Catégorie : Tracts 2016

Protection sociale… quoi de neuf au 1er janvier 2017 ?

Vous allez prochainement recevoir un mail de l’Etablissement vous présentant les nouvelles garanties santé et maintien de revenu, le nouvel accord mutuelle et maintien du revenu entrant en vigueur le 1er janvier 2017.

Ce qu’il faut retenir

Pour la santé

  • Quelque soit votre statut vous êtes couvert au 1er janvier sans aucune formalité
  • L’affiliation de vos enfants en matière de santé est gratuite. Il suffit de les nommer au contrat. Si vous êtes en couple et tous 2 salariés de Pôle-emploi, sachez que vous pouvez affilier les enfants sur les deux contrats sans aucun surcoût.
  • C’est à vous de faire le choix d’affilier ou non votre conjoint (non salarié de Pôle emploi) en santé (donc rien d’obligatoire pour eux)
  • Rappel les collègues en CDD sont également automatiquement affiliés, sauf s’ils sont déjà couvert par un autre contrat santé
  • Les agents en CDD ont le droit à la portabilité s’ils le demandent: s’ils disent oui, ils conservent pendant au maximum 12 mois la garantie santé gratuitement.

Pour le maintien du revenu et la garantie décès

  • Vous conservez les mêmes garanties qu’à l’heure actuelle en maintien de revenu et invalidité.
  • Vous avez la possibilité de faire un choix en matière de garantie décès. Si vous ne faites rien, vous êtes couvert par la première option automatiquement, les bénéficiaires sont ceux prévu par la loi (descendants, ascendants, …).
    Vous pouvez, à votre convenance, à la fois choisir une des trois options et choisir les bénéficiaires de votre choix (vous êtes libre de désigner qui vous voulez).

L’option qui peut être utile
A compter du 1er janvier, un certain nombre d’actes de spécialistes (dont les chirurgiens) ne seront plus pris en charge en totalité. Vous avez la possibilité de vous prémunir contre cette non prise en charge en choisissant une option à laquelle votre employeur a refusé de participer financièrement, la laissant à votre charge exclusive.

Vous informer utile c’est le choix de FO

 

Lire la communication sur l’information-protection-sociale en PDF

Flash négociation GPEC

Au travers de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (CGPEC) la Direction a pour objectif de faciliter, à moindre frais, la nécessaire transformation (selon elle) des activités et métiers de Pôle Emploi.

FO a revendiqué et a déjà obtenu de la direction

  • Le caractère volontaire pour tout collègue s’engageant dans la démarche GPEC,
  • Le maintien des effectifs,
  • Un accord s’adressant à tous les personnels de Pôle-emploi, public ET privé,
  • La réaffirmation du principe de faveur porté par le préambule de notre CCN et par le code du travail,
  • La reconnaissance du tutorat par le biais de la planification de la charge, des sessions de formation et échanges de pratiques.

FO revendique d’ici la fin de la négociation

  • La reconnaissance des qualifications,
  • Le maintien dans Pole-emploi de toutes les activités de Pôle-emploi,
  • La reconnaissance de l’activité tutorale au niveau de la classification professionnel ou encadrant accompagné d’un déroulement de carrière accéléré,
  • La reconnaissance de la bi-compétence à partir du 1er janvier 2009,
  • La reconnaissance de la bi-compétence par l’attribution de 10 points de coefficient,
  • La rétribution des «agents exerçant des activités en décroissance mettant en oeuvre une évolution professionnelle afin de réaliser des activités en croissance» (art. 5-2 du projet d’accord) par l’attribution du coefficient immédiatement supérieur,
  • La définition de la notion de «cœur de métier» à Pôle-emploi
  • La reconnaissance de l’expertise de la Gestion Des Droits,
  • La gestion de la pyramide des âges (la Direction reporte à la négociation QVT (Qualité de Vie au Travail) qui doit démarrer dès novembre 2016,
  • Le suivi et contrôle de la mise en oeuvre de l’accord GPEC par les OS représentatives et/ou par les OS signataires.

FO continue, se fait force de proposition et exige

  • Une information réelle et loyale de tous les personnels (structures, plateformes, GDD, PAG, A2S, managers …),
  • Une progression salariale de l’ensemble des salariés, publics et privés, qui subissent les conséquences de la révolution numérique et/ou territoriale.

Lire le flash GPEC 2016-10

Appel de l’Urif Force Ouvrière pour l’abrogation de la loi Travail

logo 31 mars

Les Confédérations FO et CGT, les organisations nationales FSU et SOLIDAIRES, les organisations étudiantes et lycéennes UNEF – FIDL – UNL se sont une nouvelle fois mises d’accord pour organiser la suite du mouvement contre la loi Gattaz – Valls – Berger. Un seul mot d’ordre : ABROGATION !
Les URIF FO – CGT – FSU – SOLIDAIRES – l’UNEF – la FIDL et l’UNL ont décidé, dans le cadre de cet appel, de manifester le 15 septembre 2016 de Bastille à République et sans doute au-delà, avec un départ à 14H, place de la Bastille.

Le gouvernement, qui a profité de la période des vacances pour dégainer une nouvelle fois le 49-3, constate que plus de 70% des Français condamnent la méthode employée et sont en désaccords avec la loi. Ceux qui, à longueur d’année, claironnent que le syndicalisme ne représente rien en sont une nouvelle fois pour leurs frais.

La mobilisation ne faiblit pas et est même renforcée par tous les coups que ce gouvernement continue de porter aux travailleurs :

  • Des plans sociaux annoncés dans des entreprises qui bénéficient du CICE !
  • L’annonce d’ouverture du capital d’entreprises publiques (Réseau de Transport Électricité) !
  • Les contre-réformes qui se poursuivent et même qui s’accélèrent avec la « réforme des collèges » !
  • La poursuite des attaques portées contre les hôpitaux !
  • La volonté de poursuivre le processus de privatisation de la SNCF et de destruction de tous les statuts des personnels dans les services publics et chez les fonctionnaires !

Les réactions et les actions sont déjà engagées dans différents secteurs dès cette rentrée, et tous ont bien compris que les contre-réformes et la volonté de briser le code du travail ne font qu’un. Tous ont bien compris aussi qu’il faut gagner la bataille de l’abrogation d’une loi rejetée par le plus grand nombre et appellent à manifester le 15 septembre 2016. La mobilisation est là. Un meeting à Nantes se tient aujourd’hui avec les secrétaires généraux et responsables des 7 organisations qui mènent le combat depuis plusieurs mois.

Avec des des initiatives prises par l’URIF FO avant le 15 septembre 2016 pour que la mobilisation s’amplifie ; des réunions de rentrée qui démontrent la vitalité et l’engagement des militants et adhérents.
Des travailleurs dans leur ensemble qui ne peuvent accepter que les licenciements soient de plus en plus nombreux dans le même temps où les conseils de prud’hommes perdraient leurs prérogatives, qui ne peuvent accepter que les militants syndicaux soient licenciés, mis en garde à vue ! Que le patronat continue à bénéficier de l’allègement de charge dans le même temps où nous attendons toujours la première création d’un seul emploi sur le million annoncé. Que les annonces de progression du pouvoir d’achat soient aussi médiatiques dans le même temps où les salariés ne le constatent pas sur leurs feuilles de paie. Que les retraités continuent à voir leurs pensions diminuer d’année en année etc …etc….

C’est cela qu’il faut porter le 15 septembre 2016 entre Bastille et République.
Ce gouvernement qui a fait de la loi « Travail » « son cheval de bataille » ne peut nous impressionner en sanctionnant nos militants.
Manifester, se mobiliser le 15 septembre 2016 et au-delà contribue à obtenir l’abrogation de la loi !
Ce qui a été possible contre le CPE doit l’être avec la loi « Travail ».
Alors, le 15 septembre 2016, c’est le début d’un nouveau processus d’action qui se concrétisera par la nécessité de réunir les assemblées générales qui permettront de définir la suite des actions.

TOUS A BASTILLE

14h00

LE 15 SEPTEMBRE 2016

Paris, le 7 septembre 2016
Union Régionale FORCE OUVRIERE
Ile-de-France

appel-urif-15-sept

Changement d’intitulés métier, déclaration FO au CCE du 6 septembre 2016

Avec ce sens aigu de la modernité qui la caractérise, en adéquation avec les méthodes autoritaires du gouvernement, la Direction Générale de Pôle emploi a visiblement décidé de placer son action sous l’égide du passage en force.

Après avoir bloqué la CPNC en refusant d’appliquer la CCN dans la lettre et dans l’esprit, tout en accusant les organisations syndicales de « manœuvres dilatoires », la voilà qui -au cœur de l’été- poursuit le contournement de la décision de justice du 7 janvier 2016 (arrêt de la cour d’appel de Paris ayant déclaré la « nouvelle » classification non écrite), en modifiant unilatéralement les intitulés d’emploi des collègues sans même une information préalable au personnel.

Dans le même temps, toujours bien entendu en plein été, cette même direction a pris l’entière responsabilité de rétrocéder à l’état la bagatelle de 30 millions d’euros et bien évidemment en omettant d’informer au préalable son conseil d’administration (rappelons ici que depuis quelques mois à grand renfort de règlement intérieur, cette même direction exige de ses salariés la plus grande exemplarité). Qu’elle commence donc par être exemplaire elle-même !

Le conseil d’administration de Pôle emploi a ainsi été mis devant le fait accompli d’une baisse du budget de Pôle emploi qui a valu à la Direction Générale et au ministère de tutelle une sévère motion du CA votée par toutes les OS, nous la citons : “désapprouvant le non-respect par l’état de son engagement financier” et, nous citons toujours “dénonçant une décision unilatérale prise sans concertation préalable”. Cette baisse de budget s’inscrivant, dixit notre ministère de tutelle “dans un effort général d’économies de tous les opérateurs de l’Etat pour financer le plan d’urgence pour l’emploi “.

Il n’aura échappé à personne qu’économiser une telle somme notamment en s’arc-boutant sur des NAO à 0 % de revalorisation salariale, c’est se priver sciemment de la possibilité de recruter pour mieux indemniser et suivre les demandeurs d’emploi, de pérenniser des collègues en CDD en leur proposant des CDI et d’augmenter nos salaires. Alors qu’on prétend favoriser l’emploi, on se prive là tout bonnement de tout ce qui peut concourir à plus de croissance par la relance ! Et on met volontairement Pôle-emploi en difficulté sans doute pour mieux dire ensuite que Pôle-emploi ne sert à rien.

N’oublions pas la formule consacrée popularisée par Molière selon laquelle qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…

Au passage, on prive aussi les CE d’un budget supplémentaire à destination des agents, puisque toute masse salariale qui n’augmente pas n’abonde évidemment pas les comptes des CE.

Et donc, après avoir torpillé le budget de Pôle-emploi, profitant de l’été pour poursuivre ces grands manœuvres dilatoires, ce sont les bulletins de paie d’un certain nombre de collègues, agents des structures pour beaucoup, qui se retrouvent dans l’œil du cyclone et par là même bien entendu nos déroulements de carrière.

Pour le moment, cela prend la forme d’une petite ligne sur les bulletins de paie, le métier figurant sur cette ligne étant désormais celui figurant dans le fameux référentiel des métiers adopté unilatéralement par la direction.

A cet égard, la communication de la direction sur le sujet du référentiel métiers, mise en ligne sur l’intranet ce 1er septembre relève d’un art de l’ellipse pour le moins éloquent. Que peut-on y lire ? Nous citons : « Cette mise à jour a fait l’objet d’un travail important et de qualité, au cours du printemps, avec les représentants du personnel et représentants syndicaux, au sein de l’Observatoire National des Métiers (ONM) en amont du CCE de juillet où l’avis des élus a été recueilli. Cette nouvelle version vient d’être mise en ligne sur l’intranet et je vous invite à la consulter ».

Doit-on s’étonner que l’absence totale de vote positif sur le référentiel métiers ne soit pas mentionnée ? Comme du choix du dernier mot, « consulter », à l’adresse des agents, quand on sait que le terme s’applique aussi et surtout à l’instance dans laquelle nous siégerons aujourd’hui ?

On le sait, ce référentiel métiers est l’élément central d’un triptyque RH constitué par ailleurs d’une classification et d’une GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences). A noter que sur ce sujet-là, par contre, la Direction Générale a su communiquer sur l’intranet. Encore faut-il avoir eu la présence d’esprit de lire en détail les réponses apportées par le DGARH à la question :

« vous évoquez l’identification des emplois dans le cadre EPA ; en quoi contribue-t-elle aux travaux sur la GPEC ? »

Réponse que nous citons là encore : « dans un objectif de transparence, et conformément aux engagements pris en CCE, le libellé de l’emploi retenu, suites aux échanges en EPA, est indiqué sur chaque fiche de paie en COMPLÉMENT des éléments contractuels. L’affichage de cette information n’entraine aucune modification du contrat de travail des agents qui repose sur un emploi générique et un coefficient/échelon définis par la classification en vigueur ; ces éléments contractuels sont d’ailleurs toujours présents sur la fiche de paie ».

Il conviendrait de se mettre d’accord sur la définition que vous entendez donner au terme « COMPLÉMENT », après avoir employé la locution « EN SUS » dans le dossier du CCE du 29 janvier 2016. Le président du CCE n’avait-il pas du reste cru bon de préciser expressément en séance lors du recueil d’avis au CCE suivant le 11 février 2016, (nous citons le PV) que : “l’emploi occupé ne sera pas modifié sur le bulletin de salaire puisque la référence à la classification actuelle perdure ; une référence à l’emploi du référentiel métier sera inscrite dans la partie « Libre »”.

Parce que pour nous, ils ne sont pas synonymes de « EN LIEU ET PLACE ». Force est de constater que sur les bulletins de paie il y a toujours le même nombre d’items et pas de mention supplémentaire, ce qui est loin d’être anecdotique…

Pour FO, vous ne pouvez cependant pas affirmer tout cela et faire comme si classification, référentiel Métiers et GPEC n’étaient pas intimement liés, chaque élément étant indissociable l’un de l’autre.
Si on peut à la rigueur faire fonctionner une classification et un référentiel métiers sans GPEC négociée -ce qui est aujourd’hui le cas- les fondations de la maison que sont le référentiel et la classification sont indispensables pour l’asseoir solidement. A ce jour, une seule classification existe, c’est celle issue de l’assurance chômage.
Qu’elle date d’avant la fusion ne la rend pas caduque pour autant et légalement, elle est bien la seule en vigueur. C’est tout sauf contestable.

Or, le référentiel métiers que la direction générale entend substituer à celui adossé à cette classification a été élaboré pour une classification qui n’existe pas.
Pour faire simple, disons clairement que ce référentiel nouveau ne peut être adossé à la classification en vigueur, et par conséquent, pour FO, n’est pas plus valable que cette classification.

Interpellés par nos élus, les directeurs d’établissement nous ont confirmé être « aux ordres » sur ce dossier, quand bien même ils auraient eu l’intention de communiquer localement, ils n’en auraient pas eu l’autorisation express. Rebelote en août évidemment, étant entendu qu’il n’est pas question semble-t-il de rééditer des bulletins de paie conformes à la classification en vigueur.

Quoiqu’il en soit, une conclusion s’impose : la direction générale a prémédité ce passage en force.

Et donc, qui dit modification unilatérale du bulletin de paie dit modification unilatérale du contrat de travail, violation de la CCN en son article11.1.

Qu’en est-il si des salariés impactés refusent cette modification ? Envisagez-vous d’aller jusqu’au licenciement de ces collègues ?

Qui dit dé-classification dit également économies d’échelle en vue d’une GPEC où le fameux « contrat social » de la direction prend de plus en plus des allures de contrat léonin. Voire de contrat tout court pour exécuter les ordres des tutelles et liquider par la voie de la régionalisation une partie du personnel de Pôle emploi.

S’inscrivant dans le droit fil ultra-libéral de la loi Travail, on voit bien où la direction veut en venir. Soit elle anticipe le démantèlement de Pôle emploi en tirant nos salaires vers le bas pour permettre aux conseils régionaux de nous récupérer à moindre coût, soit elle détricote d’ores et déjà nos acquis négociés avant de s’attaquer frontalement à notre CCN et ses annexes, en usant des armes que la loi Travail va lui fournir.

Dans les deux cas, ce sont les agents qui seront perdants et pas qu’un peu !
Dans les deux cas, elle trouvera la CGT-Force Ouvrière face à elle !

Qu’on ne compte pas sur FO pour cautionner de telles pratiques et encore moins pour accompagner la régression sociale rampante sous couvert de réformisme obligé, synonyme de démantèlement des services publics. Relancer la croissance en augmentant nos salaires ou en embauchant des demandeurs d’emploi, la direction pouvait le faire avec ses 30 millions. Ne nous voilons pas la face, c’est là un choix politique des dirigeants de Pôle-emploi fidèles à une politique d’austérité que les citoyens de ce pays n’ont pas choisi. La direction en a décidé autrement. Nous le dénonçons et le combattons sur tous les terrains (social, juridique …).

Aussi, nous vous demandons instamment de reconsidérer votre position et de geler sine die votre processus de dé-classification passant par la mise en oeuvre de votre référentiel métiers. Parce qu’à l’heure de la rentrée, il est temps d’arrêter de jouer avec la santé des agents et de les perturber gratuitement. Ou pire, avec l’argent que vous ne leur verserez pas.
Autant vous avez été prompt à modifier nos bulletins de paie, autant la discrétion semble de mise quant à la campagne de promotion 2016… mais peut-être avez-vous également rendu à l’état cette enveloppe-là…

 

En attendant cette instruction, espérons que le 20 septembre, le délibéré du TGI de Paris portant sur la saisine de FO (rejointe par la CGT et le SNU/FSU) contre le référentiel des métiers, sera rendu en faveur des agents. Là-dessus, vous le savez, nous ne transigerons pas.

Référentiel des métiers, classification au rabais, baisse du pouvoir d’achat, loi Travail… FO dit NON ! FO dit STOP !

A Pôle emploi comme ailleurs, le réformisme ambiant se traduit par une vague de régression sociale sans précédent, fruit d’une alliance objective entre le gouvernement, notre direction et des organisations syndicales signant tout et n’importe quoi pour exister.

Non, à Pôle emploi nous ne sommes pas en dehors de l’espace et du temps ! Oui, la loi Travail menace l’ensemble de nos garanties collectives encadrant le contrat de travail, à commencer par notre CCN.

Malgré notre mobilisation sans faille contre son référentiel des métiers, la direction dégaine son « 49.3 » à l’instar du gouvernement sur la loi Travail, nous appliquant de force sa déclassification et par là même la modification unilatérale de notre contrat de travail !

Pourquoi modifier nos intitulés d’emploi cet été, sinon pour nous rémunérer au rabais cet hiver. Pour FORCE OUVRIÈRE, c’est inacceptable !

A FO, nous attendons impatiemment la décision du TGI de Paris qui -le 20 septembre prochain et sur saisine de notre organisation- décidera du sort légal de ce référentiel.

Aujourd’hui nos métiers, nos salaires,

Demain notre CCN,

Après-demain… nos emplois ?

AVEC FO, DITES OUI A UN VÉRITABLE PROGRÈS SOCIAL !15092016

Tous ensemble le 15 septembre

Pour l’abrogation de la Loi « travail »

« DECLASSIFIX » chassons le Pokemon de la direction avant qu’il ne nous frappe !

Nos bulletins de paie modifiés unilatéralement

+

une classification au rabais et son référentiel métiers imposés de force

+

des déroulements de carrière gelés

+

une hypothétique campagne de promotion

=

une addition DG corsée pour les agents en cette rentrée des crasses.

Étonnant ? Pas pour FORCE OUVRIERE !

Si nous nous battons pied à pied depuis fin 2014 contre la classification DG (signée par la CFDT, la CFTC et la CFE CGC), c’est que nous en redoutions à bon droit les effets.
Faisant fi de l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 7 janvier dernier, la Direction entend passer en force et nous imposer unilatéralement son « contrat social ».
Rien de social là-dedans, mais un contrat en bonne et due forme, exécutant sans sommation nos droits les plus précieux. A l’instar de la loi Travail relevant de la même logique ultralibérale.

L’objectif est simple autant que redoutable :

  • supprimer à terme notre CCN, par une modification unilatérale de votre contrat de travail !
  • individualiser au maximum la relation de travail et nous faire travailler plus pour que l’on gagne encore moins.
  • Régionaliser ou nous privatiser selon l’option retenue par le pouvoir auquel notre direction voudra plaire…

Des preuves ? Malgré l’arrêt de la cour d’appel, la DG a rattaché tous les agents à son référentiel Métiers lors de la dernière campagne EPA.

  • 1ère conséquence : la modification de la rubrique emploi de certains bulletins de paie de juillet et d’août. Y figure désormais l’emploi unilatéralement choisi par votre hiérarchie dans le référentiel des métiers DG en remplacement de l’emploi repère de la classification encore applicable à ce jour. La DG n’ayant saisi le CCE que pour l’informer d’un ajout, c’est donc un remplacement qui intervient sans AUCUNE information collective ou individuelle préalable !

Interpellés dans les CE et les réunions DP, les représentants de la direction se retranchent derrière « des ordres venus d’en haut », sans espoir de retour en arrière. Bref, la DG trace sa route, tant pis pour ceux qui s’estiment à bon droit d’ores et déjà déclassifiés !

  • 2ème conséquence à terme : reconnaissance salariale et déroulement de carrière en berne. Si la DG et “ses” signataires obtenaient en cassation que leur classification s’applique, tout serait déjà en place pour opérer de drastiques économies sur notre dos. CQFD !

Après avoir refusé de se prononcer cet hiver en CCE sur ce fameux référentiel des métiers, FO n’a eu de cesse de dénoncer cette manœuvre, clé de voûte d’un vaste mouvement de dé-classification programmé.

FO a pris ses responsabilités et a de nouveau saisi la justice qui statuera le 20 septembre prochain. Pour nous, la place de ce référentiel est à la poubelle et pas sur les bulletins de paie des agents !

Le plus surprenant dans tout cela, ce n’est pas de voir la direction s’enferrer dans sa logique récessive. Quand on est capable de rendre 30 millions d’euros à Bercy au lieu de les redistribuer aux agents, on est capable de tout !

Ce qui nous a épaté, c’est de voir la CFDT et la CFTC demander à la direction de faire marche arrière sur l’utilisation du référentiel des métiers, virant de bord à 180° pour abonder dans notre sens.
S’il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs dans l’intérêt du personnel, encore faut-il aller au bout de la démarche.

Que les signataires de la classification retirent donc à présent leur pourvoi en cassation et demandent avec nous la réouverture d’une négociation pour obtenir une vraie classification, assortie d’un déroulement de carrière automatique pour tous les agents de Pôle emploi.

Avec FO, le 20 septembre, éparpillons ce référentiel Métiers… façon puzzle !

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Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi ! Déclaration commune FO, FSU, CGT, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

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La loi Travail n’est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l’économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l’alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux.
Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.

Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.
L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s. Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d’emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salarié-e-s et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes.

Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s !

Il est clair qu’à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.).

C’est pourquoi nos organisations continueront à mener tous les débats nécessaires avec les salarié-e-s et les jeunes pour, à l’inverse de cette loi, promouvoir d’autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous.

Pendant l’été, de nombreuses initiatives locales se sont développées et la carte postale au Président de la République a été largement utilisée. Comme nous l’avons écrit au Président de la République, « on se retrouve à la rentrée… », notamment sur les meetings et débats unitaires déjà programmés.

Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd’hui victimes des militant-e-s syndicaux-ales, des jeunes, des salarié-e-s et des agents publics.

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’actions du 15 septembre contre la loi Travail, selon des modalités décidées localement (rassemblements, manifestations, grèves, etc…), pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Les Lilas, le 31 août 2016

15092016

Loi Travail, on ne lâche rien !

logos OS verticauxLes URIF CGT – FO – FSU – SOLIDAIRES et les organisations étudiantes et lycéennes UNEF – FIDL – UNL réunies le 30 juin 2016 se sont félicitées du succès de la manifestation du 28 juin 2016 et de la détermination des 7 organisations à obtenir le retrait du projet de loi.

Malgré des conditions de manifestation difficiles, notamment pour accéder à la place de la Bastille, 55 000 manifestants ont démontré leur volonté d’obtenir le retrait du projet de loi. Ils étaient en cela soutenus par tous les sondages qui démontrent que l’opinion publique est opposée à cette loi travail et que plus de 70 % de cette dernière est opposée à l’utilisation du 49-3.

Les organisations syndicales condamnent également l’intervention des forces de l’ordre à la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier. La Bourse du Travail appartient aux travailleurs et aux travailleuses qui ont encore la liberté de se rencontrer et de s’associer afin de débattre et de revendiquer. Cette intervention piétine tout un pan de l’histoire du mouvement ouvrier et plus particulièrement la liberté syndicale.

Les dernières rencontres avec le 1er ministre et la ministre du travail démontrent qu’ils restent sourds aux propositions et positions que nous portons depuis le 9 mars 2016 même si nous devons mettre au crédit des mobilisations certains amendements avancés par le gouvernement mais qui sont cependant loin de nos revendications.

Face à cette situation; l’intersyndicale nationale appelle à poursuivre la mobilisation et demande aux structures locales de l’organiser durant le débat parlementaire, notamment le 5 juillet 2016.

Les URIF CGT – FO – FSU – SOLIDAIRES et les organisations étudiantes et lycéennes UNEF – FIDL – UNL poursuivrons la mobilisation pendant la période des congés. Elles appellent d’ores et déjà à une

manifestation le 5 juillet 2016,à 14h00

de la Place d’Italie à la Place de la Bastille.

le 5 juillet est le jour du retour du projet de loi à l’Assemblée Nationale 

Elles appellent également les UD de l’IDF à se rencontrer et à organiser des actions ciblées pendant les mois de Juillet et Août.

Elles constatent également que dans quelques pays européens, dont la Belgique, les travailleurs sont confrontés à la mise en oeuvre de « lois travail».
Des actions se préparent dès le début du mois de septembre dans ces pays. Votre organisation syndicale va les analyser et travailler dans le sens d’une mobilisation plus large.

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