Flash CCE 23 Janvier 2018

Point d’étape sur le NPC (nouveau pari de la confiance)

De manière surréaliste, la DG nous indique que le CCE n’est pas là pour étudier les 19 projets NPC en région (ce qui serait selon elle du ressort des CE et des CHSCT) et dans le même temps, nous offre une présentation des projets développés dans une agence de Seine St Denis avec un DTD venu nous vanter les mérites du NPC, allant jusqu’à nous affirmer que les agents y auraient trouvé le… «Bonheur» ! Pour la CGT-FO, la direction se doit d’informer le CCE (tant que les ordonnances Macron ne l’ont pas encore transformé en CSE) de ce qui se passe concrètement, avec les conséquences RH de l’organisation du travail induites.

Par ailleurs au regard notamment des prérogatives du « facilitateur » censé « inspirer le collectif et faciliter la mise en mouvement de l’agence » (sic), il est clair, pour la CGT-FO, qu’un tel dispositif est une machine à générer des RPS en cascade dans les rangs de managers de terrain, déjà sur-sollicités par des innovations tous azimuts à flots continus, en total non-respect des engagements de la direction de réduire le rythme du changement (cf. dernière enquête RPS pointant du doigt cette cause majeure de stress au travail). Et payons-nous le culot d’esquisser une interrogation : Combien coûte en temps comme en argent, la multiplication des entretiens de toute sorte et autres ORS ? L’automaticité d’un déroulement de carrière serait non seulement une bien moindre dépense d’énergie, mais l’économie faite de ce temps et de cet argent permettrait certainement de financer justement et sans doute à bonne hauteur… un déroulement de carrière automatique – CQFD.

Présentation de l’offre de service numérique de Pôle emploi

Cette présentation en forme de satisfecit, illustrée par un joli PowerPoint coloré de 20 pages, tend à démontrer que les demandeurs comme les agents, adhèrent pleinement au « tout numérique ». Si pour la CGT-FO, l’apport du numérique n’est pas contestable en soi, tout dépend ensuite de son utilisation et de son instrumentalisation.

Sans conteste le numérique soulage techniquement les collègues sur certaines activités. Mais à la CGT-FO, nous pensons que le risque est grand de voir la machine, les logiciels et les algorithmes (BOB emploi est dans la place), se substituer à nos métiers. Certains “pourchasseurs” de la dépense publique, n’en doutons pas, non seulement y pensent, mais s’activent, en considérant qu’en matière d’intermédiation on pourrait finalement se passer de conseillers pour mettre directement en relation un demandeur d’emploi avec un employeur par seul serveur informatique interposé. N’oublions pas l’objectif comptable de ces gens-là : 120 000 agents/postes Public à supprimer. Pour la CGT-FO c’est non !

Consultation sur le processus mis en oeuvre à PE concernant les lanceurs d’alerte

En l’absence d’évolution dans ce dossier, qui nous est soumis au vote à l’identique de celui présenté lors de la séance d’information du CCE de décembre dernier, notre délégation s’est prononcée “contre” cette déclinaison DG de l’art. 8 de la loi Sapin 2 sur les lanceurs d’alerte.

Explication de vote de la CGT-FO:

« Si cette transposition de l’article 8 de la loi Sapin 2 se contente de reprendre les termes de la loi qui écarte de la définition des lanceurs d’alerte les personnes morales – dont les organisations syndicales – au profit des seules personnes physiques, le dispositif de la direction écarte dans ses déclinaisons opérationnelles les IRP et notamment les CHSCT alors qu’il était possible de les y associer.

Cette option ne nous convient pas et motive donc le vote négatif de la CGT-FO en ce qu’elle n’offre pas suffisamment de garanties opposables en faveur des agents concernés par un lancement d’alerte, le risque existant de voir les alertes rester lettre morte sans que les représentants du personnel en aient même connaissance ».

Quoi qu’il en soit, et au-delà de ces aspects techniques, reste un problème de fond : doit-on laisser à la direction (quelle qu’elle soit), la responsabilité de définir qui/quoi relève du lancement d’alerte ? qui/quoi relève de la délation ?)

Détail des votes : Pour : 3 CFDT 3 CFTC / Abstention : 3 SNU 3

CGC 1 SNAP / Contre : 5 CGT-FO 1 CGT

Vote d’une délibération sur une sollicitation de l’ONM sur l’impact du numérique

Pour la CGT-FO, l’ONM (Observatoire National des Métiers) est, comme son nom l’indique un observatoire et non une instance de négociation/décision dont l’objet, dans Pôle emploi comme ailleurs, est d’associer les organisations syndicales à la bonne marche de « l’Entreprise ». A Pôle emploi il s’agit plus particulièrement de l’élaboration du Référentiel des Métiers (adossé à une Classification que combat la CGT-FO) et qui n’a jamais fait l’objet de négociations… et pour cause, la gestion de la « boîte » c’est de la prérogative de la direction. A chacun son taf, le nôtre, c’est de porter les revendications des agents et cadres. Raison pour laquelle nous n’avons pas pris part à ce vote.

Détail des votes Pour : 3 CFDT 2 CGC 2 SNU 2 SNAP 2 CFTC

Contre 2 CGT / NPPV 5 CGT-FO

La délégation CGT-FO au CCE : A. DJEHICHE, N. FORT, K. MAKHOUT, K. OBIANG, Y. RENAUD, C. ROBIN, M. TORRES, F SMACCHIA, RS CGT-FO S. SOCIAS

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