CPNF du 10 avril 2019

1/ Approbation des PV des réunions des CPNF des 13 et 14 mars 2019

Approuvés à l’unanimité sous réserve des modifications demandées

2/ Recueil d’avis sur les actions de formation 

  • Décider d’agir ensemble

Nous reprenons le débat sur cette fiche qui a suscité des réactions houleuses lors de sa présentation dans un climat tendu (voir notre précédent CR, CPNF de mars 2019). La direction nous aurait écouté et aurait modifié en conséquence la fiche formation. En effet il n’est plus fait mention du prestataire, Hope-experts, dans la fiche. Mais il ne suffit pas de gommer une référence dans une fiche pour que l’esprit de la formation en soit changé. Ce que nous nous faisons fort de faire remarquer.

Pour : Direction, CFDT, CGC

Abstention : UNSA, CFTC

Contre : CGT-FO, SNU, CGT, SNAP

EXPLICATION DE VOTE :

La CGT-FO ne peut cautionner un « dispositif » qui s’appuie sur les méthodologies et l’idéologie d’un cabinet, Hope expert (quand bien même les références à ce cabinet auraient été gommées dans la fiche), qui affirme, sur son site internet, des concepts et conceptions contestables… En effet, ce cabinet indique ainsi que « les grands succès sont tous le fait d’une formidable envie de réussir animée par un leader visionnaire », lequel est figuré par Napoléon ; il s’appuie sur l’autorité de gens comme Elon Musk – un modèle pour ce cabinet, dans l’économie d’aujourd’hui, qui finance des recherches pour implanter des puces dans nos cerveaux – et sur les travaux de Peter Drucker, largement inspirés du taylorisme, pour proposer ses pilules du bonheur…

Que dire encore de ce dispositif… « massif ». Peut-on encore parler de formation lorsque le groupe d’agents peut atteindre 70 personnes ? De surcroît nous ne voyons pas comment, concrètement, les agents sur les sites pourront échapper aux sessions -sauf à se faire porter pâle ou prendre une journée de RTT- puisque l’ensemble du collectif de travail est concerné. Sans parler du titre « décider d’agir ensemble » qui résume bien l’affaire, et pourrait être assimilé à de la double injonction, si l’on admet que les décisions à fort impact sur les conditions de travail des agents sont prises ailleurs que dans les collectifs de travail… et bien en amont !

 

  • Audit à Pôle emploi – méthodologie et outils

Il s’agit d’une formation métier et technique qui vient en complément de la formation existante sur la conduite d’une mission d’audit. Elle porte sur les techniques spécifiques de conduite de ce type de mission, avec une mise en exergue du contexte spécifique PE. Formation avec un soupçon de modules digitaux et 2 jours de présentiel, tout cela articulé de manière cohérente. Cette formation est animée en interne.

Pour : Unanimité

La CGT-FO aimerait qu’il y ait plus de formations de ce type qui contribuent à la qualification des collègues ou sont, à tout le moins, un élément pertinent dans leurs parcours de qualification.

 

3/ Information sur les actions de formation à venir

Rien de neuf sur les fonctions support par rapport à la dernière CPNF.

Relation de service : rien de précis à ce jour.

Management : RAS

Morne plaine !

Question : Ce vide sidéral est-il en lien avec ce qui plane comme une nuée de vautours au-dessus de Pôle-emploi ? à savoir :

  • Expérimentation/fusion/absorption des MILO, CAP EMPLOI et APEC,
  • Régionalisation,
  • France service,
  • Transformation radicale et arbitraire du rôle et des missions de Pôle-emploi pour glisser vers des Jobs Center « à la française », de contrôle et de mise au pas des bénéficiaires de la nouvelle aide sociale à la remise au travail, en lieu et place de notre salaire différé suite au holdup de l’état sur nos cotisations sociales transformées autoritairement en Impôt/CSG. Après le CICE, la suppression de l’ISF, les exonérations de toutes sorte pour les “princes”, le retour (et encore, sous condition de TIP) de l’aide publique (d’avant le Régime d’Assurance Chômage)… pour les gueux.

4/ Présentation des actions de formation achetées pour les Fonctions Support

La direction nous présente un document, bien conçu, qui récapitule les achats de formation en 2018 (essentiellement pour les fonctions Support). Nous découvrons ainsi que les achats de formation représentent 30 240 heures (soit 1,5% des volumes totaux) pour 1990 stagiaires. Que 16 formations, parmi lesquelles les formations Excel et carte mentale dominent, qu’elles regroupent près de 50% des stagiaires, et que les collègues jugent à 83% qu’elles leur seront utiles.

Tout cela est bien intéressant. Mais ce n’était pas notre demande lors de la CPNF de mars. Ce qui ne nous empêche pas de demander qu’une telle présentation soit faite pour les filières dites « management » et « relation de service ».

Pour mémoire nous sommes tombés de l’étagère quand la direction nous a informé que les formations achetées (dites « formation sur étagère ») n’étaient pas présentées à l’avis de la CPNF. C’était l’usage. Et, dans la mesure où il n’est pas possible de modifier ces formations, issues du catalogue CEGOS, l’établissement considérait qu’il n’y avait pas lieu de les présenter à la CPNF.

Nous reprenons donc le débat à ce point. Et nous demandons que les dispositions de la CCN soient respectées et que toutes les formations, qu’elles soient achetées ou non, soient présentées à la CPNF.

La direction nous répond que les formations correspondent à des besoins prégnants (notamment la bureautique), que l’université du management s’inscrit dans une logique de co-conception et non d’achat et, que pour les autres fonctions, les achats se font à la marge.

Tout cela est bien intéressant. Mais ce n’est pas la question.

La direction, embarrassée, nous redit que, comme le contenu des formations n’est pas négociable et que le catalogue de la CEGOS est volumineux (principal fournisseur de formations), elle ne les présente pas à la CPNF.

Nous rappelons le droit de la CPNF à donner un avis sur ces formations également… qu’il soit ou non favorable. Et nous réitérons notre demande d’un respect de l’article 22§3 de la CCN, dont nous redonnons la lecture. Sans ambiguïté possible toutes les formations doivent être présentées à la CPNF.

Le débat s’enlise. Il est plus de 13H00. Décision est prise de faire la pause déjeuner. Et de reprendre sur ce sujet à 14H00.

Le déjeuner portant conseil, à la reprise la direction propose qu’un prévisionnel des formations achetées soit désormais communiqué à la CPNF. Et, donc, que la commission puisse désormais rendre un avis sur ces formations, et qu’elle en débatte autant que de besoin.

5/ Présentation du bilan du plan de formation de 2018

Les chiffres sont éloquents : entre 2015 et 2018 les volumes de formation ont chuté de 30%. C’est d’ailleurs entre 2017 et 2018 qu’on constate une baisse conséquente. Avec une augmentation du nombre de stagiaires en parallèle.

Le nombre de jours moyens, et ce que l’établissement appelle l’émergence de l’e-learning, sont également révélateurs, pour la CGT-FO, des orientations de court terme de la politique de formation à PE, et de la préférence pour l’adaptation des agents au poste de travail plutôt que pour le développement des qualifications, qui supposerait d’envisager les carrières dans la durée.

La CGT-FO demande que PE sorte de ce dogme du court-termisme et fasse sa révolution copernicienne pour s’engager dans une véritable politique de promotion professionnelle des agents, qui passe notamment par l’accès à des formations qualifiantes au long cours.

Par ailleurs nous est présenté un top 10 des formations par filière. Nous sommes surpris de la faiblesse globale des taux de réponse de satisfaction, voire de l’extrême faiblesse pour certains modules. Une « tripotée » de formations autour de 30% dans les formations à destination des agents du réseau. C’est bien un top 10 en termes quantitatifs, en heures réalisées et/ou en nombre d’agents par formation, mais un flop 10 pour ce qui est de l’appréciation portée par les agents. Si nous étions taquins, nous serions tentés d’affirmer que la « contrainte » à la formation est telle pour les agents qu’ils se dispensent de l’évaluer. Qu’en pense l’établissement ? A-t-il une explication ?

Réponses de la direction : cette année 2018, PE n’a pas eu de « locomotive », de grande campagne (comme les années précédentes). Par ailleurs l’émergence des formations en e-learning a conduit à former plus d’agents et à voir le nombre d’heures de formation baisser (c’est dit !!). Il est possible aussi que cette année 2018 étant la dernière année du plan pluriannuel, « l’effort » de formation ait été moins important, puisque globalement les « engagements » de plan pluriannuel ont été tenus.

La direction « incrimine » aussi les modes d’évaluation des formations en e-learning : le questionnaire serait ouvert à la clôture de la formation ce qui n’inciterait pas les agents à y répondre (a fortiori ceux ayant fait la « formation » à l’ouverture de session). Ceci expliquerait, en partie, les faibles taux de réponse. Réponse surprenante quand on sait l’appétence de nos directions pour le e-learning.

6/ Digit@ll : premiers résultats

La direction nous présente les « résultats » de « l’autodiagnostic sur les connaissances numériques ». Les taux de participation, si l’on en croit ce document, sont importants. 73% des agents ont fait le test, DG avec 59% et DSI avec 38% faisant baisser la moyenne.

Manifestement les agents se seraient prêtés au jeu d’un questionnaire dont la passation n’était pas simple (temps d’attente, interruption de connexion) et dont certaines réponses étaient téléphonées, pour parler correct. De là à en tirer la conclusion que l’appétence pour le digital est forte…

A la CGT-FO, prenons ce test pour ce qu’il est : un jeu, parfois fastidieux, et qui, en aucun cas, dispense l’établissement d’engager des actions pour la promotion professionnelle des agents.

7/ Questions diverses

CPNF de juin : a priori les 18 et 19 juin. Seule la CFDT n’est pas disponible à ces dates.

Force Ouvrière à la CPNF

Nadia FORT, Fabrice COLLINET et Fabien MILON

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Prochaine CPNF le 16 avril 2019