Flash CCE 29 juin 2018

Retour sur la concertation interne « convention tripartite » & sur le nouveau pari de la confiance

Pour la CGT-FO, ces initiatives de la Direction relèvent de l’instrumentalisation des agents sur l’air frelaté du « mode collaboratif » et de « l’intelligence collective » ou plus exactement du « tresser la corde pour vous pendre » avec en ligne de mire la baisse des effectifs de Pôle emploi sans jamais aborder ce sujet !

Sur la forme : on voudrait donc nous faire croire que les agents auraient leur mot à dire. Ah oui ? La concertation s’est déroulée dans le cadre fixé par la Direction, c’est-à-dire qu’il n’était absolument pas possible de s’affranchir des axes stratégiques posés par la Direction.

Sur le fond, quelle est la réalité de tout ça ? La convention tripartite demeure un contrat léonin entre l’Etat, l’Unedic et Pôle emploi, qui lui n’est pas financeur ou donneur d’ordres mais bien simple exécutant des deux premiers cités.

Quant au nouveau pari de la confiance… comment dire… Qu’on arrête donc de nous faire prendre des vessies pour des ampoules LED !

Outil de contournement des organisations syndicales et d’instrumentalisation des collectifs en période d’intensification de l’individualisation de la relation de travail salarié/manager, ce « bidule » à la limite de l’imposture intellectuelle ne nous convient en rien. Comment oser parler de « confiance » avec un grand sourire engageant alors qu’il est annoncé 4000 postes en moins ?! Et qu’une mission est confiée à l’IGAS pour mettre en place une « méthode solide » pour mettre en lien la baisse des effectifs…avec une baisse hypothétique et supposée du chômage. Si la naïveté peut-être parfois salvatrice, la lucidité est un impératif de l’action syndicale, et celle-ci impose d’anticiper des conclusions de cette commission qui valideront sans coup férir la baisse des effectifs voulue par gouvernement et la DG.

Pour la CGT-FO, aucun poste n’est de trop à Pôle emploi et nous les défendrons tous !

Présentation du prélèvement à la source

A la CGT-FO, « nous avons toujours été opposé à cette réforme qui complexifie le recouvrement de l’impôt sur le revenu ainsi que la relation du contribuable à l’administration fiscale et à l’impôt. Les bénéfices réels de cette mesure sont en réalité nuls. Une telle complexité ne peut, dès lors, que cacher un objectif : la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu et fragiliser ainsi encore un peu plus le financement de la protection sociale collective. Quand la source est mauvaise, ce qui en sort l’est aussi ».

C’est ce que notre secrétaire général Pascal Pavageau écrivait en novembre 2016 et que nous reprenons aujourd’hui à la virgule près.

Ceci étant dit, nous avons donc des inquiétudes et des interrogations sur la mise en place de ce dispositif, tant au niveau des demandeurs d’emploi que des agents de Pôle emploi. Et presque plus vis-à-vis des demandeurs d’emploi que des agents, car si nous faisons confiance aux collègues en charge de ce dossier en interne pour ce qui a trait au prélèvement à la source des agents de Pôle emploi, comme nous faisons confiance à nos élus pour relayer via les DP les réclamations des collègues, nous allons devenir malgré nous un rouage d’une administration fiscale totalement externe à Pôle emploi. La DG table sur un faible taux d’imposition des DE et tend à minimiser les impacts à terme.

Grosses inquiétudes en perspective ; la Direction a beau dire que Pôle emploi ne se substitue pas à la DGFIP, mais c’est bien le conseiller qui en zone d’accueil sera le 1er interlocuteur du DE sur les questions du PAS (Prélèvement A la Source).

SIRHUS : module recrutement

Si SIRHUS va intégrer les applications de la BDE (sauf pour les agents publics pas prévus au dispositif à ce jour sur les aspects « promotion et évolution de carrière »), ce qui nous intéresse en priorité c’est le volume de recrutement encore prévu au regard du chiffre annoncé de postes supprimés dans les prochaines années.

Réponse du DGARHRS : il n’y aura pas de licenciements à Pôle emploi et on continuera à recruter.

Il peut compter sur la CGT-FO pour combattre toute baisse d’effectifs comme pour réclamer des effectifs supplémentaires et la CDIsation des collègues en contrats précaires !

Questions diverses CGT-FO

Situation à Mayotte : Quid de la situation sismique en termes de sécurité des personnels sur l’île ? Quid de la création d’une DR à Mayotte ? Quid de la retraite complémentaire ?

Réponse DG : vigilance renforcée suite à notre interpellation sur la sécurité, dossier retraite toujours en cours, création envisagée d’une DR mais projet pas encore finalisé…

Télétravail : il semblerait que les signataires de l’accord QVT aient modifié les termes de ce dernier concernant le télétravail. Le DG a indiqué que les quotas n’étaient plus de mise. Des activités exclues de l’accord telles que le 3949 seraient désormais éligibles à la modalité. Bref, sur le terrain, l’inégalité de traitement règne et le flou est de mise.

Aujourd’hui comme durant la négociation de l’accord, la CGT-FO persiste et revendique des règles claires, lisibles pour tous et donc opposables le cas échéant par l’agent à sa hiérarchie. La commission de suivi n’a pas les prérogatives d’une Commission Paritaire de Négociation (CPN).

La CGT-FO exige d’avoir connaissance de toutes les modifications apportées illégitimement dans et par la commission de suivi, impliquant exclusivement les signataires de l’accord, pour qu’un point soit fait dans les CE des régions. Et pour qu’il y ait changement effectif, la DG qui se targue d’être championne en “dialogue social”, doit convoquer une CPN !

Réponse DG : les règles sont claires mais certaines réponses hiérarchiques ne vont pas toujours dans le sens voulu en l’absence de quotas.

Il n’y a décidément pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre…

La délégation CGT-FO, au CCE : Aissa DJEHICHE, Nadia FORT, Khalid MAKHOUT, Katia OBIANG, Yann RENAUD, Caroline ROBIN, Marie-Carmen TORRES, Fabrice SMACCHIA, et RS CGT-FO, Sébastien SOCIAS

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