Flash CCE 18 décembre 2018

En ouverture de ce CCE, nous avons procédé à la lecture de la déclaration préalable suivante:

” La CGT-FORCE OUVRIERE présente à l’ouverture de ce CCE ordinaire, dans un contexte social qui fait plus qu’écho à nos revendications, tient à évoquer concrètement la réalité de la pratique du dialogue social de la Direction Générale de Pôle emploi :

  • refus de négociation salariale à la demande de la CGT-FO, et ce alors même que les cadres dirigeants de Pôle-emploi sont eux augmentés à hauteur de 1,11% (cf. pièce jointe + article :https://www.capital.fr/economie-politique/business-france-pole-emploi-meteo-france-les-impressionnantes-remunerations-des-pontes-des-operateurs-de-letat-1318063). Courrier et fin de non-recevoir !
  • absence de réponse à cette heure du directeur général suite à notre courrier du mardi 11 décembre lui demandant instamment, une fois de plus, d’ouvrir des négociations salariales suite à l’intervention télévisée du chef de l’Etat et ses propos sur le sujet
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO, sur la protection sociale (santé et prévoyance) alors même qu’il ne s’agit que du respect de l’accord signé par la Direction elle-même. Courrier… et fin de non-recevoir !
  • refus de négociation à la demande de la CGT-FO sur la surcomplémentaire retraite (C2P2S) des ex-ANPE, alors même qu’il ne s’agit que du respect du règlement intérieur signé par la Direction elle-même.Courrier, Intervention en C2P2S, … et fin de non-recevoir
  • refus pas plus tard que mardi d’entendre nos revendications en C2P2S, dont la séance s’est terminée par une interpellation intersyndicale restée à cette heure elle-aussi lettre morte de la part de la direction.
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la formation. Intervention en CPNF, CPNC, CCE… et fin de non-recevoir
  • refus à la demande de la CGT-FO de négociation sur la mobilité géographique à la demande de l’agent. Intervention lors d’une DSC(reportée déjà 3 fois), où nous avons demandé une ouverture de négociation sur le sujet, sans réponse positive de la part de la Direction.

Jamais, ici et ailleurs, la CGT-FO ne tournera le dos à son syndicalisme issu de la Résistance fondé sur la liberté et l’indépendance syndicale telles qu’édifiées par la Charte d’Amiens, construit sur les bases de la démocratie représentative, celle du mandat.

Ce mandat nous conduit aujourd’hui à vous demander explicitement de répondre aux revendications légitimes portées à Pôle emploi par la CGT-FO, au nom de celles et ceux que nous représentons.

Des revendications qui portent sur :

  • L’augmentation générale des salaires pour l’ensemble des personnels privés et publics
  • La renégociation de l’accord Classification
  • Une ouverture de négociation d’un accord de déroulement de carrière automatique pour TOUS les agents de Pôle emploi
  • L’arrêt de la GPEC
  • La participation de l’employeur à la surcomplémentaire à hauteur de la protection sociale
  • L’ouverture de négociations sur la formation, la protection sociale collective, le droit à une véritable mobilité…

Ce matin, nous apprenons que la SNCF et la RATP sont en capacité de verser des primes à leurs salariés, force est de constater que la direction générale de Pôle emploi est plus prompte à supprimer des effectifs sur injonction gouvernementale qu’à améliorer le pouvoir d’achat de ses agents à l’invitation de ses mêmes tutelles. “

Elle a amené le président du CCE à nous répondre d’une part que les cadres dirigeants bénéficiaient de revalorisations salariales moindres que celles des autres salariés de Pôle emploi et d’autre part que concernant le versement d’une prime, Pôle emploi est un EPA et pas un EPIC comme la SNCF et la RATP, et donc pas concerné par les déclarations du chef de l’Etat…

Suite à la lecture d’une déclaration de la CGT qui a quitté la séance dans la foulée, le président du CCE ayant indiqué qu’il déplorait qu’on se déplace sur les deniers publics pour lire une déclaration et partir aussitôt, alors que nous étions convoqués de 10h00 à 12h00, le SNU a alors pris la parole pour lui demander si, pour tenir de tels propos envers un agent des DOM, il faisait partie de l’IFRAP ou de ‘’l’association des contribuables associés’’ que le SNU a qualifié d’association d’extrême droite.

Suite à cela, le président du CCE très en colère, s’estimant peu ou prou qualifié de personne d’extrême droite, a décidé de suspendre la séance du CCE jusqu’à ce que de excuses lui soient présentées…

Au cours de cette suspension, nous avons vu voler en éclat ‘’le syndicalisme rassemblé’’ à force d’invectives entre organisations syndicales. La direction est revenue nous signifier le report du CCE au vendredi 28 décembre matin de 9h30 à 12H00 avec un vote à la clé concernant la C2P2S en soulignant la volonté du Président de ne plus présider le CCE jusqu’à nouvel ordre.

Pour conclure, la Direction a d’abord refusé notre demande de report du CCE relatif au mouvement social déclaré puis s’est plaint de payer trop de frais de déplacement pour finalement, à défaut d’avoir des excuses, reporter le CCE pour en plus, payer deux fois des frais de déplacement pour le même sujet au CCE… la suite au prochain épisode.

Résister, revendiquer, reconquérir !

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

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