jamais été négocié ; par ailleurs, le fond du sujet est bien cette notion de compétences sur laquelle la CGT-FO s’est déjà exprimée : les compétences exit les qualifications et l’expérience acquise, c’est tout le pouvoir laissé à l’employeur ! ( CF Flash CCE du 24 janvier 2019).

A noter que la CGC a émis un vote positif, « un oui de vigilance et de progrès » (dixit). Si ce n’est pas de l’accompagnement du système…

Information sur le lot 4 SIRHUS – volet gestion de carrières

Long exposé sur le contenu de ce volet qui contrairement au ‘’volet compétences’’ ne fera pas l’objet d’une consultation.

La part belle est faite au dispositif de détection de potentiel, dispositif pour le moins toujours obscur, dans les faits, même si la Direction évoque sur le papier le processus suivant : campagne EPA, campagne de pré-identification, Instances Carrières, Mises en œuvre des décisions, Pilotage opérationnel… Tout ceci à la main de l’employeur, et uniquement à la sienne bien entendu… !

Présentation du bilan des expérimentations : conseiller référent indemnisation, offre de services suivi/guidé/renforcé et TPE/PE

 Sur l’expérimentation à destination des TPE/PE présentée par la direction Offre de service Entreprise, on a le sentiment qu’on reprend de vieilles formules qui ont déjà fait long feu par le passé quand la DG avait estimé que la prise d’offres n’était plus une priorité. Aujourd’hui, si l’idée de vouloir récupérer des offres est louable pour faciliter le placement des demandeurs d’emploi, c’est forcément la quadrature du cercle sur le terrain pour libérer des ETP sur de telles activités alors que la DG a accepté de rendre des postes aux tutelles. Faire plus avec toujours moins de moyens est une posture idéologique et financière à laquelle nous nous opposons, en revendiquant des embauches en CDI supplémentaires.

 Sur l’expérimentation « conseiller référent indemnisation », à la CGT-FO, nous avons un retour négatif, celui d’une perte de sens du travail au quotidien des agents GDD, contrairement à ce que la direction indique dans un bilan qui ne chiffre pas le nombre de ces collègues et qui fait fi de la question de la charge de travail et de sa répartition, après qu’une trajectoire GDD programmée par l’accord GPEC, ait décimé les métiers GDD. Et les chiffres de la direction elle-même démontre que la baisse de charge attendue dès 2017… est toujours attendue en 2019 !!

 Sur l’offre de services suivi/guidé/renforcé, c’est une des options que la DG escompte mettre sur la table le cas échéant dans le cadre de la négociation tripartite, tout en soulignant ne pas trop savoir vers quoi la tripartite inclinera Pôle emploi en termes d’offre de service.

Concernant les questions diverses, notre délégation souhaitait évoquer les sujets suivants :

La DG confirme qu’elle n’avait pas à nous consulter sur ce dossier et va vérifier ce qui a été dit dans cette vidéo.

  • Le dossier « intelligence artificielle » et son financement à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’€ précédemment évoqué en CCE et qui ne nous a toujours pas été présenté.
  • Ce dossier sera présenté prochainement en CCE.
  • Un point sur le rapprochement entre PE et les missions locales et Cap Emploi sur lequel nous sommes en déficit d’informations depuis plusieurs mois. En clair, vers quoi se dirige-t’on concrètement avec les missions locales et Cap Emploi ?

Sur ce point, s’il y avait du nouveau qui amène à aller vers une forme de rapprochement avec les missions locales et/ou les Cap Emploi, des informations seraient faites dans l’instance nous dit la DG.

Il nous faudra y revenir. Ce dossier, selon nous, ne peut faire l’objet que d’une simple information mais bel et bien une info consult.

  • Une présentation de la réorganisation des DGA suite à la nomination de Mr Paul Bazin de Jessey* comme DGA dans une DGA rassemblant désormais les équipes de la stratégie, des affaires juridiques, du cabinet, de l’inspection, de la RSE, du management des risques, des relations institutionnelles et de la protection des données et de l’innovation, impactant également la DGA de Mr Ohier, suite au départ de Mr Rivoisy.

La DG estime que les élu(e)s du CCE peuvent s’informer utilement en allant voir l’organigramme sur l’intranet.

 

*Un rapide coup d’œil sur Linkedin permet de se faire une idée du parcours… encore court… de cet énarque qui fréquente les couloirs du pouvoir depuis… qu’il est sorti de l’école ?

RESISTER REVENDIQUER RECONQUERIR

NEGOCIER

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Fabrice SMACCHIA, Marie-Carmen TORRES, et RS CGT-FO,  Sébastien SOCIAS

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FLASH CCE extraordinaire du jeudi 24 janvier 2019 – L’après-midi

Etaient présents pour la DG : J.Y Cribier, M. Ohier, T. Bouillon, D. Blondel

Ce CCE extraordinaire était consacré à la consultation sur la politique sociale de Pôle emploi et à la restitution du rapport du cabinet SYNDEX, suite à une expertise, votée à l’unanimité par les membres élus du CCE.

Pour rappel, si la CGT-FO a voté l’expertise, le prestataire SYNDEX, n’était pas notre choix ! Pour cause, SYNDEX avait déjà été « coopté » par la CFDT… et les accointances de ce cabinet avec la CFDT sont connues.

Ce rapport volumineux regorgeant de graphiques, ne nous apprend rien de fondamental que nous ne sachions déjà. Il s’étend sur le développement du chômage depuis 2010 ; fait des comparatifs entre charges/ressources sur les dernières années, voire depuis la fusion, y compris région par région ; examine l’évolution de la productivité au regard de l’évolution des activités confiées à Pôle emploi, mais aussi de l’absentéisme ;  épluche l’évolution des effectifs, de “l’investissement” financier dans la sous-traitance… tous ces chiffres et éléments malheureusement examinés au seul regard des indicateurs de la direction. Mais, “circonstance atténuante” en faveur de ce cabinet : dans un laps de temps aussi court, comment s’en sortir autrement ?

Notons pour autant un parti pris que nous ne pourrons pas partager avec ce cabinet. En effet :

  • l’examen de l’évolution des effectifs ne pointe à aucun moment l’accord GPEC en tant que tel ?? on nous propose même « une mise en œuvre plus fine et concertée (montante et descendante) de la GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels) à tous les échelons de l’entreprise, tout comme un accompagnement aux changements».
  • la démarche QVT de la direction et l’accord du même nom sont largement développés, soulignés comme une bonne chose, mais il faudrait aller encore bien plus loin :

Citons : Vers un Accord QVT 2020-2023

  • Un accord qui associe les partenaires sociaux autour d’une politique de la qualité de vie au travail
  • Un accord qui tourne le regard vers le terrain et soutient le dialogue avec lui et ses représentants. (Note FO : fort de café, au moment même où la DG, s’appuyant sur les ordonnances Macron, redistribue drastiquement à la baisse, et leur nombre, et leurs prérogatives…)

… et nous osons poursuivre… un accord qui associe et transforme les élus du personnel et les organisations syndicales en corps intermédiaires, en rouage de la direction pour appliquer sa politique… sociale… C’est-à-dire encamisoler toute expression libre et indépendante portant les revendications des salariés, quelques soit leur niveau hiérarchique. Ce ne sont plus des accointances avec la CFDT, c’est une succursale !

Ainsi, et de fait, la lecture de cette expertise confirme si besoin que la CGT-FO, vote CONTRE la politique sociale de la direction lors de cette consultation. L’histoire malheureusement ne fait pas que se répéter, elle se poursuit, s’aggrave, voire s’accélère !

Et pour être plus explicite encore en séance sur notre vote :

  • Dans le contexte persistant de baisse des effectifs imposée par le gouvernement et engagée par la DG de Pôle emploi,
  • Face aux refus de revalorisation salariale à Pôle emploi, (1 mois de salaire annuel perdu en comparant l’évolution des salaires à l’Unédic !)
  • Face à l’individualisation à outrance de la relation de travail, illustrée notamment par une classification au rabais que la CGT-FO ne cesse de dénoncer et combattra sans relâche, en revendiquant un accord de déroulement de carrière automatique pour tous à Pôle emploi.
  • Face à la logique de compétences que la CGT-FO réfute,

La direction l’aura compris, ainsi que toutes organisations syndicales autours de la table de ce CCE, la CGT-FORCE OUVRIERE  n’entend pas se laisser enfermée. Nous continuerons sans relâche à affirmer et porter, en toute indépendance, les revendications !

C’est sans ambiguïté que la CGT-FORCE OUVRIERE vote CONTRE cette politique plus antisociale… que sociale ?!

Résultat des votes :

18 votants = 16 CONTRE (FO / SNU / CFDT / CGT / CFTC /SNAP) et 2 abstentions (CGC)

Notons ! La baisse d’effectifs touche l’ensemble du personnel, la nouvelle classification au rabais impacte notablement les cadres, et la CGC ne vote pas CONTRE cette politique !?

Si chacun est libre de son choix, il serait de bon ton que les cadres de Pôle emploi fassent le bon, lors des prochaines élections en évitant de voter en faveur de ceux qui, prétendant les servir, les desservent ostensiblement depuis plusieurs mois… et pour sourire, un argument supplémentaire :

« Si la baisse des effectifs va rendre la tâche plus facile à l’encadrement, parce que moins d’EPA, moins d’ESA, moins d’ORS… (ce qui par ailleurs coûte une fortune à l’établissement, en temps et en énergie !, fortune qui serait bien mieux investie dans les salaires et autre déroulement de carrière automatique…), cette baisse d’effectif va à l’inverse leur rendre la tâche on ne peut plus compliquée pour organiser la délivrance des services que PE doit rendre à ses usagers, … en maintenant toujours à fond la pédale d’accélérateur dans la course aux indicateurs, dogmatiquement affichés par nos dirigeants ! »

RESISTER

REVENDIQUER

RECONQUERIR

Flash CCE 24 janv 2019 Après midi 2

FLASH CCE ordinaire du jeudi 24 janvier 2019 – Le matin

Etaient présents pour la DG : J.Y. Cribier, D. Blondel

 

En ouverture de ce CCE, le Président de l’instance revient sur l’incident qui s’est produit lors de la séance du CCE du 18 décembre dernier. Il annonce être revenu sur sa décision de ne plus présider ce CCE. Dont acte.

 

Pour notre part, la CGT-FO a procédé à la lecture d’une déclaration préalable (cf. PJ).

 

Réponse DGA : considère que la présence de la ministre est un signe d’intérêt de sa part et que les agents ont apprécié sa présence, indique que Pôle emploi a obtenu un budget de l’Etat pour la mise en place de l’intelligence artificielle et la direction s’en félicite, quant au sujet du contrôle de la recherche d’emploi tout a été dit et nous renvoie vers le calendrier social pour la NAO 2019.

 

Point 1 : approbation du PV (adopté à l’unanimité des présents) de la séance du 27 novembre dernier

 

Point 2 : déploiement du lot 4 SIRHUS portant sur le volet compétences présenté par T. Bouillon

 

Longs échanges assez lénifiants entre la Direction et des OS telles que la CFDT et la CGC autour des bienfaits de la notion de compétences et de l’autoévaluation. Pour la CGT-FO, et ce n’est pas un scoop, la compétence exit les qualifications et l’expérience acquise. Et l’évaluation à tous les étages (EPA, ORS, ESA et demain autoévaluation…), c’est tout le pouvoir donné à l’employeur, l’approfondissement du lien de subordination au lieu de son cadrage pour en atténuer au maximum ses effets pervers. Les deux couplés : c’est l’explosion de toute garantie opposable pour les salariés, et l’épisode en cours « Nouvelle Classif / CPLRC » le démontre. Toute personne de bonne fois ne peut qu’admettre que la CGT-FO avait raison ! Pour la CGT-FO le combat continue !

Quant au référentiel des métiers, socle de cette nouvelle Classif rappelons-le, qu’aucune organisation syndicale n’avait approuvé lors de son premier passage en CCE en février 2013, son utilisation en la matière n’est pas faite pour nous rassurer.

 

La DG insiste sur la notion de volontariat, minimisant ainsi les risques en termes de RPS et insistant sur la nécessité de bénéficier d’une cartographie des compétences. C’est là une grossière tentative d’introduire le référentiel des compétences que la DG a, tout comme celui des métiers, décidé unilatéralement.

 

Concernant le point 3, à savoir la création d’une Direction Régionale à Mayotte, nous avons en préambule et pour ne pas l’oublier, évoqué, parce qu’en fil rouge, l’épineuse question de la retraite complémentaire. Il faut que la protection sociale suive à présent.

Nous avons ensuite posé les questions suivantes :

 

Quid du contrat de service valable pour 2017 et qui a été reconduit en 2018 entre la DR Réunion et la nouvelle DR Mayotte ?

L’avenant du contrat de service actuel est-il signé ? Si oui que contient-il exactement ? Si non, quand le sera-t-il ?

Quels sont précisément les métiers supports qui seront concernés ?

Il y aura-t-il des renforts d’effectifs et si oui lesquels ? Est-il prévu le cas échéant de recruter en interne y compris des agents publics de La Réunion ou seulement des recrutements externes ?

Est-ce qu’un plan de formation répondant aux besoins de cette future DR est prévu pour les agents de Mayotte, pour assurer l’autonomie de cette DR dans les meilleures conditions ?

Des informations et consultations sont prévues pour le CCE et le CE, quid du CHSCT, alors qu’il est prévu un changement structurel de l’établissement Pôle emploi à Mayotte ?

Est-ce que la direction a prévu des dispositions concernant les éventuels dysfonctionnements de certains applicatifs liés à la séparation des deux DR ? (Exemple d’Horoquartz : la journée du 1er janvier est en anomalie pour tous les agents de Mayotte, ainsi qu’une perte d’un jour d’RTT suite à la segmentation des agents de Mayotte et de la Réunion).

Le décret n° 2018-953 du 31 octobre 2018 porte extension et adaptation de la partie réglementaire du code du travail à Mayotte, néanmoins l’application des dispositifs comme le PMSMP ou la RFF mais ils ne peuvent être déployés, pour cause d’applicatif déficient.

Concernant l’offre de services, elle n’est pas identique à celle délivrée en Métropole (et cela ne concerne pas uniquement la liquidation automatique des DAL) puisqu’à Mayotte :

 

  • Les courriers de rejet manuels sont toujours manuels
  • Les dossiers IP ne peuvent être tracés sur leur SI
  • Les transferts ne sont pas automatiques dès lors qu’il y a un TP même s’il n’est pas en phase contentieuse
  • Tous les rejets sont classés en ‘’Sans objet’ et le SI considère que ce n’est pas une décision, donc problème en cas de transfert maintenant qu’ils sont sous PDE, pas de possibilité de faire un recours si rejet DV, pas d’AMA automatique puisque pas de rejet SP
  • Le SI ne permet pas non plus de mettre en œuvre les décisions d’IP comme les effacements de dettes ou les remises partielles
  • Les courriers d’OD CSP (nouveauté 2019) seront manuels puisque le SI n’est pas non plus paramétrés pour

 

Quel droit syndical, cette création ne pouvant se fonder sur l’existant… puisque pas d’existant ? Aujourd’hui, il n’existe que des DP à Mayotte. Leur mandat sera-t-il prorogé jusqu’en novembre 2019 ou bien la direction va-t-elle envisager des élections CSE plus tôt ?

Concernant la mise en place d’un CSE et donc la gestion des ASC par ce CSE : les collègues vont subir une baisse drastique de prestations ; jusqu’ici, ils dépendaient de la Réunion (donc masse salariale Réunion + Mayotte) ; demain la dotation sera calculée sur la seule masse salariale de Mayotte (80 agents). Des agents peuvent-ils avoir beaucoup moins en matière d’ASC par rapport à ce qu’ils bénéficiaient jusqu’à présent ?

 

La Direction en présentant le dossier entend renvoyer à la présentation au CE de La Réunion un certain nombre d’éléments concrets que nous avons évoqué en prenant la parole en premier. Concernant les élections et jusqu’à celles-ci, le nombre d’établissements distincts demeure identique. Ce sont les protocoles électoraux qui modifieront la donne donc les représentants du personnel actuels poursuivront leur mandat sur Mayotte jusqu’aux prochaines élections.

 

Il semble que le Directeur régional préfigurateur ait été nommé par ailleurs DT de Mayotte sans que la DG considère qu’il sera bien au final le DR de Mayotte une fois sa mission de préfiguration terminée.

 

7 ETP viendront renforcer les fonctions Supports. La DG est preneuse de nos alertes spécifiques sur les dysfonctionnements des applicatifs que nous lui avons donc transmis immédiatement.

 

En question diverse, suite à la DSC sur ce sujet du lundi 21 janvier sur le Prélèvement à la source, nous souhaitons savoir quelle décision la DG entend-elle prendre pour les paies des mois de mai/novembre et juin/décembre et à quelle échéance ?

 

La DG réfléchit, y compris vis-à-vis de l’interpellation de notre organisation syndicale en DSC de tenir une négo spécifique sur le sujet, soit à pratiquer le statu quo, soit à réunir une CPNN dans le cadre de la branche, avec comme option 60/40 ou 65/35 au lieu de 75/25 actuellement.

Flash CCE 24 janv 2019 matin

 

Flash CCE 28 décembre 2018

Ce CCE était la poursuite du CCE du mardi 18 décembre dernier qui avait tourné court suite à un échange houleux entre le SNU et le président de l’instance. Ce dernier, se considérant injurié, avait suspendu la séance dès le milieude matinée.

Ainsi, à l’ouverture de cette séance de ce 28 décembre, où la CGT et le SNAP étaient absents, D. Blondel annoncequ’elle présidera l’instance selon le souhait du DGARH qui ne souhaite plus y siéger.

Après l’adoption du PV, concernant le point 2 portant sur ‘’le transfert du pouvoir de sanction du préfet à PE et nouveaux motifs de sanctions dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 dite « pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’, la CGT-FO a indiqué d’emblée que nous dénoncions le contenu de cette loi et ses conséquences pour les demandeurs d’emploi comme pour les agents de Pôle emploi.

De plus, la CGT-FO revendique une consultation en bonne et due forme, ce transfert modifie notablement la prise de décision et la nature des sanctions infligées aux DE par Pôle emploi, dans un cadre administratif toujours plus répressif, le tout s’inscrivant dans le cadre d’une loi intitulée cyniquement ‘’pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’.

Le choix politique fait est clair. Renforcer les contrôles plutôt que les champs de l’indemnisation et du suivi des demandeurs d’emploi correspond bien à une volonté gouvernementale de stigmatiser les demandeurs d’emploi et non de les aider. C’est une manière de renvoyer la responsabilité du chômage sur leur dos, une manière de s’exonérer des lourdes responsabilités que portent les politiques suivies depuis des années, et que ce gouvernement poursuit et tentent même d’accélerer.

Nous avons donc posé les questions suivantes :

Page 3 :

Que veut dire « Groupe projet de reconversion professionnelle » ? Qui juge du projet ? Et comment PE va mesurer concrètement le non-respect du dit projet ?

Réponse DG : tout cela n’est pas encore validé en interne.

Dont acte !

Page 5 :

Il est question d’une décision de radiation-sanction de 2 à 6 mois dans ce que vous qualifiez de « nouvelle échelle des sanctions ».

Comment sont calibrées les sanctions ?

Sur quel(s) motif(s) au pluriel ou au singulier, détermine-t-on que la sanction doit s’étaler sur 2 mois, sur 3 mois, sur 4 mois, sur 5 mois ou sur 6 mois pour une fausse déclaration, dans le cadre d’un premier manquement constaté en cas ‘’d’activité non déclarée d’une durée très brève’’ dont vous vous voudrez bien nous préciser la durée par ailleurs ?

Comment garantissez-vous une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire, DOM compris, sur la base de cette fameuse échelle des sanctions, à durée variable ?

Réponse DG : c’est le DAPE qui décide de la durée, en lien avec les équipes en charge de la fraude. L’échelle est à la main du DAPE. Une durée très brève = 3 jours mais ce n’est pas un 1er manquement qui donne lieu à sanction mais manquement répété.

La réponse oiseuse de la DG concernant l’échelle des sanctions ne nous satisfait pas. Nous avons donc redemandé s’il existait une échelle des sanctions nationale permettant de garantir une égalité de traitement des DE sur l’ensemble du territoire.

Réponse DG : il n’y aura pas d’échelle nationale de sanction listant des motifs légitimes, la direction ne le souhaite pas. Au DAPE de prendre la bonne décision en fonction de la situation, c’est son pouvoir d’appréciation et les chiffres tendraient à prouver qu’il n’en abuse pas.

Page 6 :

Compte tenu du fait que PE devient juge et partie en la matière, il faut donc revenir logiquement à une règle administrative en vigueur par le passé : l’envoi de toute décision de sanction au DE par voie de lettre recommandée avec accusé de réception.

Il est également question d’une délégation donnée par la DR à un hiérarchique du DAPE (ou du directeur de la plateforme CRE) donc au DT ou au DTD pour servir d’instance de recours au DE qui contesterait la décision. Pensez-vous vraiment, au regard de ce qui pouvait se passer précédemment à l’ANPE par exemple, qu’un hiérarchique va déjuger son N-1 devant un demandeur d’emploi ?

Si oui, ne pensez-vous pas que cela aura une incidence localement et que cela remettra en cause l’autorité du DAPE ? Si toutes les décisions ouvrant voie à contestation sont confirmées par l’instance supérieure, comment peut-on parler en ce cas de droit de recours pour le DE ? En termes de garanties pour toutes les parties, ne devriez-vous pas envisager d’accorder un regard croisé au dossier, comme vous le faites du reste en cas de nomination dans l’encadrement supérieur ? Vous parlez d’expérimentations dans 3 Etablissements sur le sujet, qu’en est-il, aucune info là-dessus au CCE à ce jour ?

Réponse DG : la DG ne voit pas pourquoi le DT ou le DTD ne déjugerait pas le DAPE ou le directeur de la plateforme si les arguments du DE sont valables. Et ne manifeste pas d’inquiétudes sur la transmission des informations entre plateforme et agence via les outils informatiques existants en cas de sanctions prises au niveau de la plateforme, soulignant que des rencontres se font régulièrement entre plateformes et agences. Pas de nécessité de recourir à l’envoi de courrier en recommandé avec A/R.

Sur le refus de la direction d’opérer par envoi d’un recommandé avec A/R, nous avons tenu à entendre clairement la direction nous dire si ce refus se fonde sur une question de coût tant opérationnel que pécuniaire pour Pôle emploi ou sur d’éventuelles autres considérations.

Réponse DG : oui, il s’agit bien d’une question de coût si l’option de l’envoi d’un recommandé avec A/R n’est pas retenue.

Question diverse de la CGT-FO

En questions diverses, nous avons souhaité interpeller la direction sur les deux interventions contradictoires de Muriel Pénicaud au sujet du rapprochement entre Pôle emploi et les missions locales.

Comme indiqué dans l’article, la ministre de tutelle de Pôle emploi s’est exprimée publiquement le 4 décembre pour indiquer, nous citons :

“Je ne sais pas combien de fois il va falloir dire qu’aucune fusion n’est envisagée entre les missions locales et Pôle emploi”

Tout en répondant par écrit à la question d’un député, réponse publiée le 15 décembre :

“Pour ce qui concerne spécifiquement les missions locales, c’est le sens de la proposition qui est faite à travers la possibilité donnée aux acteurs locaux de mener des expérimentations pour rapprocher les agences Pôle emploi et les missions locales, selon des formes qu’il leur appartient de trouver, là où ces acteurs locaux le jugeront pertinent, et qui peuvent aller jusqu’à la fusion”.

Venant de quelqu’un qui entendait encore récemment adosser les suppressions de postes à Pôle emploi à la baisse du chômage avant de faire volte-face sur le sujet de la manière que l’on sait, nous souhaitons donc savoir au plus tôt ce qu’il en est exactement et quelles conséquences concrètes cela va induire pour Pôle emploi. Et donc que ce point soit abordé spécifiquement lors d’un CCE durant le 1er trimestre 2019.

La direction va prendre connaissance de ces interventions et nous répondra l’année prochaine.

Concernant la consultation du CCE sur les modifications du contrat C2P2S, la direction estime que l’absence de changement de tarifs ne la nécessite pas. Si toutefois les représentants des OS à la C2P2S insistent, la consultation aura lieu au CCE, même si elle est sans objet pour la direction.

Sur la question des heures de sorties anticipées avant les ponts de Noël et du jour de l’An, la direction estime que le dernier jour ouvré étant un jour chômé, cela justifie sa réponse négative d’anticiper les 2 heures au vendredi précédant le pont. Si en Hauts de France il y a eu une erreur d’interprétation en DP de la part de la direction qui s’est déjugée par la suite, la DG estime que le référé de 5 OS (dont la CGT-FO) au TGI qui a abouti à condamner la forme ne se prononce pas sur le fond. Et donc, il n’y a pas lieu d’étendre la décision à l’ensemble des autres établissements.

Pour la ‘’bienveillance’’, on repassera en 2019 !? 2020 !? 2021 ?!…

Ça tombe bien, la CGT-FO préfère, et de loin, le droit conquis, par le rapport de force s’il le faut, mais surtout par la libre négociation et la pratique contractuelle établie en toute loyauté. Et les sous-entendus n’ont là rien de fortuit.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

FLASH CCE 28 décembre 2018

Flash CCE 18 décembre 2018

En ouverture de ce CCE, nous avons procédé à la lecture de la déclaration préalable suivante:

” La CGT-FORCE OUVRIERE présente à l’ouverture de ce CCE ordinaire, dans un contexte social qui fait plus qu’écho à nos revendications, tient à évoquer concrètement la réalité de la pratique du dialogue social de la Direction Générale de Pôle emploi :

  • refus de négociation salariale à la demande de la CGT-FO, et ce alors même que les cadres dirigeants de Pôle-emploi sont eux augmentés à hauteur de 1,11% (cf. pièce jointe + article :https://www.capital.fr/economie-politique/business-france-pole-emploi-meteo-france-les-impressionnantes-remunerations-des-pontes-des-operateurs-de-letat-1318063). Courrier et fin de non-recevoir !
  • absence de réponse à cette heure du directeur général suite à notre courrier du mardi 11 décembre lui demandant instamment, une fois de plus, d’ouvrir des négociations salariales suite à l’intervention télévisée du chef de l’Etat et ses propos sur le sujet
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO, sur la protection sociale (santé et prévoyance) alors même qu’il ne s’agit que du respect de l’accord signé par la Direction elle-même. Courrier… et fin de non-recevoir !
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO sur la surcomplémentaire retraite (C2P2S) des ex-ANPE, alors même qu’il ne s’agit que du respect du règlement intérieur signé par la Direction elle-même.Courrier, Intervention en C2P2S, … et fin de non-recevoir
  • refus pas plus tard que mardi d’entendre nos revendications en C2P2S, dont la séance s’est terminée par une interpellation intersyndicale restée à cette heure elle-aussi lettre morte de la part de la direction.
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la formation. Intervention en CPNF, CPNC, CCE… et fin de non-recevoir
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la mobilité géographique à la demande de l’agent. Intervention lors d’une DSC(reportée déjà 3 fois), où nous avons demandé une ouverture de négociation sur le sujet, sans réponse positive de la part de la Direction.

Jamais, ici et ailleurs, la CGT-FO ne tournera le dos à son syndicalisme issu de la Résistance fondé sur la liberté et l’indépendance syndicale telles qu’édifiées par la Charte d’Amiens, construit sur les bases de la démocratie représentative, celle du mandat.

Ce mandat nous conduit aujourd’hui à vous demander explicitement de répondre aux revendications légitimes portées à Pôle emploi par la CGT-FO, au nom de celles et ceux que nous représentons.

Des revendications qui portent sur :

  • L’augmentation générale des salaires pour l’ensemble des personnels privés et publics
  • La renégociation de l’accord Classification
  • Une ouverture de négociation d’un accord de déroulement de carrière automatique pour TOUS les agents de Pôle emploi
  • L’arrêt de la GPEC
  • La participation de l’employeur à la surcomplémentaire à hauteur de la protection sociale
  • L’ouverture de négociations sur la formation, la protection sociale collective, le droit à une véritable mobilité…

Ce matin, nous apprenons que la SNCF et la RATP sont en capacité de verser des primes à leurs salariés, force est de constater que la direction générale de Pôle emploi est plus prompte à supprimer des effectifs sur injonction gouvernementale qu’à améliorer le pouvoir d’achat de ses agents à l’invitation de ses mêmes tutelles. “

Elle a amené le président du CCE à nous répondre d’une part que les cadres dirigeants bénéficiaient de revalorisations salariales moindres que celles des autres salariés de Pôle emploi et d’autre part que concernant le versement d’une prime, Pôle emploi est un EPA et pas un EPIC comme la SNCF et la RATP, et donc pas concerné par les déclarations du chef de l’Etat…

Suite à la lecture d’une déclaration de la CGT qui a quitté la séance dans la foulée, le président du CCE ayant indiqué qu’il déplorait qu’on se déplace sur les deniers publics pour lire une déclaration et partir aussitôt, alors que nous étions convoqués de 10h00 à 12h00, le SNU a alors pris la parole pour lui demander si, pour tenir de tels propos envers un agent des DOM, il faisait partie de l’IFRAP ou de ‘’l’association des contribuables associés’’ que le SNU a qualifié d’association d’extrême droite.

Suite à cela, le président du CCE très en colère, s’estimant peu ou prou qualifié de personne d’extrême droite, a décidé de suspendre la séance du CCE jusqu’à ce que de excuses lui soient présentées…

Au cours de cette suspension, nous avons vu voler en éclat ‘’le syndicalisme rassemblé’’ à force d’invectives entre organisations syndicales. La direction est revenue nous signifier le report du CCE au vendredi 28 décembre matin de 9h30 à 12H00 avec un vote à la clé concernant la C2P2S en soulignant la volonté du Président de ne plus présider le CCE jusqu’à nouvel ordre.

Pour conclure, la Direction a d’abord refusé notre demande de report du CCE relatif au mouvement social déclaré puis s’est plaint de payer trop de frais de déplacement pour finalement, à défaut d’avoir des excuses, reporter le CCE pour en plus, payer deux fois des frais de déplacement pour le même sujet au CCE… la suite au prochain épisode.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

Flash CCE 28 novembre 2018

Projet e-université ou …la digitalisation et transformation du modèle d’apprentissage à Pôle emploi.

Loi Pénicaud « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », transformation de la formation professionnelle, évolution des usages numériques, adaptation au contexte actuel, bref… se mettre à la « page numérique » sont les préalables (palabres) de la Direction pour justifier de l’intensification de la numérisation sur le volet formation.

Hébergé au sein de SIRHUS, e-université, a pour objet d’ouvrir des possibilités de développement de compétences par le Digital… Vaste programme !

Loin de nous de remettre en cause la nécessité de digitaliser la formation, la CGT- FO n’étant pas contre le progrès mais bien au contraire pour un progrès fait pour et par l’humain qui ne peut et ne doit être considéré que comme une ressource gérée à flux tendu, quelques points d’alerte :

– Les salariés ne sont pas tous égaux face au numérique, il convient d’organiser leur accompagnement au changement radical qui s’opère et de renforcer l’égalité face à la capacité d’apprendre « numérique ».

– Le digital, ne doit pas être le seul moyen de formation et s’opposer au présentiel, il doit le compléter.

– Le digital individualise la formation. Or la formation professionnelle est et doit rester un temps d’échange, de recul, de mise en perspective des métiers et de rencontre entre les collègues d’horizons divers. L a formation chacun pour soi tend à déshumaniser le processus d’apprentissage, isolant de plus en plus le salarié ; dans un monde qui prône l’individualisme, la CGT-FO estime qu’il est essentiel d’être rattaché à un collectif, quand bien même ce collectif évolue dans un contexte numérique.

– La formation en situation de travail, un changement radical : quel temps véritable dédié ? Quel suivi ? Quel environnement ?

– L’accompagnement des formateurs dont le « métier » est bouleversé ; pour la CGTFO, ils doivent être les premiers formés : sans leur accompagnement réel et sérieux la transformation digitale de la formation se fera sans eux… Ce que souhaite sans doute la Direction ?

Pour la CGT-FO, la digitalisation de la formation, comme celle de tous les actes métiers doit rester un moyen supplémentaire pour améliorer les conditions de formation et de travail des agents, et non pas une finalité. La Formation est un droit ! Ce n’est certainement pas en ouvrant des possibilités de formation numériques low-cost en lieu et place de véritables formations, à la main du salarié, pour se former tout seul dans son coin, qui permettra à la Direction d’affirmer que ce droit est respecté.

La Direction fait déjà de l’individualisation un nouveau moyen de gestion des ressources humaines… Voilà que l’individualisation s’insinue au sein des process de formation…sous couvert de digitalisation…

Digit@ll sa généralisation début 2019 après une phase pilote

En lien avec le sujet ci-dessous, Digit@ll, présenté avant la phase pilote au CCE du 19 juillet 2018, est un dispositif mis à la disposition des agents pour leur permettre d’effectuer l’autodiagnostic de leurs compétences digitales et ainsi pouvoir accéder à la formation personnalisée à la carte correspondante aux besoins identifiés par l’autodiagnostic… Bref, Digit@ll va tout régler !

Au CCE de juillet, la CGT-FO n’a pas manqué de souligner l’arrivée tardive d’un dispositif/formation, qui prenne enfin en compte la condition du salarié et de ses difficultés dans un environnement toujours plus numérique.

Pour autant, pour la CGT-FO, la méthode présente les mêmes travers, évoqués ci-dessus, à savoir que chaque agent se débrouille à faire son test, sur le lieu de travail, quand il peut, comme il peut …

L’auto diagnostic est sur la base du volontariat, certes, mais les managers sont fortement sollicités à porter le projet auprès des agents ; les agents qui ne font pas le test sont reçus (convoqués ?) en entretien par les managers…

La marche est trop accélérée pour que les agents mobilisent le digital dans leur activité, dans leur « relation » avec l’usager (demain MAP), dans la communication et leurs « relations » avec les autres. « Relation » entre guillemets… car tous les process mis en place, depuis la formation jusqu’à l’activité sur les sites…tendent à effacer, le lien et la relation avec…l’humain.

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

Flash CCE du 23 octobre 2018

Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019

Un intitulé qui ne mentionne même pas la baisse des effectifs, un document sur ces suppressions de postes remis sur table : la DG ne s’y prendrait pas mieux si elle voulait minimiser l’ampleur du démantèlement stratégique qu’elle ourdit en coulisses. Car il s’agit bien là d’une première étape vers la liquidation de Pôle emploi lui-même, conjugué à la contre-réforme de l’Assurance Chômage et de la formation professionnelle, préfigurant la casse de toute la protection sociale collective. “En même temps” sont attaqués les droits des chômeurs, ceux de tous les salariés… et forcément les nôtres. La DG, qui bien sûr n’aborde le problème que techniquement, estime que la montée en charge sur le traitement des dossiers des indépendants et des démissionnaires sera assuré par PES et le réseau, parlant d’un impact de « 200 ETPT » avec un tiers sur l’indemnisation pure que les gains de DSN absorberont, en indiquant une absence de diminution de l’activité GDD.

En gains de productivité, en 2019 à grandes mailles, la DG parle de gains en plateforme sur la mise en place de flux entre DGFIP (amendes et avis à tiers détenteurs), dématérialisation des AFPR et des PE (plateforme et agences), début du télépaiement (moins de traitement de chèques pour des indus), dématérialisation de la liste ASP, dématérialisation du contentieux géré en plateforme, baisse des fiches escalades et des réclamations en agence, le tout sans chiffrage. Le digital, « à la demande de notre public, du moins de certains d’entre eux » dixit la DG sera un « levier pour l’enrichissement du métier de conseillers », grâce à des « ateliers collectifs digitalisés » entrainant des gains d’efficience, de même que « Intelligence emploi » permettra de simplifier le travail des conseillers. A voir !

Par ailleurs, la mise en place des CSE devrait permettre à la direction de récupérer environ 200 ETPT dit-elle.

La CGT-FO réclame une cartographie détaillée des postes qui ont disparu en 2018 et en réponse à notre demande d’une consultation spécifique sur la baisse des effectifs, la DG répond que nous pourrons émettre un avis lors de la consultation sur la politique sociale de Pôle emploi d’ici la fin de l’année. Dont acte, sachant qu’il sera NEGATIF pour la CGT-FO ! En tout état de cause, la baisse des effectifs, même plus adossée par la DG à une baisse du taux de chômage, nous savons pertinemment qu’elle nous impacte parce qu’elle est le pendant de la casse de laprotection sociale collective, et « en même temps » celle des services publics dans ce pays, fruit de la RGPP, MAP et CAP 22 conjugués. Et pour ce qui est des gains de productivité liés au tout numérique, quand à Météo France on en arrive à supprimer 500 postes sous couvert de « progrès informatique », méfions-nous des gains numériques qui au final nuisent autant aux salariés qu’aux demandeurs d’emploi…. et ce gouvernement prétendra qu’il veut lutter contre le chômage !

« Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation

Nous avons déjà eu l’occasion de dire tout le bien que nous ne pensons pas forcément de la philosophie de cet outil qui est là pour appuyer des concepts aussi contestables que l’offre raisonnable d’emploi.

Dans le document fourni, sur près de 4000 agents utilisateurs en phase d’expérimentation, tous les verbatims présentés sont positifs, aucun retour négatif : étonnant, non ?!

Au niveau technique, il semble qu’il y ait de nombreux bugs non réglés à ce jour, histoire de rajouter de la complexité à l’arrivée d’un « bidule » qui va fortement impacter le quotidien des conseillers.

Toutes les formations prévues (tutoriel, base d’entrainement, simulateurs, parrainage, outil de guidance…) sont dématérialisées et optionnelles : bienvenue dans la généralisation virtuelle d’un outil présenté comme majeur !

Quelle plus-value humaine dans tout ça ?! Et demain c’est l’agent virtuel ? Plus besoin dans ce cas de se préoccuper de la baisse des effectifs, elle est  déjà en route !!

Information sur les expérimentations (Missions locales : éléments de méthode à destination des DIRECCTE et des DR de Pôle emploi)

Pour la DG, cela se fait sur la base d’une volonté locale (« du volontariat » dixit la DG). Pas de démarchage, les DT répondront aux initiatives des missions locales dans leurs territoires. S’il appert qu’une fusion serait la solution localement, rien ne se fera sans l’aval de la Direction Générale.

Dixit la DG, le champ des possibles est vaste… ce qui n’est pas très rassurant !

A la CGT-FO, il nous est revenu aux oreilles que des collègues travaillent déjà à ce rapprochement sur le terrain. Or, prétendre qu’on en est encore à de grandes incantations assez floues nous parait travestir quelque peu la réalité, les responsables nationaux du dispositif « Missions Locales » semblant assez frileux sur le sujet.

En plus des aspects RH, il y a derrière cela des impacts financiers sur lesquels nous ne savons rien. Pas question en tout cas d’être mis à terme devant le fait accompli en apprenant dans la presse une hypothétique fusion Pôle emploi / Missions Locales avec les conséquences qu’on imagine bien et qu’on peut décliner dès à présent !

Aujourd’hui rapprochement, demain guichet unique et ensuite fusion ?

Cela ne vous rappelle rien…Pour la CGT-FO c’est non !

Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation

Au terme du contrat actuel avec Natixis et Sodexho, la DG veut passer en 2021 à la dématérialisation totale. Aujourd’hui on est à 14% d’utilisation de la carte Appetiz. La DG propose une montée en charge progressive pour aboutir à 100% à terme.

Quand la DG argue au nom des prestataires, d’économies en termes d’édition de carnets de titres papier et de la fin des vols de carnets au bureau ou lors de livraisons (à supposer qu’une carte ne se piraterait pas à terme par un hacker), nous répondons flicage des utilisateurs par la traçabilité de leurs achats alors que la DG loue le nouveau pari de la confiance (pas pour tout) et perte du caractère social du titre restaurant. Si la DG semble décidée à passer en force, aujourd’hui 86% des agents n’utilisent pas la carte, à bon droit !

Pour la CGT-FO, que la DG améliore donc d’abord notre pouvoir d’achat en augmentant la valeur faciale du titre restaurant !

Télécharger Flash CCE 23 octobre 2018

Les 3 déclarations de FO au CCE du 23 octobre 2018

3 déclarations préalables ont été lues ce matin par les élus FO au Comité Central d’Entreprise.

Sur la baisse annoncée des effectifs:

“4 CHIFFRES & 3 LETTRES: 297 800 4000 4 milliards NON

297, c’est le nombre d’ETP supprimés à Pôle emploi en 2018.

800, c’est le nombre d’ETP que le gouvernement se propose de supprimer l’an prochain à Pôle emploi dans le cadre du PLF en cours de discussion au parlement.

4000, c’est a minima le nombre de postes en voie de suppression d’ici 2022 à Pôle emploi.

4 milliards d’€, c’est le montant des économies à réaliser d’ici 2022 au sein du ministère du travail.

A ces chiffres, nous pourrions ajouter la suppression des contrats aidés et le nombre croissant de départs liés à des licenciements pour inaptitude.

N.O.N, c’est le seul mot qui convient pour résumer ce que nous pensons à la CGT-FO de ces orientations politiques synonymes de démantèlement de Pôle emploi, voulu par les tutelles gouvernementales et organisés en lien avec la Direction Générale de Pôle emploi.

Face à un taux de chômage qui ne baisse pas, face à l’allongement de la durée d’inscription et la multiplication du nombre de travailleurs pauvres, pour la CGT-FO, supprimer des postes à Pôle emploi est une aberration antisociale.

Non seulement aucun de nos postes n’est de trop à Pôle emploi mais la seule réponse possible à la situation sociale actuelle, c’est l’embauche de personnel supplémentaire à Pôle emploi.

C’est pourquoi nous revendiquons au plus tôt la CDIsation de tous les collègues en contrats précaires et des embauches pérennes.

Au demeurant, qu’on nous explique comment on peut à la fois supprimer des postes et envisager un rapprochement avec les missions locales au terme d’une expérimentation voulue par ces mêmes tutelles.

Nous sommes dubitatifs et nous ne nous faisons guère d’illusion quant à obtenir un commencement de réponse à cette question au cours de ce CCE.

Quoi qu’il en soit, la CGT-FO exige que dès le prochain CCE soit mis à l’ordre du jour une information/consultation sur la baisse des effectifs programmée par les tutelles et la direction générale et non un simple point d’information.

Par ailleurs, et convaincu que ce n’est pas par la seule mobilisation des élus du CCE, ni même par celle seulement des agents et cadres de Pôle Emploi que seront empêcher ces suppressions de postes, la CGT-Force Ouvrière saura prendre toutes ses responsabilités dans la période qui vient pour mobiliser l’ensemble du personnel, et au-delà tous les salariés de ce pays, pour mettre un coup d’arrêt aux politiques destructrices auxquelles nous sommes confrontés.

La CGT Force Ouvrière rejette toutes les déprotections des salariés pour grossir les dividendes, au nom d’un ruissèlement dont certains économistes qui ont pignon sur rue se gargarisent,… qui assèche le fleuve et vont à l’encontre des intérêts des salariés de ce pays.”

Sur les recrutements à la mode téléréalité:

TELE REALITE ET REALITES DE TERRAIN

Ces derniers jours, les médias ont fait leurs choux gras de pratiques aberrantes qualifiées en substance d’initiatives locales malheureuses par la Direction Générale, consistant dans plusieurs établissements et sur de multiples sites à transformer en décalque d’émissions de télé réalité de très sérieux entretiens de recrutement auxquels ont pris part à la fois des demandeurs d’emploi et des entreprises, réunis sous l’égide de Pôle emploi.

De telles mascarades qui dévoient et décrédibilisent le service public de l’emploi et font fi du plus élémentaire respect dû aux demandeurs d’emploi rabaissés au rang de participants à un pseudo jeu où le ridicule le dispute au cynisme s’inscrivent pleinement dans le sale air du temps consistant à transformer le moindre spectacle télévisuel en compétition à élimination et où l’émotion préfabriquée prend le pas sur des notions aussi essentielles que la dignité humaine et l’esprit de solidarité.

Reflet de la société ubérisée du « chacun pour soi » voulue par ce gouvernement, ce type de dérives s’inscrit aussi pleinement dans la logique de l’entreprise agile et libérée devenue pour la direction de Pôle emploi le nouveau modèle de référence, quand bien même il est de bon ton de ne pas employer ce vocable-là.

Il suffit pourtant d’avoir assisté à une session dans un Lab pour s’en convaincre : sous couvert de pratiques ludiques, la Direction de Pôle emploi tend à infantiliser les agents pour mieux brouiller les cartes, le Nouveau Pari de la Confiance devenant l’alpha et l’oméga d’un management dit moderne.

Pour la CGT-FO, quand on en vient à faire croire aux agents (heureusement pas tous, loin s’en faut) qu’ils sont pleinement acteurs d’une organisation du travail pathogène alors qu’ils en sont les victimes, victimes comme les demandeurs d’emploi sont candidats à un humiliant jeu de la course à l’emploi et non plus des personnes qualifiées pour obtenir un contrat de travail grâce à leurs diplômes et/ou leur expérience professionnelle, c’est bien la preuve qu’on a décidé d’inverser la charge des responsabilités incombant aux employeurs en la faisant peser sur les épaules des salariés en activité ou privés d’emploi.

Ne pas trouver du travail devient dès lors la faute du demandeur d’emploi et non plus celle du patronat puisque parait-il, « il suffit de traverser la rue pour retrouver du travail » dixit ce chef de l’Etat pour lequel un chômeur est un profiteur du système et un fainéant en puissance.

Le conseiller de Pôle emploi lui-même, pris dans l’étau du Nouveau Pari de la Confiance qui se retrouvera culpabilisé en cas d’échec d’un système qu’il n’a pas voulu, va-t-il devoir jouer à présent les bateleurs de foire pour placer les demandeurs dont il a la charge ?

A la CGT-FO, nous nous insurgeons contre ces méthodes et que nous n’avons de cesse de combattre.

La liste est à présent longue du grand n’importe quoi dont certains se sont fait une spécialité à Pôle emploi, entre pages Facebook incongrues et décalques de programmes télé, encouragés par une communication interne allant pleinement dans le même sens, au point que des agents se mettent à porter perruques et déguisements pour vanter en vidéo les mérites de la méthode Agile.

Pour notre organisation syndicale, le seul moyen de dire stop aux mea-culpa médiatiques en série à chaque fois que Pôle emploi se singularise par la légèreté blâmable de ces dérives en tous genres, c’est de revenir à l’essentiel, en se dotant de moyens supplémentaires pour accomplir nos missions.

Pour la CGT-FO, non seulement il est hors de question de rendre le moindre poste aux tutelles et d’accepter un budget à la baisse, mais la CDIsation de nos collègues en contrat précaire doit être une priorité et le préalable à une vague d’embauches conventionnelles massive pour lutter efficacement contre le chômage de longue durée et la précarité dans un pays où les inégalités et le nombre de travailleurs pauvres ne cessent de s’accroitre, au seul bénéfice d’une minorité d’actionnaires.”

Sur les suppressions de postes à l’AFPA:

“AFPA : suppression annoncée de 1 541 postes et fermeture de 38 centres

Ce matin à la même heure, se tenaient le Comité central d’entreprise (CCE) et le Conseil d’Administration (CA) de l’AFPA afin que les 2 instances soient informées au même moment des

annonces du contenu du « projet de réorganisation de l’AFPA ».

C’est donc le massacre simultané de 1 541 postes équivalent temps plein, de 454 postes « modifiés » et la fermeture de 38 centres qui ont été annoncés à la perspective 2020.

Se retranchant derrière la possibilité de 600 départs en retraite et la création hypothétique de 603 postes créés en CDI dans le cadre de ce nouveau « projet », la direction estime ce plan ambitieux et crédible faute d’alternative !

Des réunions de négociation avec les Organisations Syndicales et les instances sont d’ores et déjà programmées jusqu’au 6 mars 2019, date de remise d’avis pour le CCE.

Une nouvelle fois, Force Ouvrière s’est opposée, aussi bien au CCE qu’au CA à toute suppression de poste et à toute fermeture de centre.

Pour Force Ouvrière, le seul objectif de la Direction et de la Gouvernance est de réaliser 21% d’économie sur les charges de l’AFPA. Tout cela sur le dos des salariés et de leurs conditions de travail.

Force Ouvrière en appelle aujourd’hui à l’État afin qu’il prenne les responsabilités qui sont les siennes pour que l’AFPA retrouve toutes ses capacités à former les demandeurs d’emplois, les salariés en reconversion pour leur intégration pérenne dans l’emploi.

Force Ouvrière confirme son opposition à la récente loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Elle en demande l’abrogation et le rétablissement du Congé Individuel de Formation (CIF) supprimé dans le dernier projet du gouvernement.

La formation professionnelle est un droit.

Faire mourir l’AFPA c’est détruire la formation professionnelle au moment même où le gouvernement ne cesse de communiquer hypocritement sur l’importance de la formation professionnelle.

La Confédération exprimera ses positions dans toutes les discussions à venir en défense de l’AFPA et soutient toutes les initiatives de la Section Fédérale Nationale Force Ouvrière de la Formation Professionnelle des Adultes pour faire valoir les revendications des salariés en matière d’emploi, de postes et de conditions de travail.

Le plan annoncé aujourd’hui est inacceptable.

 

Nous permettons de rajouter ici une question, qui n’a pas été posée en séance mais qui mérite toutes réflexions :

Comment doit-on interpréter cette liquidation (ni plus ni moins) de cet outil essentiel pour les salariés leur permettant d’acquérir des QUALIFICATIONS, liquidation mise en rapport avec le déploiement par le gouvernement de ce grand plan dit « compétences » et plus particulièrement déployé dans Pôle Emploi ?

Quand le même gouvernement d’un côté liquide les outils pour se qualifier, et de l’autre déploie ceux pour évaluer/apprécier des « compétences », c’est qu’il oppose l’un à l’autre, c’est que ces 2 notions sont pour lui contradictoires. Pourquoi ? Parce que les qualifications sont reconnues dans les classifications des conventions collectives, sont des garanties opposables… pas les compétences !”

TELECHARGER DECLARATION FO CCE 23 10 2018 EFFECTIFS

TELECHARGER DECLARATION FO CCE 23 10 2018 TELE REALITE ET REALITES DE TERRAIN

TELECHARGER DECLARATION FO AFPA CCE 23.10.18

Flash CCE – 19 juillet 2018

Point d’étape sur la vérification de l’effectivité de la baisse de charge
dans le cadre de la trajectoire des activités GDD

Ce  que nous apprennent les chiffres apportés par la Direction sur l’évolution de la charge GDD depuis 3 ans :

  • +90% d’entretiens GDC
  • +58% de flux téléphonique dont appels sortants GDD multipliés par 12
  • net GDD multiplié par 3

Dans ce contexte, pour la CGT-FO, prétendre qu’il y a une baisse de charge en arguant d’une diminution voire une suppression de l’ARC Indemnisation alors que l’activité est tout de même assurée (mais sous une autre appellation !), c’est de la pure félonie de la part de la Direction, juste pour cacher la charge réelle de travail des agents GDD et justifier la baisse des effectifs, grâce à l’arme de destruction massive qu’est l’accord GPEC.

Réclamant la communication du volume d’heures supplémentaires effectuées sur l’activité GDD, notre organisation estime que tout ce que l’on tend à nous fournir en matière de chiffres n’est que trompe l’œil. Car sous les radars, nombre de collègues non estampillés GDD effectuent des actes métiers GDD.

Et ça, nous le savons. La Direction le sait. Et pourtant, celle-ci persiste et signe déniant la réalité, pour la rendre conforme à son discours vis-à-vis des tutelles sur tel ou tel gain de productivité justifiant la baisse des effectifs et continuant à jouer main dans la main avec la signature de « partenaire » sociaux collaboratifs aidant à tresser la corde du bourreau.

La CGT-FO dit STOP à l’enfumage et exige la transparence totale sur le mode de calcul du taux de charge global utilisé par la Direction, alors même que le volume de DE des cat A à E n’a jamais été aussi élevé !

+7,2% sur 1 an des catégories A, B, et C confondues.

Information sur le dispositif d’auto diagnostic des compétences et connaissances digitales des agents de Pôle emploi

A la CGT-FO, nous nous interrogeons sérieusement sur le caractère bénéfique de dispositif “au profit” des agents. Derrière l’initiative nous voyons là un certain nombre de risques ou de limites à la soi-disant « autonomie » des agents pointés en séance :

– caractère obligatoire ou pas ? Réponse DG : sur la base du volontariat… pour commencer… ça promet !

– inscription à une formation complémentaire à la main de l’agent ? Ah non, passage obligé par une validation managériale.

Le « tout compétence », et en plus avalisé par le collègue lui-même, cela n’a-t-il pas un côté « tendre le bâton pour se faire battre ? » poser la question, c’est y répondre.

Le « tout compétence » est le fondement de la classification que nous condamnons et combattons, parce qu’il est la poudre de ce qui fait exploser toute garantie collective. Et là, l’individualisation va jusqu’à faire avaliser par le collègue lui-même les outils qui le sanctionnent.

Nous ne sommes pas des prêtres qui se flagellent, mais des salariés qui veulent se faire respecter. Le débarquement des outils numériques n’y change rien.

Présentation de la responsabilité sociale et environnementale développée à Pôle emploi

Sur ce dossier, il faut distinguer entre ce qui relève du règlementaire et qui s’impose de manière incontournable à l’employeur (notamment au niveau environnemental) et des belles promesses vis-à-vis du personnel. Au-delà du fait de lancer des « challenges », quid du choix « éthique(?) » de certains prestataires ? Quid de l’aspect RH du sujet (la Direction estime par exemple qu’elle a fait le nécessaire en matière de télétravail… et de réduction des écarts de rémunération et d’évolution de carrière entre femmes et hommes à PE… chacun appréciera…) ?

Pour la CGT-FO, quel écart, trop d’écart ! Entre discours officiel et réalité ! Mais surtout une duplicité de plus en plus visible.

Que de bons sentiments affichés pour tenter de masquer une réalité de plus en plus sombre !

Question diverse CGT-FO

Principe de neutralité politique à Pôle emploi : suite à une interpellation de nos camarades de la région Centre Val de Loire en CE et DP demandant à la DR pourquoi le secrétaire général d’un parti politique (LREM) avait été autorisé à des fins politiques à privatiser une salle de l’agence Pôle emploi de Dreux pour y rencontrer des demandeurs d’emploi sélectionnés par Pôle emploi et à une réponse lénifiante de la DR prétextant que Pôle emploi se doit de s’ouvrir à des « influenceurs », nous avons demandé à la DG ce qu’elle en pensait. Exemples à l’appui, nous avons recensé dans plusieurs régions un mélange des genres tendant à faire fi de toute neutralité. Locaux prêtés à des fins contestables durant les heures de service, invitations lancées à l’initiative de politiques pour des réunions au sein des locaux, participations de collègues es qualité à des réunions politiques pour parler de nos activités : il ne s’agit pas pour nous  de contester les stratégies de communication de tel ou tel mouvement politique (en l’occurrence celui au pouvoir) mais de dénoncer un mélange des genres incompatible avec la neutralité du service publique républicain. Qu’on se souvienne des réticences de la Direction vis-à-vis de visite de sites effectuées par notre secrétaire général il y a quelques années pour mesurer à quel point ce principe de neutralité tend à être battu en brèche par un régime de faveur envers nos tutelles. Lesquelles ne nous veulent pas du bien, c’est le moins qu’on puisse dire !

Votre délégation CGT-FO,  au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO,  Sébastien SOCIAS

Flash CCE 19 et 20 07 18

Déclaration préalable de la CGT-FO au CCE Extraordinaire du vendredi 20 juillet 2018

La délégation de la CGT-FO présente ce vendredi 20 juillet à ce CCE extraordinaire dont l’ODJ est « Etat des lieux des charges / ressources des services et missions de Pôle emploi en lien avec les charges de travail des agents de Pôle emploi » ne peut décoreller ce sujet de la série d’annonces toutes plus anxiogènes les unes que les autres porteuses d’un avenir sombre pour notre établissement :

• transfert des cotisations salariales Assurances chômage sur la CSG alors même que 70% du budget de Pôle emploi provient des cotisations perçues par l’UNEDIC via les URSSAF,
• lettre de cadrage du gouvernement sur les négociations Assurances chômage,
• suppression de 297 postes Equivalent Temps Plein (ETP) sur 2018,
• suppression des personnels en contrat aidés partiellement remplacés par des jeunes exploités en service civique, sans le moindre droit ni protection sociale, ni même ASC.

Et on nous parle d’une pseudo baisse du chômage qu’il faudrait anticiper, donc envisager plus loin encore la baisse des effectifs de Pôle Emploi… et comme par hasard depuis quelques temps il est demandé aux collègues de mesurer, à la mode taylorienne, leurs actes métiers. Serions-nous à cet égard devenus prestataires de l’IGAS ?

Pour la CGT-FO, nous le réaffirmons aucun poste n’est de trop à Pôle emploi.

Les missions confiées à Pôle emploi ne cessent de s’accroitre, les heures supplémentaires – sans parler de celles écrêtées – se multiplient pour faire face à la charge de travail.

La précarisation et les cohortes de contrats courts, voire ultra courts suivent une courbe à la hausse … exponentielle.

La force de notre établissement c’est le professionnalisme de ses personnels.

Chaque agent de Pôle emploi travaille, sans conteste possible.

C’est même pour cela et ce dès l’annonce l’an passé d’une baisse des effectifs à Pôle emploi pour l’année 2018 à hauteur de 297 ETP (mais soulignons que dès l’adoption de la loi de finance fin 2017, celle-ci induisait des milliers de suppressions de postes), que nous avons toujours condamné tout discours ou prise de position publique tendant à considérer que l’on pourrait se passer collectivement de quelque emploi que ce soit à Pôle emploi pour continuer à indemniser et aider les salariés privés d’emploi à retrouver du travail de manière pérenne.

Sauf à vouloir mettre en œuvre une nouvelle fois un principe maintenant bien rodé, principe échafaudé par ceux qui clament sans cesse qu’il y a toujours trop de fonctionnaires, trop de service public, principe qui fonctionne invariablement comme suit : pour casser un service public et le démanteler, on commence par le priver de moyens, pour ensuite dénoncer son incapacité de fait à assurer les missions que lui confie la loi.

On n’en est plus à accuser son chien d’avoir la rage pour pouvoir le piquer mais carrément au point de la lui inoculer pour mieux s’en débarrasser.

Loin d’être rassuré par le lancement d’une mission d’enquête de l’IGAS, dont on ne doute pas du professionnalisme, permettons-nous ici d’affirmer que nous ne doutons pas non plus de sa dépendance vis-à-vis de la tutelle politique.

Notre organisation syndicale se pose clairement en farouche opposante à toute suppression de postes à Pôle emploi. Et nous les combattons avec fermeté et détermination.

Non seulement nous voterions CONTRE ces suppressions de poste si le CCE devait se prononcer sur cette question, mais nous revendiquons une fois de plus et dès à présent la CDIsation de tous nos collègues en contrat précaire et le renforcement des effectifs de Pôle emploi, non pas pour se consacrer au contrôle des demandeurs d’emploi mais pour mieux les indemniser, mieux les accompagner dans leur tentative de retrouver un emploi stable. Et ce, dans un contexte on ne peut plus difficile que les chiffres ne démentent pas, n’en déplaise à nos gouvernants, de chômage toujours à la hausse au regard des 3 catégories A, B, et C confondues.

Maintenir voire augmenter les effectifs de Pôle emploi, c’est bien sûr, améliorer la conciliation vie professionnelle/vie privée de tous les agents, mais aussi et surtout mieux traiter les demandes d’allocations, mieux accompagner les DE vers un retour à l’emploi pérenne, mieux réaliser l’intermédiation et la prospection, mieux épauler les jeunes en service civique… toutes choses que la digitalisation à marche forcée ne rend pas aujourd’hui, ce que chaque agent, dans chaque agence, chaque service, constate quotidiennement.

Aussi, déplorons-nous que ce CCE extraordinaire se tienne si tardivement, un vendredi 20 juillet. C’est sans doute là le marqueur d’une volonté de ne pas affronter l’inquiétude, si ce n’est la colère des personnels et de leur représentants, et ce alors même que nous avons réclamé ce CCE il y a déjà plusieurs semaines et en l’absence du directeur général … mais c’est habituel … sans doute son sens du dialogue social.

Noyée sous un flot de documents qui confortent nos analyses sans nous fournir la moindre réponse quant aux perspectives d’avenir de Pôle emploi, notre délégation aurait souhaité que nous soit a minima fournie la typologie des postes supprimés dès cette année par ces décisions arbitraire et infondées, le flou artistique étant entretenu à tous les niveaux de Pôle emploi.

Sans attendre que la nouvelle loi de finances vienne chiffrer à l’automne les sacrifices que devra faire Pôle emploi et surtout ses agents pour complaire aux tutelles politiques et financières, nous appelons d’ores et déjà l’ensemble de nos collègues à se mobiliser pour défendre nos emplois, nos conquis conventionnels et notre protection sociale collective.

Car contrairement à ceux qui auraient déjà acté comme inéluctable une baisse des effectifs à Pôle emploi, voire à ceux qui seraient éventuellement prêts à l’accompagner en mode co-gestionnaires résignés, nous nous voulons porteurs d’un message de résistance sociale face à la volonté gouvernementale de nous faire passer à terme d’une fusion fondatrice à une évaporation dévastatrice.

Nous l’avons déjà dit ici et nous le martelons volontiers : nous ne sommes pas des grenouilles que vous ferez rôtir à petit feu pour satisfaire aux ukases du gouvernement.

« Touche pas à mon poste ! », tel est notre mot d’ordre explicite.

Que chacun choisisse à présent son camp.

Le nôtre, c’est et ce sera toujours celui de tous les agents de Pôle emploi ! C’est là notre mandat.

Télécharger la déclaration préalable de la CGT-FO au CCE extra du vendredi 20 juillet 2018

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